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Le Swac, solution pertinente au fenua



Tahiti, le 13 septembre 2021 - Cinq solutions polynésiennes figurent parmi les seize projets sélectionnés pour la finale du concours Tech4Islands 2021. C'est le cas du Sea Water Air Conditionnal (Swac) développé par l’entreprise Pacific Beachcomber. Ce système de climatisation à l’eau de mer permet d’économiser jusqu'à 90% d’énergie froide par rapport à un système classique. 
 
L’entreprise Pacific Beachcomber a installé deux Swac (Sea Water Air Conditionnal) dans deux de ses hôtels : à l’InterContinental Bora Bora Resort Thalasso Spa en 2006 et au Brando en 2014. Le Swac est un système de climatisation à l’eau de mer utilisant la température des profondeurs de l’océan pour refroidir un bâtiment. Territoire insulaire, la Polynésie française est un lieu idéal pour le déploiement de cette technologie, alors que la climatisation représente près de 30% de la consommation électrique au fenua.
 
Les tuyaux des Swac doivent parcourir une distance importante pour puiser de l’eau de mer à 4 ou 5 degrés. 2,5 kilomètres, pour celui du Brando, 1,8 kilomètre pour le Thalasso. “On travaille jusqu’à 900 mètres de profondeur. Donc il y a toute une approche géologique en amont. Il faut identifier le lieu idéal et le passage le plus favorable. Ça c’est vraiment le gros du travail. Le grand principe du Swac c’est d’amener une eau entre 4,5 et 5,5 degrés, là faire passer dans des échangeurs où elle repart à environ 7 degrés. Ça permet à la boucle d’eau glacée de partir à 7 degrés pour revenir entre 12 et 14 degrés”, explique Bruno Chevallereau, responsable de projet chez Tahiti Beachcomber SA (TBSA). 
 
Un investissement lourd…
 
Solution très écologique, le Swac représente un investissement important. “Ce n’est pas une solution que pourra s'offrir tout le monde. Prenons l’exemple du Brando où l’installation d’un Swac s’imposait. C’est un site isolé. Il nous faudrait produire au moins deux fois plus d’électricité si on devait être sur des systèmes conventionnels”.

Niveau dépenses, il faut compter environ 700 millions de Fcfp pour le Thalasso et 1,5 milliard pour The Brando. “Car on se retrouve au Brando avec toute une partie terrestre qu’il faut franchir. Entre le local et le récif, il y avait 800 mètres alors qu'au Thalasso il n’y avait que 100 mètres”. Si le système coûte relativement cher à mettre en place, “c’est la simplicité de cette installation une fois qu’elle est en place qui est à saluer” pour Bruno Chevallereau. “Tetiaroa, c’était une évidence parce que le kilowatt là-bas est trois fois plus cher qu’à Tahiti. Toutes nos installations là-bas sont très peu énergivores. C’est le bienfait de ce Swac. Une économie d’énergie considérable et un confort froid qu’on ne se paierait pas forcément avec des systèmes conventionnels”. 

… rapidement amorti
 
Pour le moment, il n’y a pas d’autres projets de Swac du côté de chez Pacific Beachcomber. Pour considérer un tel projet, “il faut réunir des conditions. Être près du récif et être une entité avec un besoin suffisant. On ne fait pas un Swac à 900 mètres de profondeur pour peu d’utilisateurs. Il y a un juste milieu, un équilibre à trouver”. Selon le responsable de projet, il faut être un important consommateur d’énergie pour que l’investissement ait du sens.
 
Projets innovants, les Swac développés par Pacific Beachcomber sont les premiers réalisés à une telle échelle dans le monde. “On est quand même porteur d’une innovation mondiale très efficace. En Polynésie, les économies d’énergie amènent des économies financières importantes. Ça a toujours été un peu la volonté de Richard Bailey que de vouloir partager et diffuser cette technologie qui est parmi les plus efficaces dans un contexte insulaire pour économiser de l’énergie sur de la climatisation”, assure Alban Perret, manager développement durable chez Pacific Beachcomber. 
 
Bruno Chevallereau est affirmatif : “Ça coute cher d’installer un Swac, mais c’est un investissement qui est amorti rapidement”. Partis sur un amortissement de dix ans pour le Swac du Thalasso, ce dernier a finalement été remboursé en huit ans, le prix du kilowatt ayant augmenté entre temps. “Dans le contexte polynésien, c’est idéal. Dans les territoires insulaires, l’énergie est chère. C’est une solution qui nous paraît ultra pertinente”, avance Alban Perret. Pour le chargé du développement durable au sein de Pacific Beachcomber. “L’aspect environnemental, c’est le grand enjeu de concours. Avec un Swac, on a une économie d’empreinte carbone énorme”.

Rédigé par Etienne Dorin le Lundi 13 Septembre 2021 à 07:54 | Lu 6714 fois





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