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Les barrages de routiers maintenus au Brésil malgré les concessions de Temer



Rio de Janeiro, Brésil | AFP | lundi 28/05/2018 - De nombreuses routes brésiliennes restaient bloquées par des routiers en grève lundi, malgré les concessions du président Michel Temer pour tenter de mettre fin à ce mouvement qui paralyse le pays depuis une semaine.

Les principaux représentants des routiers s'étaient pourtant dits prêts à lever les barrages routiers après l'annonce dimanche par M. Temer de mesures pour répondre à leurs revendications, en particulier une baisse significative du prix du diesel.
Une décision qui a provoqué une forte chute des actions de la compagnie pétrolière d'Etat Petrobras, qui cédaient plus de 8% peu après l'ouverture de la bourse de Sao Paulo.
Jeudi, une première baisse des prix du diesel, annoncée par la compagnie elle-même pour tenter d'obtenir la fin de la grève des routiers, avait déjà provoqué une chute de ses titres de 14% en Bourse.
"Nous nous attendons à ce que les manifestations cessent aujourd'hui et à ce que les routiers se remettent à travailler. Il existe encore quelques points de blocage, mais nous avons répondu aux revendications des grévistes", a affirmé lundi matin le ministre du Secrétariat au gouvernement Carlos Marun à la radio CBN.
"À partir de maintenant, ce qui reste, c'est un mouvement anarchique, et nous ne pensons pas qu'il va persister", a-t-il souligné.
Malgré cet optimisme apparent, la situation restait critique lundi matin, au huitième jour de grève. 
Des routes étaient toujours bloquées dans une vingtaine des 27 Etats que compte le Brésil, huit aéroports étaient toujours à cours de kérosène et la plupart des stations-service des grandes villes n'avaient toujours pas été ravitaillées.
Sans compter une pénurie de produits frais dans les supermarchés, les transports publics qui tournent au ralenti, des problèmes d'approvisionnement pour les hôpitaux et la fermeture de plusieurs universités.
Depuis le début de cette crise, le gouvernement tente d'alterner la carotte et le bâton, mais les décisions successives ne semblent pas avoir de réels effets sur la mobilisation des grévistes.
Jeudi, un premier accord pour une trêve de 15 jours avait été annoncé en échange de plusieurs concessions, mais les barrages n'avaient toujours pas été levés.
Le lendemain, le président Michel Temer avait haussé le ton, faisant appel aux forces de sécurité, y compris l'armée, pour débloquer les routes.
Cette mesure a permis d'atténuer quelque peu les problèmes d'approvisionnement en carburant, des camions-citernes étant escortés depuis les raffineries par des soldats ou des policiers. Des files d'attente se sont immédiatement formées sur des kilomètres.
 

- "Qui va payer la note?" -

 
Il ne s'agit là que d'une goutte d'eau dans un océan de pénuries en tous genres, qui affecte tous les secteurs d'activité de cet immense pays sortant à peine d'une récession historique et où 60% du transport de marchandises s'effectue par la route.
Même si les camionneurs levaient effectivement tous les barrages lundi, il faudra des semaines, sinon des mois, pour que les chaînes de production et d'approvisionnement de la principale économie latino-américaine reviennent à la normale.
Rien que sur les cinq premiers jours de mobilisation des routiers, cette grève a déjà coûté plus de 10 milliards de réais (2,3 milliards d'euros) à l'économie brésilienne, selon le journal Folha de S. Paulo.
L'Association brésilienne de protéines animales souligne que quelque 64 millions de volailles et poussins sont morts faute d'alimentation et des millions d'autres sont en danger ainsi que 20 millions de porcs. 
De son côté, l'Association nationale des hôpitaux privés a averti qu'à partir de lundi de nombreux établissements "ne pourront garantir la continuité des soins aux patients qui nécessitent un traitement".
Après la baisse du prix du diesel annoncée par M. Temer, ce tarif restera gelé pendant 60 jours.
Une fois ce délai passé, les prix ne seront réajustés de façon mensuelle - et non plus quotidienne, une des raisons pour lesquelles la grève avait éclaté à cause d'une hausse des prix liée à celle du cours du brut.
M. Temer a également cédé sur quatre autres revendications, notamment la suppression de certains péages pour les poids lourds.
Mais les concessions du gouvernement risquent de coûter cher au contribuable, le gouvernement s'étant engagé à compenser la différence de prix auprès de Petrobras. "Qui va payer la note?", s'interrogeait lundi Samy Dana, chroniqueur économique du journal O Globo, avant de répondre: "malheureusement, ce sera vous".

le Lundi 28 Mai 2018 à 05:20 | Lu 133 fois




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