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Mahina : Quinze jeunes se forment au secourisme



La formation en PSE1 se tiendra sur six jours répartis jusqu'au 22 janvier, les examens se tiendront début février. Par la suite, les stagiaires suivront une autre formation, celle du BNSSA, en un milieu aquatique.
La formation en PSE1 se tiendra sur six jours répartis jusqu'au 22 janvier, les examens se tiendront début février. Par la suite, les stagiaires suivront une autre formation, celle du BNSSA, en un milieu aquatique.
MAHINA, le 30/12/2015 - Durant deux mois, des jeunes des quartiers de Mahina suivent une formation sur le secourisme. Une idée de la mairie et du contrat de ville. L'objectif est de leur apporter les connaissances et gestes qui sauvent. Le drame qui a touché la commune en août dernier sur la plage de Hitimahana est la principale raison pour la mise en place de ces formations. La première étape pour ces jeunes est d'obtenir leur premier secours en équipe 1 (PSE1) afin de devenir des secouristes à part entière.

Quinze jeunes de Mahina se forment au métier de secouriste. Il y a quinze jours, ils ont appris les gestes de base en natation et depuis lundi, place à la théorie. Même s'ils restent motivés, le chemin, pour ces jeunes, est encore long. Ils doivent apprendre tout d'abord les termes techniques du métier : "Nous avons un référentiel interne de formation qu'on déroule tranquillement. Ils doivent acquérir le vocabulaire, la technicité et la tenue de procédure cohérente et conforme au référentiel qui nous est adressé par l’État", confie Poaru Maono, instructeur national et formateur au brevet de secouriste.

Cette formation se fera sur six journées réparties sur deux mois : "Nous avons fait cela afin de permettre à ces jeunes des quartiers d'assimiler tous les cours qu'il y aura, contrairement à ce qui se fait habituellement, où les jeunes durant six jours sont cloîtrés dans une salle et à la fin on leur fait passer l'examen. Donc pour pouvoir adapter cette formation et rendre accessible et garantir le succès à cet examen, j'ai proposé au formateur de pouvoir répartir cette formation de six jours, sur deux mois, de manière à permettre aux jeunes de bien retravailler cela à la maison", explique Tamatoa Taurua, chef de projet CUCS à Mahina.

Au départ, vingt-deux jeunes se sont inscrits à ces formations, mais au final, seuls quinze ont été retenus. "On cherche des jeunes qui ont un minimum de condition physique, des personnes sociables, qui n'ont pas peur d'entrer en contact avec la population pour échanger des informations", assure Tamatoa Taurua.

L'objectif principal de l'équipe municipale est d'apporter une formation à ces jeunes des quartiers afin qu'ils puissent intervenir et apporter les premiers gestes de secours en cas de problème. La noyade de trois enfants de Hitimahana, en août dernier en est la principale référence. Le maire de la commune, Damas Teuira, avait annoncé la mise en place de formations de ce type. Aujourd'hui, le défi est relevé et cela pourrait ouvrir des portes pour ces jeunes qui sont aussi à la recherche d'un emploi.

Cette formation est financée à 50 % par la commune et le contrat de ville, le budget alloué est d'1,1 millions de Fcfp.

LA PREMIÈRE ÉTAPE EST D'AVOIR LE PSE1

Ces jeunes se forment tout d'abord dans le but d'obtenir le PSE1, le premier secours en équipe 1 et qui permet de tenir l'emploi de secouriste. "Ils pourront participer aux dispositifs prévisionnels de secours mis en place par les différentes associations agréées ou par la commune… Ils pourront être sauveteurs aquatiques", précise Poaru Maono.

"Les diplômes qu'ils vont passer leurs permettront d'accéder à un recrutement éventuel chez les pompiers. Ça veut dire que si la commune ouvre des postes de sapeurs-pompiers volontaires, les jeunes qui auront réussi leur examen, pourront intégrer la caserne des pompiers", déclare Tamatoa Taurua

La formation se déclinera en sept parties : "Dans toutes les séquences, il y a d'abord l'apport des connaissances, après derrière, on leur fait une démonstration et après on va passer à l'atelier du geste où à leur tour, ils vont devoir reproduire ce que l'on a vu", explique Poaru Maono.

L'examen de la formation PSE1 se tiendra début février. Par la suite, les stagiaires suivront une autre formation, celle du BNSSA, le brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique. Un brevet qui "a pratiquement les mêmes prérogatives, mais avec une responsabilité supplémentaire", défend Tamatoa Taurua. Cette seconde phase se tiendra en milieu aquatique.

Deux actions principales ont été retenues pour la mise en place de ces formations : une action de cohésion sociale, qui va permettre de mobiliser les habitants autour d'un projet et le deuxième volet qui est l'insertion à l'emploi.

Poaru Maono
Instructeur national et formateur au brevet de secouriste

"La formation est composée de sept parties, l'objectif est que ces jeunes puissent intervenir en tant que secouristes dans un dispositif prévisionnel de secours.

On a vraiment un groupe intéressé, motivé, attentif. Ces jeunes participent à toutes les actions qu'on met en place. Il y a des termes qui appartiennent au monde du secours à victimes et qui ne sont pas connus et ils se les approprient assez rapidement.

Les pompiers comme les secouristes ont les mêmes procédures, sauf que le pompier n'est pas que secouriste. Il a en plus d'autres qualifications, mais c'est un premier pas dans le domaine. Avec le PSE1, ça peut toujours motiver, sur un CV, d'avoir quelqu'un de qualifié dans ce domaine.
"

Christopher, 23 ans

"De temps en temps, je vais à la pêche et cette formation va être un plus. Quand on va à la pêche, nous sommes toujours deux, donc si mon binôme a un malaise, je saurai quoi faire pour le sauver.

Depuis que je suis cette formation, j'ai beaucoup appris sur l'anatomie de l'appareil respiratoire du corps humain, etc. Je me sens prêt à assumer ces fonctions. J'ai un tonton qui est sapeur-pompier à Mahina donc pourquoi ne pas travailler avec lui, et vu que ça fait huit mois que je suis papa, il faut que je trouve quelque chose pour subvenir aux besoins de ma petite famille.
"


Vainamu, 33 ans

"Le drame qui s'est tenu à Hitimahana est une de mes motivations principales. C'est quelque chose qui a touché toute la commune surtout que j'ai des enfants de 14 ans et 8 ans donc ça peut toujours me servir quotidiennement, surtout qu'ils fréquentent souvent la plage de Hitimahana et nous habitons à proximité de cette plage. Donc, pour moi c'est très important de suivre cette formation. Cependant, mon message pour les parents de Hitimahana est d'être très vigilant, la surveillance de vos enfants doit être primordiale."



Rédigé par Corinne Tehetia le Mercredi 30 Décembre 2015 à 16:49 | Lu 864 fois





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