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Le bac aura-t-il lieu ? "Pour l'instant, on fait comme si"



Paris, France | AFP | vendredi 27/03/2020 - Le bac ? "Pour l'instant, on fait comme si de rien n'était". Pour les lycéens de Terminale, au stress du confinement et du travail à distance, s'ajoute celui de l'examen en juin. Sauf que cette année, nul ne sait encore s'il pourra être organisé.

"Oui le bac doit avoir lieu, c'est très important qu'on puisse garantir à tous les élèves de Terminale qu'ils ne sont pas lésés par rapport aux générations suivantes et aux générations précédentes", assurait mercredi à BFM TV le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer.

Mais, en raison de l'épidémie de coronavirus et de lycées fermés depuis le 16 mars pour une durée indéterminée, il est maintenant probable qu'il ne se tiendra pas aux dates prévues ou dans sa forme habituelle. "On va devoir certainement faire des aménagements", a reconnu le ministre.

Différents scénarios sont actuellement discutés avec les organisations syndicales pour arriver à une solution "consensuelle" d'ici une dizaine de jours.

Plusieurs options sont sur la table: si les cours reprenaient le 4 mai, comme Jean-Michel Blanquer l'espère, l'examen pourrait sans doute avoir lieu "à l'identique", mais plutôt fin juin, et non pas à partir du 17 comme prévu.

Dans le scénario le plus pessimiste, les lycées resteraient fermés et les notes du contrôle continu de l'année pourraient servir à valider ou non l'examen.

"Un retour en cours après la mi-mai rendrait quasiment impossible une organisation +classique+ des épreuves", estime Philippe Vincent, le secrétaire général du SNPDEN, premier syndicat des chefs d'établissement. Selon lui, une des options retenues pourrait être le maintien d'une seule épreuve écrite en fin d'année. Mais pas la philosophie, "trop lourde" pour être conservée.

Le choix du scénario ne pourra de toute façon se faire qu'en fonction des dates de reprise, que nul ne connaît.

Malgré tout, "le ministre doit vite s'exprimer sur le sujet pour enlever de la pression aux élèves et aux enseignants", juge Claire Guéville, secrétaire nationale responsable du lycée au Snes-FSU, le premier syndicat du secondaire. 

"Beaucoup d'incertitudes"

"Il faut qu'il dise clairement que les cours à distance ne peuvent pas remplacer les cours au lycée, que le programme doit forcément être allégé". Car pour le moment, "les enseignants sont tentés d'avancer coûte que coûte, ce qui va laisser sur le carreau un certain nombre d'élèves", craint-elle.

En l'absence de directives, la plupart des professeurs poursuivent en effet le programme. "On fait comme si on était en cours, je transmets à mes élèves tous les documents nécessaires par mail, pour l'instant on se dit qu'il y aura bien le bac à la fin de l'année", témoigne Marjorie Alaphilippe, prof d'histoire-géo à Châtellerault (Vienne).

Malgré le confinement chez eux, les lycéens tentent eux aussi de maintenir un semblant de normalité: "On continue d'apprendre de nouveaux chapitres, on fait comme si de rien n'était", raconte Adèle, en Terminale S, à Versailles. Mais la situation, totalement inédite, engendre un surcroît de stress: "On ne sait pas très bien comment ça va finir. Si par exemple, ne sont prises en compte que les notes du contrôle continu, cela pourrait desservir les élèves de certains lycées comme le mien, plutôt sévères dans la notation", redoute-t-elle.

"Il y a beaucoup d'inquiétudes, d'incertitudes", souligne pour sa part Mathieu Devlaminck, en Terminale ES à Arras et vice-président du syndicat lycéen UNL. Le bac, "c'est un peu le sujet du moment, avec beaucoup de bruits qui courent sur le contrôle continu, le calendrier...", décrit-il. "Pour l'instant, les lycéens font comme si tout était normal, mais on sait très bien que le bac sera peut-être purement et simplement annulé à la fin".

Et si beaucoup de jeunes s'enthousiasment à l'idée de le remplacer par du contrôle continu, ce serait "une fausse bonne idée" selon lui, car "cela créerait un bac local et inégalitaire".

le Vendredi 27 Mars 2020 à 01:20 | Lu 3073 fois




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