Tahiti Infos
Tahiti Infos

TAHITI INFOS, les informations de Tahiti
Facebook
Twitter
RSS
I phone App
Androïd
Newsletter
FENUACOMMUNICATION, Fare Ute, immeuble SAT NUI BP 40160 98 713 Papeete Polynésie Française. Tel:40 43 49 49

La reprise continue au dernier trimestre 2016



La construction a augmenté ses emplois salariés de 8,4% en 2016. Mais 2017 pourrait ne plus être aussi favorable à ce secteur...
La construction a augmenté ses emplois salariés de 8,4% en 2016. Mais 2017 pourrait ne plus être aussi favorable à ce secteur...
PAPEETE, le 15 mars 2017 - Selon la dernière publication de l'IEOM, les offres d'emploi ont augmenté de 37% en un an, les investissements et la consommation se portent bien et le moral des chefs d'entreprises reste au plus haut. Bref, la reprise continue de prendre de la vigueur, mais reste fragile.

L'IEOM, notre banque centrale, publiera ce jeudi ses tendances conjoncturelles pour le quatrième trimestre 2016. Et les chiffres sont bons, encore une fois.

Ainsi, l'indice de l'emploi salarié augmente de 3,6% sur un an. C'est la forte reprise du marché du travail privé qui permet ce bon résultat : les offres d'emploi publiées sur le SEFI (la publication est obligatoire pour toutes les entreprises) ont augmenté de 37,3% en un an.

Cette hausse de l'emploi se traduit logiquement par une augmentation de la consommation des ménages. Les importations sont en hausse de 3,9% sur le trimestre. Les nouvelles immatriculations de véhicule ont aussi augmenté de 36,9% sur le trimestre grâce à l'aide "Voiture propre" du gouvernement.

LES ENTREPRISES SONT EN FORME

Si l'emploi redémarre, c'est que les entreprises se portent bien. D'abord le climat des affaires, qui mesure le moral des patrons, reste à un niveau très élevé. "À l’exception du BTP, l’ensemble des secteurs perçoit une conjoncture favorable au quatrième trimestre 2016, qui s’accompagne de prévisions d’investissement et d’embauche toujours bien orientées. L’optimisme affiché par les professionnels est toutefois moins marqué pour les trois premiers mois 2017." Un effet renforcé par des exportations en hausse (une belle vente aux enchères de perles noires en novembre a sauvé l'année, et la production de vanille se redresse enfin) et un tourisme plutôt positif (les visiteurs internationaux sont en baisse sur le trimestre en données corrigées des variations saisonnières, mais le salon du tourisme a électrisé le marché local).

De plus, bonne nouvelle pour le chiffre d'affaires des entreprises : les prix ont arrêté de baisser, avec une inflation annuelle mesurée à +0,2%. "L’augmentation des produits alimentaires (+2,7 %), et dans une moindre mesure, du poste hôtellerie-restauration (+1,1 %), est compensée par la diminution des tarifs des transports (-1,3 %) et du poste logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles (-1,2 %)" note l'IEOM.

INVESTISSEMENTS EN HAUSSE, MAIS POUR COMBIEN DE TEMPS ?

Cet optimisme se traduit par une augmentation des investissements des entreprises (+28% de nouveaux crédits d'investissement en un an) et des particuliers (hausse de l’encours des crédits à l’habitat de 1,2% au dernier trimestre). Les prévisions d'investissement à un an des entreprises restent positives (sauf BTP), bien qu'en légère baisse.

Malgré tous ces bons chiffres, quelques nuages menaçants commencent à poindre à l'horizon économique. D'abord le secteur des BTP, qui peine à sortir de la crise, compte réduire ses investissements après un mauvais trimestre pour la construction immobilière. Car si les ménages achètent encore, ce n'est plus le cas des entreprises et des collectivités qui font chuter le marché global. Le BTP souffre en plus d'une baisse des dépenses publiques dans les TP sur ce trimestre pluvieux.

Autre point inquiétant : le commerce, qui avait tiré les emplois et les investissements l'année dernière, semble vouloir mettre un frein aux dépenses en 2017.

Enfin, les entreprises du tourisme commencent aussi à vouloir ralentir leurs investissements, après une année 2016 où les rachats d'hôtels et les grands travaux de restauration ont été nombreux. Surtout, les hôtels ont pu fortement réaugmenter leurs prix : le revenu moyen par chambre disponible explose de 25% sur l'année pour seulement 2% d'occupation supplémentaire. Cette hausse des prix finit mécaniquement par se ressentir sur le nombre de visiteurs. Les chiffres corrigés des variations saisonnières montrent ainsi une stabilisation des arrivées de visiteurs internationaux fin 2016, qui s'est poursuivi sur une baisse assez franche en janvier, quand le temps très instable n'a pas non plus été très favorable.

Rédigé par Jacques Franc de Ferrière le Mercredi 15 Mars 2017 à 15:46 | Lu 1289 fois

Tags : ECONOMIE, IEOM





Dans la même rubrique :
< >

Lundi 11 Décembre 2017 - 17:29 Un premier bilan mitigé pour le Téléthon

Actualité de Tahiti et ses îles | Actualité de France | Actualité du Pacifique | Actualité du Monde | Actualité du Sport | Insolite | Magazine | Assistance