Tahiti le 1er juillet 2025 - La grève réanimée par la Fraap depuis samedi a été jugée illicite mardi par le juge des référés. Les salariés de l’administration qui ont suivi le mouvement doivent reprendre le travail. Pour contrer cette décision, le syndicat de fonctionnaires a annoncé le dépôt d’un nouveau préavis de grève.
Le mouvement avait été suspendu le 14 janvier dernier. La grève de la Fédération de rassemblement des agents de l’administration publique (Fraap) qui a repris samedi dernier, avec les pompiers d’aérodromes avant que les agents de différents services du Pays n’embrayent lundi a été jugée “illicite”, mardi, par le président du tribunal de première instance, Gérard Joly, saisi dans le cadre d’une procédure en référé. Le juge enjoint la Fraap de “cesser immédiatement la grève (…) sous astreinte d’un million de francs par jour de retard”. Le mouvement, qui avait été suspendu voici presque cinq mois, tenait sa légitimité de préavis déposés en décembre dernier. Mais le juge considère, dans la décision rendu mardi, que l’absence de préavis pour étayer la reprise de ce mouvement n’a pas permis d’installer un cadre propice à la négociation et dans le cas présent pour permettant au Pays de “ garantir (…) la continuité du service public en évitant l’effet de surprise”.
Un tel préavis, notamment dans le domaine de l’aérien, surtout au Fenua où il s’agit souvent du seul moyen de transport, aurait permis aux usagers, aux compagnies aériennes et aux aérodromes de “prendre leurs dispositions”. En outre, le juge a également estimé que le dépôt d’un préavis de grève, après une suspension, est nécessaire notamment lorsqu’il s’agit de services et établissements du Pays.
Le juge Gérard Joly a, au demeurant, tenu à préciser mardi que la décision rendue en référé demeure “provisoire et conservatoire” et qu’elle ne concerne pas “le fond de l’affaire” : “Les débats pourront reprendre devant les juridictions adéquates”, afin de déterminer “si les grévistes peuvent être sanctionnés ou non”.
En attendant, pour se conformer à cette décision judiciaire “provisoire et conservatoire”, le syndicat de fonctionnaires a annoncé mardi le dépôt de nouveaux préavis de grève, sur la base de demandes déjà exprimées en décembre dernier, avec la menace d’une reprise du mouvement dès lundi prochain, sur des bases régulières cette fois-ci.
Le mouvement avait été suspendu le 14 janvier dernier. La grève de la Fédération de rassemblement des agents de l’administration publique (Fraap) qui a repris samedi dernier, avec les pompiers d’aérodromes avant que les agents de différents services du Pays n’embrayent lundi a été jugée “illicite”, mardi, par le président du tribunal de première instance, Gérard Joly, saisi dans le cadre d’une procédure en référé. Le juge enjoint la Fraap de “cesser immédiatement la grève (…) sous astreinte d’un million de francs par jour de retard”. Le mouvement, qui avait été suspendu voici presque cinq mois, tenait sa légitimité de préavis déposés en décembre dernier. Mais le juge considère, dans la décision rendu mardi, que l’absence de préavis pour étayer la reprise de ce mouvement n’a pas permis d’installer un cadre propice à la négociation et dans le cas présent pour permettant au Pays de “ garantir (…) la continuité du service public en évitant l’effet de surprise”.
Un tel préavis, notamment dans le domaine de l’aérien, surtout au Fenua où il s’agit souvent du seul moyen de transport, aurait permis aux usagers, aux compagnies aériennes et aux aérodromes de “prendre leurs dispositions”. En outre, le juge a également estimé que le dépôt d’un préavis de grève, après une suspension, est nécessaire notamment lorsqu’il s’agit de services et établissements du Pays.
Le juge Gérard Joly a, au demeurant, tenu à préciser mardi que la décision rendue en référé demeure “provisoire et conservatoire” et qu’elle ne concerne pas “le fond de l’affaire” : “Les débats pourront reprendre devant les juridictions adéquates”, afin de déterminer “si les grévistes peuvent être sanctionnés ou non”.
En attendant, pour se conformer à cette décision judiciaire “provisoire et conservatoire”, le syndicat de fonctionnaires a annoncé mardi le dépôt de nouveaux préavis de grève, sur la base de demandes déjà exprimées en décembre dernier, avec la menace d’une reprise du mouvement dès lundi prochain, sur des bases régulières cette fois-ci.
“L’argent qui nous serait réclamée nous irons le réclamer à la Fraap”
Le président du Pays Moetai Brotherson a, se faisant, appelé mardi “l’ensemble des fonctionnaires qui avaient cessé le travail, hormis ceux de TFTN (…) à reprendre immédiatement le travail”. Le cas de la grève initiée lundi à la Maison de la culture étant différent. Car un préavis de grève a bien été déposé dans cet établissement public et des négociations ont été conduites depuis la fin de semaine dernière pressées par l’organisation prochaine du Heiva i Tahiti 2025, dont la soirée d’ouverture à lieu ce mercredi et la première soirée de concours dès jeudi.
Mais en dehors de la grève qui pénalisait jusqu’à hier soir le fonctionnement de cet établissement public, et compte tenu de la décision rendue mardi par le juge des référés, Moetai Brotherson se demande si les adhérents de la Fraap vont continuer à avoir confiance en leur syndicat, et leur rappelle “la succession d’erreurs” commises par celui-ci depuis le début de ce conflit.
Des retenues sur salaire sont prévues pour tous les agents qui “n’ont pas travaillé depuis samedi (…) et qui ont été trompés par leurs responsables syndicaux”, a menacé le président Brotherson. Il précise cependant qu’un étalement du prélèvement pourra être effectué mais que le Pays est obligé de “faire ces ordres de recette” car ce ne sont pas des jours de grève mais des jours non travaillés, a-t-il estimé.
Quant aux procédures disciplinaires, il a précisé qu’il ne peut pas faire de “généralités” et que ce sera “au cas par cas”. En outre, “s’il y a eu des comportements qui le justifient il pourra y avoir des sanctions qui peuvent aller jusqu’au licenciement”.
Mais en dehors de la grève qui pénalisait jusqu’à hier soir le fonctionnement de cet établissement public, et compte tenu de la décision rendue mardi par le juge des référés, Moetai Brotherson se demande si les adhérents de la Fraap vont continuer à avoir confiance en leur syndicat, et leur rappelle “la succession d’erreurs” commises par celui-ci depuis le début de ce conflit.
Des retenues sur salaire sont prévues pour tous les agents qui “n’ont pas travaillé depuis samedi (…) et qui ont été trompés par leurs responsables syndicaux”, a menacé le président Brotherson. Il précise cependant qu’un étalement du prélèvement pourra être effectué mais que le Pays est obligé de “faire ces ordres de recette” car ce ne sont pas des jours de grève mais des jours non travaillés, a-t-il estimé.
Quant aux procédures disciplinaires, il a précisé qu’il ne peut pas faire de “généralités” et que ce sera “au cas par cas”. En outre, “s’il y a eu des comportements qui le justifient il pourra y avoir des sanctions qui peuvent aller jusqu’au licenciement”.






























