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Les jeunes au sommet Rio+20 : frustrés, mais plutôt contents



Les jeunes au sommet Rio+20 : frustrés, mais plutôt contents
RIO DE JANEIRO, 22 juin 2012 (AFP) - Un enthousiasme douché par un projet de texte peu ambitieux signé par les grands de ce monde, l'impression de n'avoir guère été entendus, mais une énergie dopée par l'aventure : les jeunes venus participer à la conférence Rio+20 rentrent chez eux frustrés, mais contents.

Les mieux préparés étaient ces étudiants de Sciences-Po (Institut d'études politiques, France) qui avaient travaillé des mois sur le sujet et organisé des simulations très pointues, se glissant dans la peau des participants à cette conférence des Nations unies. L'événement s'est élargi progressivement à une quinzaine d'autres villes, dans le réseau "Mycity+20" : Kinshasa, Dacca, Bombay, New York, etc.

"Les jeunes s'emparent de Rio+20", disait leur slogan. "Une vraie expérience d'éducation", disent-ils, qui s'est achevée par une présentation publique de leur travail le 7 juin à l'Unesco.

"Ce qui a été important, dit Alexandre Florentin, c'est l'ensemble du processus qui a fait que des jeunes s'intéressent au système onusien au point de passer plusieurs mois à jouer comme des grands".

Supelec (Ecole supérieure d'électricité, France), maîtrise en sciences de l'environnement, bientôt diplômé de Sciences-Po Paris, Alexandre était un des organisateurs de Mycity+20. Il se sent un peu "frustré" : pas d'espace pour discuter, des jeunes un peu geignards, des divergences dans la société civile, un "consensus mou" sur le texte final...

"Tout ça pour ça !", glisse-t-il. "Des mots, pas d'engagement. J'aurais préféré qu'on n'ait pas de texte et qu'on se donne le temps, qu'on attende Rio+21".

A l'issue de la conférence, il a du mal à "trouver sa légitimité". "A quoi bon être un jeune dans ce genre de système ?". Mais il est content que le groupe des jeunes ait réussi, avec un peu de lobbying, à faire passer une proposition dans le texte.

"On a été dans l'ébullition, ça m'incite à faire plus quand je reviens à Paris. Et je me demande : dans ma vie où je peux être le plus efficace ?".

Les jeunes, à Rio+20, ont manifesté plusieurs fois. Devant une salle où les délégations se réunissaient pour discuter du projet de déclaration finale, ils ont protesté contre le fait que la création d'un haut commissaire aux générations futures soit passée à la trappe.

Avec d'autres groupes de la société civile, ils ont mis en scène la venue de pseudo-représentants des grandes entreprises dévoilant la "vraie" version du texte final de Rio, "L'avenir que nous avons acheté" (le document s'intitule "L'avenir que nous voulons").

"Nous rejetons ce texte, il ne répond pas aux promesses", ont scandé les jeunes manifestants. "Les montagnes sont devenues des ruines, les forêts ont été rasées de leurs arbres et sont devenues des déserts", a dit d'une voix forte et posée une petite Indienne, âgée de 10 ans, Ta'Kaiya Blaney, de Colombie britannique (ouest du Canada). "Ce n'est pas l'avenir que nous voulons, ce n'est pas celui que je veux", dit cette enfant qui veut devenir biologiste marine.

"On ne peut pas continuer à infliger des blessures à la terre maternelle, j'ai peur de ce qui va venir après", confiait-elle plus tard. "Cette conférence était supposée donner des solutions".

Rémy Ledrappier, 15 ans, venu de Briançon (Alpes françaises) avec l'associations Objectif sciences international, s'est demandé en arrivant ce qu'il faisait dans "ce monde des grands". Il a participé à plusieurs conférences, essayé même -en vain- d'influer, un peu, sur le texte final. Il le trouve finalement "pas concret", avec "rien qui dise qu'il faut faire quelque chose".

Mais il est satisfait d'avoir pris part à l'aventure, content d'avoir "vu des personnalités", au total "comblé", "sans la moindre déception".

Par Christine COURCOL

Rédigé par AFP le Vendredi 22 Juin 2012 à 03:19 | Lu 303 fois






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