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Le secrétaire d’État australien pour le Pacifique attendu à Nouméa cette semaine



Le secrétaire d’État australien pour le Pacifique attendu à Nouméa cette semaine
NOUMÉA, lundi 10 décembre 2012 (Flash d’Océanie) – Richard Marles, secrétaire d’État australien pour les affaires étrangères et le Pacifique, est attendu cette semaine en Nouvelle-Calédonie pour une série d’entretiens avec les représentants de l’État français et du gouvernement local, a annoncé lundi le Haut-commissariat de la République française en Nouvelle-Calédonie, à l’occasion de la publication de l’agenda du Haut-commissaire.
Parmi les étapes prévues pour ce membre du gouvernement australien : des entretiens avec le Haut-commissaire Albert Dupuy, mercredi 12 décembre, dans un grand hôtel de Nouméa, suivis d’une réception donnée par la Consule Générale d’Australie résidente en Nouvelle-Calédonie en l’honneur du responsable.
Jeudi 13 décembre, les contacts devraient se poursuivre avec, selon le même agenda, un petit déjeuner, puis un déjeuner en l’honneur de M. Marles à la Résidence du Haut-commissaire.

Les contacts se sont multipliés au plus haut niveau, ces derniers mois, entre le gouvernement australien et les gouvernements français et, au plan régional, de la collectivité française de Nouvelle-Calédonie.
Le 4 septembre 2012, M. Marles, lors d’un passage à Paris, rencontrait tout dernièrement le ministre des Outre-mers, Victorin Lurel.
À l’issue de ces entretiens, M. Marles avait en substance réaffirmé son soutien à la présence et à l’action de la France dans le Pacifique, en soulignant une nouvelle fois le rôle « positif » de cette présence en Océanie.
S’exprimant quelques jours après son passage à Paris, sur les ondes de la radio publique ABC, M. Marles avait notamment insisté sur le fait que du point de vue de l’Australie, la France « projette les valeurs de la démocratie », via ses collectivités du Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna) dans une région où la démocratie « est encore jeune ».
Il avait par ailleurs rappelé les actions en coopération entre les forces françaises et australiennes, en premier lieu en matière de surveillance maritime des zones exclusives économiques de ce vaste océan, ou encore dans le cadre de manœuvres régulières.
Concernant la Nouvelle-Calédonie et son processus d’autonomisation et d’émancipation, en vertu de la mise en œuvre de l’Accord de Nouméa, M. Marles avait déjà qualifié cette feuille de route de « modèle » et applaudi le fait que de part et d’autre de l’échiquier politique, on puisse constater un « engagement admirable pour faire en sorte que les conflits des années 1980 ne se reproduisent pas ».
« Cette démarche est louable et l’Australie soutient ce processus », avait-il commenté.
M. Marles participait, début septembre 2012, au 43ème sommet des dirigeants du Forum des Îles du Pacifique, à Rarotonga (îles Cook).
Le communiqué final issu de ce sommet annuel, cette année encore, n’a pas donné suite à la demande réitérée par la Nouvelle-Calédonie (et soutenue par la France) de voir son statut actuel de membre associé augmenté en un statut plein.
Concernant une autre demande, formulée par le Président indépendantiste de Polynésie française, Oscar Temaru, de voir sa collectivité réinscrite sur la liste de l’ONU des pays à décoloniser, les dirigeants océaniens avaient renvoyé dos à dos Paris et Papeete, en encourageant les deux parties à poursuivre et à intensifier leur dialogue à ce sujet.


Le secrétaire d’État australien pour le Pacifique attendu à Nouméa cette semaine
Le 29 août 2012, en marge de la conférence annuelle des ambassadeurs de France, Victorin Lurel avait aussi organisé une série de rencontres avec les ambassadeurs de France en poste dans les pays voisins des collectivités françaises ultramarines, y compris celles situées dans le Pacifique.
Ces rencontres, augmentées d’un « dîner des Trois Océans », se sont déroulées en présence du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et du ministre délégué au développement, Pascal Canfin.
L’ancien Premier ministre, Michel Rocard, était aussi présent en tant qu’ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique.
Lors de ces rencontres, le gouvernement français a insisté sur « la dimension internationale des Outre-mer ».
« Ce sont eux qui font de la France un pays-monde, oui un pays poreux au souffle du monde, un archipel si proche de l’Afrique, de l’Inde, du Levant et qui sont autant d’atouts pour construire des ponts entre notre pays et le reste du monde », a déclaré Victorin Lurel.

Le discours de Victorin Lurel
http://www.outre-mer.gouv.fr/?discours-pour-le-diner-des-trois-oceans.html

Concernant le Pacifique, le ministre Lurel avait, entre autre points, souligné le fait qu’une « grande partie de la soixantaine de projets cofinancés annuellement par le Fonds Pacifique entre plusieurs États de la région et la Nouvelle Calédonie, la Polynésie française et Wallis et Futuna a trait à la conservation de la biodiversité marine. »
« Je suis convaincu du potentiel énorme de nos outre-mer qui doivent être considérés comme des relais indispensables à la grandeur de la France. Les partenaires étrangers de la France en sont conscients et le montrent par des gestes diplomatiques forts : une récente tournée du ministre des affaires étrangères néo-zélandais à la tête d’une importante délégation d’entrepreneurs à Nouméa, des demandes d’audiences d’ambassadeurs étrangers au ministre des outre-mer, des invitations à visiter leurs pays… Reconnus comme des sources de stabilité politique dans leur environnement géographique, les Outre-mer doivent occuper pleinement leur place sur les trois océans », avait poursuivi le ministre, tout en annonçant qu’une « conférence de coopération régionale du Pacifique pourrait être prévue pour le printemps 2013 ».

Plus tôt au cours de l’année 2012, fin mars, Mme Quentin Bryce, Gouverneure-Générale d'Australie (poste équivalent à celui du chef de l'État et représentant officiel de la Reine d'Angleterre dans ce pays du Commonwealth), effectuait pour la première fois un déplacement remarqué en Nouvelle-Calédonie (ainsi qu’à Samoa, Nauru, Kiribati, Tuvalu et aux îles Salomon).

Visite d’une délégation néo-calédonienne en Australie

Dans l’autre sens, toujours fin mars 2012, c’est une délégation d’élus de Nouvelle-Calédonie qui a effectué un déplacement en Australie, dans le cadre d’une politique d’échanges interparlementaires menée par le Président du Congrès de cette collectivité française du Pacifique, qui était alors M. Roch Wamytan.
Entre le mardi 20 mars et le jeudi 22 mars 2012, cette délégation, qui comprenait un éventail des tendances politiques représentées à l’assemblée néo-calédonienne (six élus), s’est notamment entretenue avec plusieurs hauts responsables des ministères australiens des affaires étrangères et du commerce extérieur ainsi que du Parlement fédéral australien.
Des entretiens ont notamment eu lieu avec Mme Jennifer Rawson, directrice du département Océanie, ou encore Mme Amanda Rishworth, Présidente du Groupe parlementaire Australie/Pacifique et M. Bernie Ripoll, Président du groupe d’Amitiés France-Australie.
Au Parlement, une séquence a été réservée à la rencontre du Président de la chambre des représentants (chambre basse), M. Peter Slipper et M. John Hogg, Président du Sénat (chambre haute).
Un entretien a aussi eu lieu avec Richard Marles.
Plusieurs sessions de travail ont aussi eu lieu avec l’ambassadeur de France, M. Stéphane Romatet et son équipe, à Canberra, autour du thème général du mouvement d’intégration « politique et économique » de la Nouvelle-Calédonie dans son environnement régional.

Soutien australien à la candidature néo-calédonienne au statut de membre plein du Forum

Au cours des entretiens avec les autorités australiennes, la délégation néo-calédonienne a reçu une nouvelle fois l’assurance d’un soutien australien à leur « souhait de devenir un membre plein du Forum des Îles du Pacifique », selon les mêmes sources.

En 2005, la Nouvelle-Calédonie a obtenu de cette organisation régionale (qui comprend seize États membres, dont l’Australie et la Nouvelle-Zélande) le statut inédit de « membre associé », qui fut aussi octroyé au même moment à la Polynésie française.
Depuis au moins trois ans, la Nouvelle-Calédonie et son gouvernement maintiennent leur demande d’augmentation de ce statut, mais ces demandes se sont jusqu’ici heurtées à une fin de non-recevoir.

Les entretiens, au cours de cette visite, ont aussi porté sur l’établissement d’une possible coopération interparlementaire entre Congrès de la Nouvelle-Calédonie et Parlement australien, y compris l’éventualité d’une procédure de jumelage et d’échanges, ainsi qu’une ouverture possible pour le Congrès néo-calédonien aux sessions de l’association des parlements du Commonwealth, en tant qu’observateur.
Sur un registre plus économique, des pistes de coopération ont aussi été évoquées dans les domaines du droit commercial et civil.
Le gouvernement australien, ces dix dernières années, a maintenu une position considérant la Nouvelle-Calédonie et, plus généralement les collectivités françaises du Pacifique, comme des « îlots de stabilité » au sein d’un ensemble océanien (et mélanésien dans le cas spécifique de la Nouvelle-Calédonie) par ailleurs plutôt instable.
Lors de plusieurs visites gouvernementales australiennes en Nouvelle-Calédonie, Canberra a aussi à plusieurs reprises exprimé le souhait de voir l’économie néo-calédonienne mener les réformes nécessaires çà une libéralisation et à une ouverture de son marché.

Mardi 27 mars 2012, dans la foulée de cette visite, à l’Australian National University (ANU) de Canberra, et son centre des études européennes, une ancienne Consule Générale australienne en poste à Nouméa (2001-2004), Denise Fisher, donnera par ailleurs une conférence autour du thème « la France, l’Union Européenne et le Pacifique Sud » d’un point de vue géopolitique, régional et stratégique.
http://ces.anu.edu.au/sites/ces.anu.edu.au/files/2012/Fisher.pdf

Mme Fisher est l’auteure d’une thèse dédiée à ces thématiques.

Rédigé par PAD le Lundi 10 Décembre 2012 à 05:52 | Lu 323 fois




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