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Les réformes sur les retraites annulées pour «vice de langue»



Au centre de la photo le "bocal" des traducteurs lors des séances à l'assemblée.
Au centre de la photo le "bocal" des traducteurs lors des séances à l'assemblée.
PAPEETE, mardi 18 juin 2013. Ce n’est pas la première fois que le Conseil d’Etat déclare des Lois du Pays illégales ou fait annuler des délibérations en raison de l’emploi du tahitien lors des débats publics à l’assemblée de Polynésie française. Le 29 mars 2006, le Conseil d’état fait annuler les dispositions de l’article 15 du règlement intérieur de l’assemblée de Polynésie qui avait pour objet de «conférer aux membres de l'assemblée de la Polynésie française le droit de s'exprimer, en séance plénière de cette assemblée, dans des langues autres que la langue française sont contraires à l'article 57 de la loi organique du 27 février 2004 qui prévoit que le français est la langue officielle de la Polynésie française et que son usage s'impose notamment aux personnes morales de droit public». Le recours avait été intenté par le Haut-commissaire de l’époque.

L’utilisation de la langue tahitienne au sein de l’assemblée de la place Tarahoi a conduit la même année 2006, la représentante Sabrina Birk à saisir la Cour européenne des droits de l’homme sur cette question. Mais en septembre 2010, la cour rejetait la requête de l’élue, sans en considérer le fond, au motif que les libertés linguistiques ne sont pas protégées par la Convention européenne des droits de l’Homme. Depuis cette décision qui n’en prenait aucune, c’était donc le statu quo qui règne lors des débats à l’assemblée de Polynésie. Et voilà que la semaine dernière le Conseil d’Etat remet les pieds dans le plat. Si la décision du 13 juin 2013 reconnait que «la langue tahitienne est un élément fondamental de l’identité culturelle», la seule langue officielle en Polynésie française est le français «son usage s’impose aux personnes morales de droit public et aux personnes de droit privé dans l’exercice d’une mission de service public ainsi qu’aux usagers dans leurs relations avec les administrations et services publics». Des dispositions qui sont inscrites très clairement dans les 2e et 3e alinéas de l’article 57 de la loi organique du 27 février 2004.


Une application très stricte des textes qui est bien loin de la réalité du terrain. Dans les faits, les débats à l’assemblée de Polynésie s’expriment régulièrement en langue tahitienne, très couramment utilisée par les représentants issus de l’UPLD, un peu moins par les représentants autonomistes. Pour la compréhension des débats, une traduction simultanée est désormais effectuée au sein de l’assemblée et sur le site Internet qui retransmet les débats en direct. Deux traducteurs ont été embauchés depuis quelques mois dans ce but. Si leur mission en direct est efficace, en revanche, elle l’est moins pour la retranscription écrite des débats à l’assemblée de Polynésie. Ces textes doivent être disponibles dans les huit jours qui suivent avec tous les passages en tahitien traduits en français, ce qui n’est pas le cas. Plusieurs années de retard perdurent puisque le service de traduction existe depuis moins d’un an. En tout cas, ce coup de semonce du Conseil d’Etat sur des Lois du Pays en raison de l’utilisation de la langue tahitienne pose avec acuité la question du positionnement réel des langues polynésiennes, mais aussi de façon prégnante et urgente la réforme des retraites. Les deux lois annulées avaient pour but de durcir les conditions de départ en retraite ou en pré-retraite dans un souci d’économies à générer pour la Caisse de prévoyance sociale. Il va tout falloir reprendre à zéro en veillant cette fois à ne pas commettre d’impairs linguistiques.

'E 'ere te reo mä'ohi i te mea mana i mua i te tiripuna a te hau nui

Mea huru fifi ri'i ihoa nö te ha'amana i te reo mä'ohi i roto i te Fare 'Apo'ora'a rahi nö Pörïnetia farani nei. Rave rahi mau 'iritira'a ture o tei ha'afaufa'a 'ore hia, nö te reo noa ea te tumu. 'Eäha ra ? I te 29 nö mäti i te matahiti 2006 ra, 'ua ha'afaufa'a 'ore te tiripuna o te hau nui i te 'ïrava 15 o te ture roto o te Fare 'äpo'ora'a rahi o te nä'ora'a ë : " E vaiiho hia i te mana 'äparaura'a na roto i te reo mä'ohi, iä te mau ti'a ato'a o te hïna'aro nei e tau'aparau nö roto i te reo mä'ohi. Te tumu, ia au te mau ha'apäpüra'a o tei höro'a hia mai, te fa'ahuru'ë ra taua 'ïrava ra i te 'ïrava 57 o te ture fa'aineine tei mana mai i te 27 ra nö fëpuare 2004. Te parau ra teie :" e reo ha'amana hia te reo faräni i teienei fenua. I te reira tau, 'ua horo hia te 'ïrava 15 'e te Tömitera teitei.

I tö matahiti noa ea, 'ua fa'atae o Sabrina Birk i tetahi horora'a 'ia riro ato'a o te reo mä'ohi 'ei reo e ti'a ia fa'a'ohipa hia i roto i te mau rurura'a. Ua tae roa atu i tä na anira'a i te aro o te tiripuna nö Europa e ti'a'au nei i te parau o te ti'ara'a o te ta'ata i te ao nei. E maha matahiti i muri mai, 'ua ha'afaufa'a 'ore hia teie horora'a, nö te mea te parau ra rätou ë 'aita te reo e päruru hia ra e te mau ture o te ti'ara'a ta'ata i te ao nei. Na te reira fa'a'otira'a o tei ha'aparuparu ri'i i te mau anira'a ha'amanara'a, i vai noa ai te reo faräni 'ei reo tahi. I teie hepetome i ma'iri iho nei, 'ua fa'atae fa'ahou mai nei teie tiripuna a te hau i tetahi fa'a'otira'a hou roa atu. Te fa'ahepo nei i tä na mau 'ahee 2 'e 3 nö te 'ïrava 57 o te ture fa'aineine i ha'amau hia i te 27 nö fëpuare 2004 ra, i te vaiiho noa i te reo a Molière 'ei reo ti'a mana nui, e ti'ara atu ai.

Teie ra, mea ta'a 'ë ri'i ihoa te mau fa'a'uera'a a te ture 'e te fanahora'a mau e 'ite hia nei i roto i te Fare nö te 'Äpo'ora'a rahi. Mea pine pine te reo Tahiti i te fa'a'ohipa hia ana, i roto änei i te mau rurura'a tärena hia a ore ra i te mau rurura'a ta'a'ë. O te püpü Tävini ihoa ra o tei fa'a'ohipa pinepine nei i teie reo tö tätou. Are'a i te pae o te püpü puatau, mea varavara. 'E 'ere ra teie i te mea fifi nö te mea to'o piti ti'a huri parau o tei tihepü hia mai. Nä teie mau tamari'i Tahiti e huri parau nei i te mau tau'ara'aparau hururau o tä fa'aro'o hia nei i te aro o te 'Äpo'ora'a rahi. Nö te reira noa ra 'ohipa o te reo i taere fa'ahou ai i te tumu parau o te moni tatuha'ara'a i te fare turuutaa. Nö reira, mai i teie taime nei, 'e ti'a 'ia te mau ti'a poritita e hi'o maïte i te mau päpa'ira'a nä roto i te na reo to'o piti.

TP

Rédigé par Mireille Loubet le Mardi 18 Juin 2013 à 09:22 | Lu 1616 fois






1.Posté par lou le 18/06/2013 16:49 | Alerter
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Dommage que l'on ne puisse pas interjeter appel des décisions du Conseil d'Etat. Car celle-ci est idiote... au sens littéral du mot ("idiot" signifie "qui ne parle qu'une seule langue).
A partir du moment où les élus qui ont voté ces lois de Pays ont compris ce qui s'est dit pendant les délibérations, c'est l'essentiel. Et c'est parfaitement démocratique.
Pour les autres, qui n'interviennent pas dans la décision, il est toujours temps de traduire après.

2.Posté par Roro LEBO le 19/06/2013 03:16 | Alerter
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lebororo
Une décision doit être propre et claire et être écrite officiellement en français...
le tahitien est important et le reste aussi, le français, le marquisien et toutes les autres îles alors?
La Polynésie française n'est pas que Tahiti. (et son tahitien) Respectons le peuple vivant en Polynésie.

3.Posté par Jean pierre BEAULIEU le 19/06/2013 08:18 | Alerter
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Quand une délibération et à plus forte raison les débats auxquels elle donne lieu se font dans une langue qui ne peut être comprise de tous, alors qu'une autre loi de la république en donne le cadre, il est normal que cette dernière soit annulée.
Ne pas le savoir quand on est à ce niveau de responsabilité, relève de la plus totale incompétence.

4.Posté par JOJO le 19/06/2013 08:38 | Alerter
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Bien fait ! Territoire français, évidemment langue française. Terre maohi, langue maohi. Vous croyez duper les français?
Raison de plus d'aller à l'indépendance.

5.Posté par hinabooste le 19/06/2013 10:49 | Alerter
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lou , ce que tu dis ne tient pas la route . Une loi doit être comprise de tous çàd de tous les représentants de l'Assemblée or beaucoup bien que polynésiens ne parlent pas forcément bien le tahitien et encore moins quand il s'agit de débats techniques dans la mesure où le tahitien est une langue de surcroît très imagée!!

et ceux qui sont censés contrôler que tout se soit déroulé dans les régles de l'art çàd le haut-commissariat , comment veux tu en plus qu'ils puissent lire le tahitien et comprendre la portée des débats et les motivations d'adoption de la loi ! comment veux tu qu'ils contrôlent efficacement s'ils ne sont pas en mesure de le faire à cause de la barrière de la langue !

En France-métropolitaine , est ce un PV pour les bretons etc?

6.Posté par Roro LEBO le 19/06/2013 12:29 | Alerter
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lebororo
"Ces indigènes "maohis", que l’on devait nommer "Paumotus" de même que l’archipel au début du XIXe siècle, sont régulièrement décrits comme des sauvages, allant nus ou presque, brandissant des lances de bois hérissées de dents de requin et jetant des cailloux pour repousser les navigateurs." - un extraits de 1994, lu sur Wiki -

Emprunt du tahitien māʻohi (autochtone, du pays).

7.Posté par lou le 19/06/2013 16:33 | Alerter
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@hinabooste: Que des débats sur des sujets très "techniques" ne puissent se tenir en tahitien, c'est une autre question sur laquelle je n'ai pas la capacité de me prononcer. Mais si les représentants qui ont voté ces lois de Pays ont accepté d'en débattre en tahitien, c'est que tous comprenaient bien ce qui se disait. Pas un seul n'a protesté, de ceux qui ont voté ces lois. Donc il n'y a pas de "vice de procédure".
Ensuite, j'en conviens, il est impératif que les débats soient traduits en français afin que tous les citoyens, fonctionnaires, journalistes, juristes, et autres publics puissent savoir exactement ce qui s'est dit. Le Conseil d'Etat n'a pas demandé autre chose.
Et entre nous, plutôt que d'annuler ces lois, il auraient pu demander une traduction des débats. Car pour le public local, l'essentiel avait été retranscrit dans les médias.

8.Posté par R TAMATOAS le 19/06/2013 18:33 | Alerter
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en attendant la CPS est défaite de plusieurs milliards , bravo Hiro et la clique ! Coupables mais pas responsables encore une fois de plus , ça situe le niveau !

9.Posté par KAINA54 le 19/06/2013 20:19 | Alerter
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Arrêter de vouloir absolument débattre en Tahitien.....
Beaucoup de mot Français n'ont pas de signification en Tahitien, alors comment voulez-vous qu'une loi soit voté alors que la moitié des représentant de l'AT ont imaginer à leur façons la délibération. Et je rejoins Poste 5.
Nous sommes en Polynésie Française, et la langue officiel dans l'administration est le Français......
Que les maohi aux noms a consonance Farani arrêtent de se la pêter pour se dire de vrais maohi....Hotu painu ma..

10.Posté par Kaddour le 19/06/2013 20:21 | Alerter
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Rappelons quand même que , en Polynésie (pour l'instant encore Française !!) il est des polynésiens qui ne comprennent pas le tahitien ................ Heu pardon le "reo maohi" !!!
Tahiti et les iles du vent traitent les archipels de la même façon que la France traite les polynésiens >>>! Vous êtes une minorité dans les archipels... donc vous parlerez "notre langue" !
Amusant de voir des "colonisés" copier et agir comme les "colonisateurs" !!

11.Posté par Fernand le 10/07/2013 03:32 | Alerter
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Il faut noter qu'une deuxième langue est maintenant admise à côté du français dans les institutions de l'État. Dans le domaine de l'enseignement universitaire, il est permis depuis l'adoption d'une loi le mois dernier que les universités publiques offrent des programmes uniquement en anglais...

Semble-t-il que le tahitien est moins acceptable que l'anglais en France et en Polynésie française.

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