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La vallée de la Vaiha gronde contre les extractions



Danny Pittman (à gauche) souhaite demander un moratoire les extractions dans la vallée de la Vaiha afin que des études d'impact environnemental soient engagées.
Danny Pittman (à gauche) souhaite demander un moratoire les extractions dans la vallée de la Vaiha afin que des études d'impact environnemental soient engagées.
PAPEETE, le 10 novembre 2014. Roches déplacées, « insultes » et « menaces »… Danny Pittman et Christian Brueziere, qui habitent à l'entrée de la vallée de la Vaiha, dénoncent les actions de certaines sociétés d'extraction.
 

La tension est vive entre certaines sociétés d'extraction et des propriétaires de la vallée de la Vaiha. Le ton monte. A tel point que Christian Brueziere, qui habite à l'entrée de la vallée, a déposé plainte à deux reprises, le 30 octobre et le 7 novembre, pour « insultes racistes, homophobes et menaces avec arme » et "coups et blessures". Il a écopé de six jours d'interruption temporaire de travail. Aux côtés de Danny Pittman, membre du bureau de l'association Taatiraa o te mau fatu fenua no te faa no Papeiha Vaiiha Faaone-Hitia'a, il indique que « des cailloux ont été déplacés sur la servitude de curage, sans aucune autorisation. Ils ont également abattu les arbres ».

Aujourd'hui, Danny Pittman s’inquiète de ces roches qui ont été déplacées. Il y a deux ans, la famille avait obtenu l'enrochement de la servitude pour contenir la rivière en cas de crue. En octobre 2007, la Vaiha était sortie de son lit sur plusieurs mètres.  Leur ancienne maison garde encore les traces de cette crue. Sur la porte, on voit encore jusqu'où l'eau est montée. La trace est à plus d'un mètre du sol. « Je me suis battue pour avoir un enrochement. En s'attaquant à la servitude de curage, il provoque un danger », souligne celle qui est aussi présidente de l'association Te Rupe no Makatea. « Je rappelle qu'on rentre en période de pluie. » Entre 2008 et 2013, la Vaiha est sortie à nouveau de son lit, à cinq reprises.

De la pointe du pied, près de la rivière, elle montre que le sol est fragile, qu'une montée de la rivière déstabiliserait rapidement cette berge. L'impact négatif des extractions sur les habitations proches des rivières a déjà été mis en évidence. Ainsi le Conseil économique, social et culturel qui s'est penché sur les extractions, notait déjà en 2011 que « les dangers pour les riverains ou les utilisateurs sont réels. » « La modification des lits des cours d’eau et du circuit naturel de l’eau augmente les risques de crue en cas de fortes pluies, courantes en Polynésie »,  précisait le rapport du CESC. « Elle augmente par ailleurs, même sans pluie, la force des rivières, les rendant plus dangereuses car rendant leur cours plus violent et sujet à tourbillons. »
 

« Il n'y a plus rien à tirer dans la rivière »
 
 
 
Pour Danny Pittman, les extractions devaient prendre fin dans la vallée, la deuxième plus grande de Tahiti après celle de la Papenoo. « Il n'y a plus rien à tirer dans la rivière », souligne-t-elle. Elle estime que plusieurs dizaines de milliers de mètres cubes ont été déjà extraits.
La réglementation prévoit que les extractions sont possibles si elles sont motivées par la nécessité de curer les rivières. Ainsi, soit les curages sont réalisés par la Direction de l'équipement en régie directe, soit la Direction de l'équipement fait appel à des entreprises privées qui  procèdent au curage et se rémunèrent sur la vente d’agrégats et paient une redevance. C’est principalement cette seconde solution qui est retenue.
La société qui réalise les extractions s'engage alors à maintenir la libre circulation aux abords du lieu d'extraction et à demander l'autorisation de passage en terrain privé pour accéder au site d'extraction. Dans la vallée de la Vaihia, le site d'extraction se situe à environ 1,5 kilomètre en amont. 
Nous n'avons pu joindre les sociétés d'extraction mises en cause par Dany Pittman et Christian Brueziere.

Rédigé par Mélanie Thomas le Lundi 10 Novembre 2014 à 15:36 | Lu 1572 fois







1.Posté par simone grand le 12/11/2014 07:27 | Alerter
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la délibération 2004/34APF du 12 février 2004 accorde au service de l'équipement le droit exorbitant de délimiter seul les limites des lits de rivière que le Pays s'octroie indûment. Il faut faire sauter cette délibération qui est inconstitutionnelle et restituer aux proprétaires ce qui leur revient.
Simone Grand

2.Posté par Tutua . le 12/11/2014 12:31 | Alerter
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les riverains doivent se faire entendre par le politique, puisque tout revient là, il faut insister, créer le mouvement, ne pas se décourager et oser barrer l'accès s'il le faut pour être compris. Commencer par demander l'annulation de la délibération est une perte de temps : action ! appelez les voisins, les défenseurs de l'environnement

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