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Les opposants aux réformes "libérales" de Macron maintiennent la pression



Paris, France | AFP | jeudi 16/11/2017 - Les manifestants contre la politique "libérale" d'Emmanuel Macron ont maintenu la pression jeudi en défilant pour la quatrième fois en deux mois contre les ordonnances, en vigueur depuis septembre, espérant être entendus par un gouvernement déterminé, déjà passé à d'autres réformes.

Les manifestants semblaient plus nombreux que lors de la mobilisation du 19 octobre, selon les chiffres provisoires. A Paris, ils étaient 8.800, selon la préfecture de police qui en avait compté 5.500 le mois dernier. La CGT en a dénombré 40.000 contre 25.000 en octobre.
Des incidents ont été enregistrés à Paris où des vitres d'agences bancaires et d'assurances ont été notamment brisées, ont constaté des journalistes de l'AFP. Aux cris de "anticapitalistes", des jeunes encagoulés ont ainsi cassé les vitres d'une agence BNP.
Le cortège qui s'est ébranlé à 14H00 a été bloqué à plusieurs reprises par des "ultras" qui en avaient pris la tête, avant d'arriver à Nation vers 17H00.
"Privé - public: Pour un droit du travail qui protège les salariés. Tous dans l'action pour refuser les ordonnances de destruction sociale", proclamait la banderole de tête du cortège parisien.
Cette nouvelle mobilisation, après celles de septembre et d'octobre "n'est pas un baroud d'honneur", a assuré le secrétaire général de la CGT. "Ca va continuer", a promis à Paris Philippe Martinez, accompagné du numéro 2 de FO, Pascal Pavageau, dont le numéro un Jean-Claude Mailly a défilé à Marseille.
Parmi les sujets de lutte, Philippe Martinez a cité "les ordonnances", mais aussi le besoin "d'améliorer partout les droits du travail dans les entreprises".
Dans le défilé parisien figuraient aussi la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison, Lila Le Bas (Unef) et Eric Beynel (Solidaires).
A Rennes, où entre 1.200 (police) et 1.600 personnes (syndicat) ont défilé en fin de matinée, la banderole de FO avait déjà donné le ton: "Code du travail, assurances chômage, retraite, nous ne laisserons pas brader les droits collectifs".
"On veut tirer la sonnette d'alarme sur des dossiers à venir, comme l'assurance-chômage et, l'an prochain, l'assurance retraite", a dit depuis Marseille le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, qui a aussi exprimé "une forte inquiétude" face à l'avenir du service public républicain.
Force ouvrière appelle pour la première fois à défiler parmi les 170 manifestations programmées jeudi, aux côtés de Solidaires, la FSU et des organisations de jeunesse (Unef, FIDL et UNL), contre une "politique libérale visant à accroître les inégalités au profit d'une minorité".
Des défilés ont eu lieu jeudi matin, à Lyon, Nantes  Bordeaux, Strasbourg, Grenoble, Orléans, Clermont-Ferrand, mais aussi Reims, Brest, Calais, Valenciennes, Châteauroux, Tours, Pau ou encore Bayonne.
A Marseille, Jean-Luc Mélenchon a déploré "la division du politique et du syndical", alors que "des milliers, des millions de militants politiques (...) sont prêts à entrer dans l'action".
Les ordonnances ont mis en évidence les divergences entre les syndicats: malgré des tentatives, ils ont échoué à organiser une action unitaire.
 

- Nouvelles réformes -

 
Et le gouvernement a déjà mis le cap sur le nouveau volet de réformes sociales: l'apprentissage, dont la concertation a été lancée la semaine dernière, et la formation professionnelle. 
Pour cette dernière, le ministère du Travail vient de remettre au patronat et aux syndicats le document qui doit leur servir de base de négociation et leur a donné jusqu'à fin janvier pour rendre leur copie.
Le projet de loi doit être présenté en avril et réformera aussi l'assurance chômage, autre sujet sensible sur lequel le gouvernement entretient le flou pour le moment.
Mais les syndicats refusent de tourner la page des ordonnances qui doivent encore faire l'objet d'une ratification, et ont déplacé la bataille sur le terrain judiciaire, avec des recours de la CFDT et la CGT devant le conseil d'Etat.
L'appel de jeudi est large. Plusieurs organisations lycéennes, étudiantes ou enseignantes (UNL, Unef, Snesup-FSU) appellent aussi à battre le pavé pour contester le projet de loi redéfinissant les modalités d'entrée à l'université.
La première mobilisation contre les ordonnances avait réuni dans toute la France le 12 septembre entre 500.000 (selon les syndicats) et 223.000 personnes (police). Mais le mouvement s'est nettement essoufflé au cours des deux journées de mobilisation suivantes.
Un cinquième appel n'est pas à l'ordre du jour pour l'instant.

le Jeudi 16 Novembre 2017 à 06:38 | Lu 220 fois




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