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La Somstat part en grève


Tahiti, le 21 octobre 2026 - Après trois réunions de négociation, le président de la Somstat et la CSIP n’ont pas trouvé de terrain d’entente, les salariés de la Somstat entreront donc en grève ce jeudi à 0 heure. “On avait l'impression qu'il se moquait de nous durant les réunions (…). Il veut faire comme il veut, donc nous, nous allons en grève”, indique la CSIP qui soulève aussi le fait que “les cubis sont vides”, ce qui pourrait perturber le ravitaillement d’Air Moana et des gros porteurs, qui dépendent de la Somstat.
 
Les négociations n’ont pas abouti à la Société de manutention, de stockage et de transport pour l’aviation (Somstat). La dernière réunion entre la CSIP et le président de la Somstat, Fabien Soupe, s’est terminée mercredi vers 15 heures. “Il nous a annoncé qu'on n'a aucun terrain d'entente, nous on ne cherche pas à comprendre, on se lève et on s’en va. Le préavis est effectif”, annonce la 5e secrétaire générale de la CSIP, Vaitea Le Gayic.
 
Cette dernière regrette que pendant les trois réunions de négociation, le président de la Somstat ait “toujours eu le même discours, on avait l'impression qu'il se moquait de nous durant les réunions (…). Il veut faire comme il veut, donc nous, nous allons en grève”.

“Les cubis sont vides”

Concernant le nombre de grévistes, Vaitea Le Gayic assure qu’ils seront 15 sur les 21 salariés de la Somstat. Elle ajoute que les vols internationaux ainsi qu’Air Moana pourraient être impactés car, rappelle la syndicaliste, “ils dépendent de la Somstat pour le ravitaillement. À l'heure actuelle, nous savons que les cubis au niveau de la Somstat sont pratiquement vides. Et l’agent de piste et les chauffeurs ne pourront pas, à eux seuls, remplir la totalité des 2 cubis”.
 
La syndicaliste explique que les cubis sont vides à cause “d’un problème de pétrolier” mais aussi parce que “la direction n’a pas surveillé le niveau des réserves”.    

“La faute aux actionnaires de la Somstat ”

Vaitea Le Gayic regrette le fait que le président de la Somstat, Fabien Soupe, n’ait pas arrêté de leur rappeler qu'il n’avait aucun pouvoir décisionnel car “il dépend de tous les actionnaires et il est obligé d'aller presque les supplier pour pouvoir améliorer les conditions de travail du personnel (…). Je me demande à quoi il sert en tant que président de la Somstat”.  
 
La syndicaliste n’hésite pas à pointer du doigt les actionnaires : “La faute revient aux actionnaires de la Somstat”, dit-elle. Surtout, rappelle-t-elle, que les points de revendication doivent être appliqués au regard du Code de travail ou encore de la convention collective des hydrocarbures, et bien sûr de l’application des différents protocoles dont le dernier a été signé le 28 mai dernier.
 
“Nous partirons en grève. À eux d'assumer leurs responsabilités. Il est tout à fait normal que le personnel demande à améliorer ses conditions de travail et soit revalorisé.”
 
Rappelons que le préavis de grève de la CSIP comprend 17 points de revendications. La confédération syndicale fait le constat que l’entreprise comptait 24 salariés en 2007 et près de 20 ans après, ils ne sont plus que 21, pointant du doigt le fait que Somstat ait recours à des travailleurs intérimaires. La CSIP demande également la requalification en CDI du contrat d’un salarié et l’embauche de trois salariés supplémentaires.
 
Parmi les autres points, le syndicat demande le reclassement et l’avancement du personnel ou encore la mise à disposition d’un local opérationnel, couvert, étanche et doté d’un éclairage adapté, permettant la réalisation des prélèvements d’échantillons dans les conditions de travail satisfaisantes, sécurisées et conformes aux exigences liées à cette activité.

Rédigé par Vaite Urarii Pambrun le Mercredi 21 Octobre 2026 à 20:01 | Lu 692 fois