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Les migrations dans le Pacifique Sud : une histoire de vents



L’étude de trois chercheurs australiens permet de comprendre l’importance des vents dans les migrations polynésiennes.
L’étude de trois chercheurs australiens permet de comprendre l’importance des vents dans les migrations polynésiennes.
PAPEETE, le 14 octobre 2014. Trois chercheurs ont mis en avant l’importance des vents pour expliquer les migrations entre la Polynésie centrale et la Nouvelle- Zélande et Rapa Nui. Explications.

Les migrations dans le Pacifique Sud s’expliquent en partie par les connaissances techniques des navigateurs mais les conditions météorologiques ont aussi joué un rôle important. L’académie américaine des sciences vient de publier ce mois-ci une étude de trois chercheurs qui met en avant l’importance des vents lors des migrations. Les scientifiques, deux spécialistes du climat et un archéo-anthroplogue, expliquent ainsi pourquoi la période des migrations entre la Polynésie centrale et la Nouvelle-Zélande et Rapa Nui a été aussi courte. De 1140 à 1260, les Polynésiens du Samoa, des îles Société, Tuamotu, Marquises, des Gambier, des Australes et des îles Cook du Sud, ont essaimé vers la Nouvelle-Zélande et Rapa Nui.

Les trois chercheurs ont donc étudié et analysé le climat entre 1140 et 1260 et son évolution. Ils ont ainsi fait parler des témoins étonnants : des carottes de glace, des coraux, des anneaux de croissance des arbres, des stalagmites et des sédiments. « Par exemple, quand on trouve beaucoup de sel de mer dans les carottes glaciaires, cela correspond à une période où les vents étaient plus forts », a expliqué le climatologue Ian Goodwin à Radio Australia.


Ces recherches permettent ainsi de voir qu’entre 1140 et 1260, il y a eu plusieurs périodes climatiques où les alizés ont faibli d'est en ouest, mais ont soufflé plus fort vers le sud. C’est ainsi que la navigation a été facilitée pour les Polynésiens du centre-est du Pacifique, vers la Nouvelle-Zélande. « Sous ce vent, les navigateurs polynésiens pouvaient faire le voyage jusqu'à Aotearoa en 10 à 14 jours », précise Ian Goodwin, selon Radio Australia. Les reconstitutions ont mis en avant que la Nouvelle-Zélande a été potentiellement colonisée par des voyageurs depuis les Tonga- Fidji, les îles Cook du Sud et les îles Australes plus à l'est. De même, l’étude des vents a révélé que l'île de Pâques aurait pu être colonisée à la fois de la Polynésie centrale, orientale et du Chili.

Les mêmes recherches ont permis de voir que la navigation vers la Nouvelle-Zélande est cependant devenue plus difficile après 1300 puisque les vents se sont inversés.

De même, les conditions climatiques indiquent par exemple qu’entre 1250 et 1280, les conditions climatiques ont été favorables aux voyages vers l’île de Pâques.

«Ce sont de fantastiques nouvelles connaissances sur la migration maritime, a déclaré le professeur Goodwin selon l’université Macquarie de Sydney (Australie). Elles ouvrent des portes pour les climatologues marins afin qu’ils travaillent avec des anthropologues et des archéologues pour reconstituer l'évolution des sociétés maritimes. »


Rédigé par Mélanie Thomas le Mardi 14 Octobre 2014 à 12:10 | Lu 1473 fois







1.Posté par manoivi le 14/10/2014 21:00 | Alerter
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Famines, catastrophes naturelles, guerres de pouvoir ou simple déception amoureuse ont incité les peuples à prendre la mer. Les vents ont ensuite bien souvent décidé de l'endroit ou ils débarqueraient, mais il est bien évident que les peuples n'ont pas attendu patiemment que le vent tourne. Ils avaient le don d'observation et il suffit de regarder les frégates, par exemple, tôt le matin, à l'heure ou nos scientifiques dorment encore, pour prévoir les vents de la journée. Les vents n'expliquent donc pas les migrations, même s'ils peuvent expliquer la destination. Et les traditions orales n'ont pas attendu de telles explications scientifiques, elles racontent depuis des millénaires le parcours des océaniens, même si les datations sont parfois difficiles, voir impossible aujourd'hui a déterminer.

2.Posté par ugly quijot le 15/10/2014 07:39 | Alerter
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Si les vents ont sans doute facilité ou compliqué les échanges à certaines périodes, ils n'expliquent pas à eux seuls les "migrations". Par exemple, indiquer que les voyages vers l'île de pâques ont été favorisés entre 1250 et 1280, ne veut pas dire que c'est à cette date que l'île a été colonisée. Les échanges ont toujours existé entre les îles. Des grandes réunions étaient organisées sur certains Marae. Des pierres étaient apportées des 4 coins du Pacifique. des poteries lapita ont été retrouvées jusqu'aux Marquises, des herminettes de Eiao jusqu'à Rapa Nui, et Tupaia pouvait citer et situer des dizaines d'îles, y compris les Fidji...

3.Posté par Kaddour le 16/10/2014 08:38 | Alerter
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Les scientifiques se font plaisir en cherchant des justifications à ce que tout le monde sait ou pressent !!! Pourquoi pas, aprés tout ?

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