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Les régulateurs océaniens de l’énergie se penchent sur les défis qui les attendent



Nuku’alofa (Tonga) – Une régulation indépendante et transparente de l’énergie est cruciale si l’on veut créer un environnement propice à la transition énergétique pour une économie plus verte, en particulier au vu des cibles ambitieuses que les pays insulaires océaniens se sont fixées en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique, au titre de l’Accord de Paris, et compte tenu de l’Objectif de développement durable numéro 7 des Nations Unies, dit ODD 7, qui vise à garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable.

C’est là l’un des principaux messages qui se dégagent de la formation d’une semaine qui était destinée aux régulateurs de l’énergie et qui s’est achevée, aujourd’hui, à Nuku’alofa (Tonga).

Cette formation est le fruit d’une collaboration nouée entre la Communauté du Pacifique (CPS), la Commission de l’électricité des Tonga et le ministère de la Météorologie, de l’Énergie, de l’Information, de la Gestion des catastrophes, de l’Environnement, du Changement climatique et de la Communication, dans le cadre de la coopération Sud-Sud établie entre la CPS et la Nouvelle-Zélande au profit du renforcement des capacités de la région océanienne.

Les régulateurs du secteur de l’énergie ont vocation à encourager la concurrence, à sanctionner les pratiques commerciales restrictives, à protéger les consommateurs et à fixer les tarifs des compagnies d’électricité et d’autres éléments soumis à un contrôle des prix.

Cette formation a permis aux organismes océaniens de régulation de l’énergie de partager leurs expériences et d’explorer les moyens de renforcer les capacités de chacun en vue d’assurer un contrôle efficace et indépendant des secteurs énergétiques du Pacifique, notamment du point de vue des prix, des pratiques et des normes.

"Nous voulons que les nouvelles technologies soient utilisées et que de nouvelles idées soient mises en pratique ; nous voulons de l’innovation", a déclaré le Président de la Commission de l’électricité des Tonga, M. Ramsay Dalgety, dans son discours prononcé lors de l’ouverture de l’atelier, en début de semaine.

"Dans certains pays, le système de régulation demeure sous contrôle de l’État ; dans d’autres, des organismes distincts ont été créés pour assumer le rôle de régulateur, mais toutes les décisions prises par ces derniers, notamment en ce qui concerne les tarifs et prix applicables, sont soumises à l’approbation des ministres. Par conséquent, on ne peut pas véritablement parler de régulation indépendante. Si un pays décide de maintenir un contrôle politique sur la régulation du secteur de l’énergie, c’est son droit. L’important est que chaque pays dispose d’un système adapté à ses propres besoins", a ajouté M. Dalgety.

La formation a clairement souligné la nécessité de revoir les législations en vigueur afin de garantir l’indépendance des organismes de régulation de l’énergie, l’importance de la transparence ainsi que le rôle de la coordination entre les différents services publics responsables de la fixation des prix et de la sécurité.

Dans certains pays, les fonctions de tarification des produits pétroliers et d’inspection de sécurité sont dissociées et n’incombent pas à la même organisation.

"Les régulateurs de l’énergie doivent proposer des prix qui encouragent les investisseurs, les prestataires de services et les bailleurs à miser sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique dans les États et Territoires insulaires océaniens. Ils doivent veiller à ce que les insuffisances des prestataires de services ne se répercutent pas sur les consommateurs et à ce que les infrastructures proposées respectent certaines normes de sécurité, notamment au regard de la résilience face aux catastrophes naturelles", a indiqué M. Solomone Fifita, Directeur adjoint en charge de l’énergie à la CPS.

Les derniers cyclones, comme Ian aux Tonga (2014), Maysek aux États fédérés de Micronésie (2015), Pam à Vanuatu (2015) et Winston aux Fidji (2016), ont gravement endommagé l’infrastructure énergétique ; c’est pourquoi il est impératif que les pays insulaires océaniens inscrivent des spécifications et des normes dans leurs réglementations afin d’améliorer la résilience du secteur de l’énergie au changement climatique.

Par ailleurs, les cas mortels d’électrocution rapportés et le récent accident survenu au centre de stockage pétrolier d’Apia (Samoa) rappellent que la sécurité est une exigence non négociable dans le secteur énergétique.

Comme l’ont souligné les participants à l’atelier, le besoin de renforcer les capacités des régulateurs est un autre impératif incontournable.

"Je constate avec satisfaction que cet atelier vise à renforcer la capacité des organismes de régulation de l’énergie des États et Territoires insulaires océaniens de contrôler, effectivement et en toute indépendance, la réglementation tarifaire et les services de l’énergie, de manière transparente et responsable. Cela permettra sans doute aux Tonga et à d’autres pays insulaires océaniens de progresser dans la réalisation de leur objectif commun : la transition énergétique pour une économie plus verte", a déclaré le Directeur général du ministère de la Météorologie, de l’Énergie, de l’Information, de la Gestion des catastrophes, de l’Environnement, du Changement climatique et de la Communication des Tonga, Paula Pouvalu Ma’u.

Cette formation était organisée en marge de la vingt-cinquième Conférence annuelle et de la Foire commerciale de la Pacific Power Association (PPA).
Les régulateurs océaniens de l’énergie se penchent sur les défis qui les attendent

Rédigé par Jean-Noël Royer le Jeudi 11 Août 2016 à 06:25 | Lu 533 fois






1.Posté par consommateur/contribuable le 11/08/2016 09:59 | Alerter
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Chez nous, le budget de fonctionnement de l'autorité de la concurrence est de 150 millions par an. Pour qu'elle nous serve à quelque chose, il faut donc que son action fasse économiser au moins l'équivalent tous les ans au consommateur. Elle a déjà annoncé qu'elle n'avait pas les compétences pour être une autorité de régulation de l'énergie. Donc si on voulait suivre les recommandations de ces pays du pacifique, il faudrait que notre petite collectivité de 300.000 habitants crée une nouvelle commission à 150 millions. Attention à bien être sûrs du bilan espéré avant de se lancer dans ce projet. Car il est plus facile de claquer 300 patates en fonctionnaires que d'en économiser 100 sur les prix.

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