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Le Pays a porté plainte contre les urgentistes de Taravao



François Laudon, le directeur de la santé du Pays a constaté des anomalies dans le paiement des heures supplémentaires des médecins urgentistes de l'hôpital de Taravao. Le dossier a été ensuite transmis au service financier du Pays. le 25 mars, une plainte était déposée.
François Laudon, le directeur de la santé du Pays a constaté des anomalies dans le paiement des heures supplémentaires des médecins urgentistes de l'hôpital de Taravao. Le dossier a été ensuite transmis au service financier du Pays. le 25 mars, une plainte était déposée.
TARAVAO, le 9 avril 2015. Une grève du service des urgences de l'hôpital de Taravao depuis ce mercredi met en lumière les relations tendues entre les médecins et l'administration du Pays qui gère cet établissement de santé. Fait rarissime, l'administration a porté plainte en mars dernier devant le procureur de la République pour faux en écriture. CSTP/FO a répliqué, il y a quelques jours, en portant plainte contre X pour travail dissimulé puisque depuis huit mois, selon le syndicat, les urgentistes de Taravao n'ont pas été payés des heures supplémentaires effectuées. Pour l'heure cette grève reste limitée aux seules urgences de l'hôpital de la Presqu'île -où les médecins réquisitionnés accueillent néanmoins les patients-, mais il pourrait faire tache d'huile à l'ensemble de l'établissement et même gagner les autres hôpitaux périphériques sous administration du Pays, à savoir ceux de Moorea, Uturoa (Raiatea) Taiohae (Nuku Hiva).

Au cœur de ce conflit social aux urgences de Taravao, le paiement d'heures supplémentaires des mois d'octobre, novembre et décembre 20114, en plein au moment où cet hôpital périphérique tournait à plein régime -et même au-delà de ses possibilités- en raison de l'épidémie de chikungunya, qui a démarré sur la Presqu'île. C'est le premier point de revendications –qui en compte six au total- du préavis de grève déposé le 2 avril dernier. Mais c'est surtout le dépôt de plainte le 25 mars dernier, devant la justice pour "faux en écriture", sur les états d'heures supplémentaires effectuées qui a mis le feu aux poudres.

François Laudon, directeur de la santé justifie cette mesure rarissime par des constats faits sur les "gardes et astreintes" des médecins urgentistes de Taravao qui comportaient certaines "anomalies". Selon lui, dès novembre dernier il a demandé des explications, des justificatifs sur ces états mais a reçu en fin d'année, "des réponses qui ne satisfont pas". Pour lui, le paiement de ces gardes et astreintes sont soumises à une réglementation précise qui mériterait, certes d'être revue, mais dans le cas présent les paiements demandés "ça sort de l'ordinaire. Il y en a trop. Là la ligne rouge a été franchie". Depuis que la direction de la santé a mis le nez dans ces états d'heures, il semblerait que la situation soit revenue à la normale, mais avec sa rigueur militaire héritée de sa formation initiale, François Laudon prévient : "on va contrôler que toutes les heures ont bien été effectuées".

Le directeur de la santé n'en dira pas davantage sur les anomalies constatées en fin d'année dernière, ni sur les montants de ces heures supplémentaires, car c'est à la justice à présent de faire toute la lumière. "Du fait de la plainte, je ne peux pas décrire les faits dans le détail". Il renvoie cependant les revendications des grévistes à un projet de réforme de ce régime des astreintes et des gardes obsolète, déjà travaillé par la précédente équipe ministérielle, et en cours de réécriture qui sera présenté dans les prochains mois en délibération à l'Assemblée de Polynésie. Le syndicat CSTP/FO indique pour sa part que les médecins urgentistes de Taravao n'ont fait que suivre une procédure de paiement des heures supplémentaires existante suivant une note de service. Une formule "bâtarde" précise Patrick Galenon, le secrétaire général de la confédération en raison de textes réglementaires "contradictoires" et donc forcément soumis à interprétation. Le syndicat se dit ainsi très confiant des suites de la plainte au pénal déposée par le Pays, une procédure jugée très "cavalière" à l'égard de ces médecins urgentistes.

Sur les autres points de revendication, le directeur de la santé est tout aussi vague. Quand les grévistes demandent la prise en compte du travail de nuit, de week-end et des jours fériés ou bien l'alignement salarial et statutaire sur celui des praticiens hospitaliers ou encore des congés de formation et la garantie de la permanence des soins, il renvoie cette fois au futur schéma d'organisation des soins (SOS). Le précédent SOS date de 2008 et un cabinet de consultants métropolitains travaille depuis novembre 2014 à l'élaboration du suivant. Le cabinet de conseil Calia devra proposer plusieurs alternatives possibles d'ici la fin de l'année. On ne connait donc pas, pour l'instant, quel sera le devenir des hôpitaux périphériques, particulièrement ceux de Moorea, Taravao et Taiohae.

Mardi soir, la première séance de négociations entre les représentants des urgentistes de Taravao et la direction de la santé a duré cinq heures sur le seul premier point de revendication, sans qu'une solution ne puisse être trouvée. Les prochaines négociations ne pourraient s'ouvrir que dans le courant de la semaine prochaine, directement avec le ministère et en l'absence du directeur de la santé qui sera en congé.

Rédigé par Mireille Loubet le Jeudi 9 Avril 2015 à 16:21 | Lu 2367 fois

Tags : GREVE, SANTE, TARAVAO






1.Posté par DANJOU le 10/04/2015 09:10 | Alerter
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BONJOUR

tant qu'elle y est le pays devrait regarder ce qui ce passe aux MARQUISES
la bonne presse ,a fait un article sur ........soyons modeste
la gabegie de l’hôpital ,faux, est usage de faux ,des MILLIONS indument encaissé
avec accord des syndicat,.... est la complaisance de certain au service de santé

2.Posté par emere cunning le 10/04/2015 15:14 | Alerter
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Oui, ça y va les gardes ! Et quand on sait comment ça se passe et le prix que nous coûte chaque garde assurée de chez eux à juste attendre sans avoir, au final, à bouger le petit doigt, c'est un peu trop fastoche. Si en plus ils se mettent à tricher en surchargeant les états... c'est la fin des beans.
Comme avec la Sécu au fond du trou, ces médecins vont finir par achever "leur poule aux oeufs d'or" et notre Caisse déjà bien malade. Et ils s'en retourneront chez eux easy cool.

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