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La grève à la SNCF suspendue à la décision des syndicats



Paris, France | AFP | jeudi 15/03/2018 - Prêts au "bras de fer" avec le gouvernement, les syndicats de cheminots doivent décider jeudi soir s'ils lancent une grève dure contre la réforme de la SNCF que l'exécutif entend mener tambour battant par ordonnances.

La journée a débuté au ministère des Transports, où les dirigeants de la SNCF ont remis un "programme de travail" contenant sept piliers, bases du "projet stratégique" qu'ils doivent présenter en juillet. 
Le Premier ministre Edouard Philippe a demandé à la SNCF d'"aligner ses coûts sur les standards européens", quand "faire rouler un train en France coûte 30% plus cher qu'ailleurs".
Le patron du groupe public, Guillaume Pepy, a expliqué qu'il comptait négocier avec ses troupes un "pacte d'entreprise", comme La Poste l'a fait en 2015.
Plus généralement, M. Pepy a cité les grands sujets qu'il comptait aborder avec ses troupes d'ici l'été: encourager la polyvalence des métiers et "bâtir les métiers de demain", rendre l'organisation du travail plus souple notamment au plan local, renforcer la productivité industrielle, décentraliser le dialogue social et réduire les coûts.
"Les ponts ne sont pas rompus" avec les syndicats, a assuré M. Pepy. 
Mais il aborde ainsi plusieurs sujets de friction avec des organisations syndicales déjà échaudées par la présentation, mercredi, du projet de loi permettant le recours à des ordonnances pour accélérer la réforme du secteur ferroviaire. 
Le texte prévoit notamment "l'arrêt des recrutements au statut (de cheminot) des nouveaux agents", ce qui est considéré par les syndicats comme un casus belli.
Le programme de M. Pepy "vient alimenter le projet gouvernemental et vice versa", a réagi la CGT Cheminots auprès de l'AFP. "Gouvernement et direction marchent main dans la main", a ajouté le premier syndicat de la SNCF, qualifiant M. Pepy de "VRP multicartes de la stratégie ultralibérale du gouvernement qui vise à déboulonner la SNCF".
 

- 'Droit dans le mur' -

 
La ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui avait promis mercredi "un pacte social de haut niveau" à la SNCF, a appelé une fois de plus au dialogue jeudi, estimant qu'il y avait "beaucoup de sujets" devant "faire l'objet d'une concertation".
Le ministre des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a de son côté estimé que le risque de grève à la SNCF ne devait pas empêcher de réformer l'entreprise publique, regrettant que les gouvernements précédents aient reculé "par peur des manifestations".
"On va vers un bras de fer, c'est clair", avait prévenu mercredi Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa (2e syndicat du groupe). Le projet de loi sur les ordonnances "montre (l')approche contradictoire" du gouvernement "entre une volonté d'échanges affichée et la réalité du texte", avait-il dit à l'AFP.
Le projet de loi "montre bien qu'on n'est pas dans une concertation (...) Le gouvernement veut passer en force, sans écouter les organisations syndicales", avait dénoncé Erik Meyer, porte-parole de SUD Rail (3e syndicat).
"On va droit dans le mur. Les réunions de la concertation sont stériles", avait renchéri Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots (4e syndicat).
Lors de la réunion intersyndicale jeudi soir, SUD Rail va proposer "de déposer le plus rapidement possible un préavis de grève unitaire et reconductible" aux trois autres syndicats représentatifs du groupe, CGT, Unsa et CFDT.
Pour SUD, qui veut "un mouvement fort", "la bataille du rail a commencé". Le syndicat appelle "les usagers, les associations et les élus à soutenir les cheminots". 
La réunion "va certainement définir un calendrier d'appel à la grève", prévoit la CFDT. Le mouvement pourrait être "reconductible par période de 24 heures ou sous une autre forme", selon la CGT.
Les syndicats ont déjà au programme une manifestation nationale des cheminots, le 22 mars à Paris, le même jour que les fonctionnaires.
SUD Rail a déjà déposé seul un préavis de grève (du 21 mars à 20H00 au 23 mars à 08H00) pour "permettre aux cheminots de participer" à cette manifestation. La CGT prévoit aussi des préavis de grève locaux. Et en Ile-de-France trois des quatre syndicats représentatifs à la RATP appellent à la grève le 22 mars pour soutenir les cheminots.

le Jeudi 15 Mars 2018 à 06:12 | Lu 319 fois




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