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Livre "Les Espions de Pearl Harbor" : et si les États-Unis avaient gagné la bataille ?



Bruno Algan change l'issue de la célèbre bataille de Pearl Harbor et offre la victoire aux États-Unis.
Bruno Algan change l'issue de la célèbre bataille de Pearl Harbor et offre la victoire aux États-Unis.
PAPEETE, le 9 janvier 2017 - Installé à Tahiti depuis 1975, Bruno Algan s'est intéressé à l'attaque japonaise du 7 décembre 1941, qui a frappé la base navale américaine située à Hawaii. Entre histoire et fiction, il raconte dans son ouvrage les activités d'espionnage nipponnes, mais imagine ensuite une fin très différente, avec la victoire des États-Unis. Ce roman, édité à compte d'auteur, devrait être disponible dans les librairies du fenua d'ici une semaine.


L'attaque surprise de l'aéronavale japonaise le 7 décembre 1941 contre la base navale américaine de Pearl Harbor, située sur l’île d'Oahu, aurait-elle pu se conclure par la victoire US ? C'est la question qui taraude l'auteur des "Espions de Pearl Harbor". "Sans doute, si l'Intelligence américaine avait travaillé avec intelligence, ou si le contre-espionnage civil et militaire des États-Unis avaient exploité correctement les informations livrées par les failles de l'espionnage japonais", pense-t-il avec force conviction. Et de poursuivre : "Curieusement, les renseignements américains n'ont pas réagi… Alors j'ai imaginé une fin différente, où les Américains tendent un piège aux Japonais, à l'instar de la bataille de Midaway (qui s'est déroulée durant les premiers jours de juin 1942, au cours de la guerre du Pacifique, ndlr). En fait, il y a deux histoires : tous les épisodes concernant l'espionnage japonais sont authentiques et ont été documentés par des historiens ; en revanche, les récits des réactions du contre-espionnage américain, ainsi que des dirigeants militaires et politiques sont une œuvre de pure fiction." Pour rappel, cet assaut ordonné par l'empereur Hirohito causa d'importantes pertes américaines (2 403 morts et 1 178 blessés contre 64 Nippons) et précipita de fait l'entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale. Le rôle du président Roosevelt reste un sujet de polémique. Soixante-quinze ans après, ce triste événement est toujours considéré comme l'un des événements les plus marquants de l'histoire des USA. D'ailleurs, le pays du Soleil-Levant a salué, le 28 décembre dernier, une visite du Premier ministre Shinzo Abe à Pearl Harbor, y voyant un geste historique mais aussi un message politique au futur président américain Donald Trump.

Installé à Tahiti depuis 1975, Bruno Algan a exercé une longue carrière de banquier, après avoir suivi des études supérieures à Sciences Po Paris et à la fac de Droit de Panthéon-Assas. Il s'est reconverti en 2005 dans la formation universitaire. Aujourd'hui à la retraite, son intérêt pour Hawaii en général, et Pearl Harbor en particulier, a une double origine. Il explique : "Ce sont des raisons à la fois personnelles et professionnelles qui m'ont incité à écrire ce roman historique d'espionnage. D'abord, ma famille possédait une maison de de vacances à Bruyères, dans les Vosges, une localité jumelée avec Hawaii depuis qu'elle fut libérée en 1944 par un régiment US d'origine hawaiienne. Donc un lien s'est créé naturellement. Ensuite, j'ai travaillé 30 années à la Banque de Tahiti, dont l'actionnaire principal était la Bank of Hawaii pendant cinq ans, ce qui m'a offert de multiples occasions de déplacements à Honolulu. J'ai pu ainsi visiter des sites emblématiques comme la base de Pearl Harbor, bien sûr, mais aussi le Memorial du Pacifique, l'association du régiment de Bruyères-Hawaii, etc."

"LE CONTREPIED DE CE QUI S'EST RÉELLEMENT PASSÉ"

Bruno Algan se plonge alors dans la lecture de tous les ouvrages consacrés au sujet, notamment ceux écrits en anglais, car rédigés par des historiens américains. Il rapporte : "J'ai lu de nombreux livres pendant dix ou quinze ans, et plus j'en lisais, plus j'avais de doutes concernant l'immobilisme américain. Ce livre, je l'ai d'abord écrit dans ma tête, au fil de mes randonnées en montagne. Il m'a fallu ensuite environ une année d'écriture pour le réaliser. C'est une sorte de polar, avec une intrigue qui monte crescendo, prenant le contrepied de ce qui s'est réellement passé, ce que les différents responsables américains auraient pu faire, dans un scénario idéal, pour gagner cette célèbre bataille."

"Les Espions de Pearl Harbor" a été édité à compte d'auteur et sera bientôt disponible dans les librairies du fenua, d'ici "la deuxième semaine de janvier". "Je le diffuse à Tahiti dans un premier temps, puis j'aimerais l'éditer à Hawaii et aux États-Unis en 2017, et j'envisage par ailleurs de contacter des maisons d'éditions françaises comme Fleuve noir, etc. En tout cas, je me suis fait énormément plaisir !", s'enthousiasme Bruno Algan, qui envisage déjà l'écriture d'un nouveau roman, dont le décor serait encore plus familier aux Polynésiens…

Entre histoire et fiction, ce roman d'espionnage a été édité à compte d'auteur.
Entre histoire et fiction, ce roman d'espionnage a été édité à compte d'auteur.
Infos pratiques

Prix : 1 500 Fcfp
Disponible ne librairie à partir de la semaine prochaine

Rédigé par Dominique Schmitt le Lundi 9 Janvier 2017 à 09:19 | Lu 2121 fois






1.Posté par Rio le 10/01/2017 09:26 | Alerter
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Encore un qui a trop vu "The man in the High Castle"...

En 41, l'aviation jap était mieux équipée que l'US (ce n'est qu'en 42, avec le remplacement du Wildcat par le Hellcat que les US reprendront la main). La doctrine militaire était différente (les cuirassés étaient vus comme l'arme principale, les portes-avions étant des projets "pilotes").

Si les US sur place avaient su ce qui se traimait, ils se seraient allés à la confrontation en mer, hypothèse envisagée par Nimitz en 1945: "Nous aurions perdu 60 000 hommes et la quasi-totalité de notre flotte du Pacifique. ". Sans compter qu’il est probable que les jap aient fini le travail, et rasé les dépôts d'essence.

Il n'y avait aucun moyen que les US gagent cette bataille, et si bizarre que cela paraisse, cette "défaite" leur a été favorable.

2.Posté par patis le 10/01/2017 16:32 | Alerter
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Pourquoi faut-il , à chaque fois que quelqu'un critique à sa façon d'une manière négative le travail des gens qui font des choses? Encore un qui a trop vu "The man in the High Castle"... D'abord, il s'appelle Bruno Algan! En suite, je ne suis pas sûr qu'il ait vu cette série, ni moi, mais le synopsis dit: "Les Américains ont perdu la Seconde Guerre mondiale et l’Amérique est désormais partagée entre l’Empire du Japon et l’Allemagne Nazi." Rien à voir avec ce qu'il a écrit, il me semble. Je ne connais pas ce Monsieur Bruno Algan, mais bravo pour son travail, son inspiration et le fait d'avoir édité à compte d'auteur. Essayez donc d'écrire un livre et vous verrez le boulot que c'est....

3.Posté par Rio le 11/01/2017 01:26 | Alerter
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Écrire, c'est par exemple aérer son discours... Et nazie prend un e au féminin. En tout cas, patis, merci de donner dans le pathos... A moins que cela ne soit dans le pastis? Bref, trêve de plaisanteries.

La référence à la série renvoie à la notion d'univers alternatif. Elle ne compte que 2 saisons. A ma connaissance la 1ère n'a pas encore été traduite.

Par ailleurs, je ne faisais que souligner l’absurdité des théories du complot sur la situation à Pearl Harbor. Le seul complot qu’il y ait eu à l’époque était une campagne politique contre le président US. Et pour comprendre une situation, répondre à la question "A qui profite le crime" suffit, en général.

Ensuite, pour l'édition à compte d'auteur... Elle marque surtout l'incapacité à produire un ouvrage qui aurait intéressé un éditeur ;)

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