Tahiti, le 16 juillet 2026 - L’entraîneur de Tahiti United Samuel Garcia est revenu sur la première saison de ses troupes au sein de l’OFC Pro League. Le tacticien a désormais les yeux rivés sur le prochain exercice pour lequel il ne se met pas de pression, mais compte bien faire rayonner le football polynésien sur la scène océanienne.
Comment s’est passée votre dernière réunion avec l’ensemble du club ?
“Nous avons fait le bilan de la saison avec l’ensemble de nos partenaires ainsi que de toutes les instances qui soutiennent Tahiti United et sans qui le projet ne pourrait pas exister. On a eu l’occasion de faire le bilan moral et sportif de cette nouvelle aventure et aussi de présenter notre première recrue officielle ! Il s’agit du jeune attaquant Hirinai Vahirua, le fils de la légende du football polynésien Marama Vahirua. Il revient chez lui après avoir effectué toute sa formation en France et plus récemment à Grenoble au sein du GF 38. C’est un signe fort pour notre club d’accueillir un joueur de cette famille, d’autant plus que ce n’était pas prévu, mais l’occasion s’est présentée donc nous sommes ravis.”
Vous sortez d’une saison historique avec votre participation à l’OFC Pro League…
“Cela a été une saison très enrichissante où tout le monde a progressé et mûri. On a passé six mois à faire le tour du Pacifique pour jouer au foot dans des grands stades comme l’Eden Park. On a pu se confronter à de grosses équipes comme Melbourne et Auckland. C’est parfait, car on veut se confronter au maximum à ce type de rencontre afin de tirer l’effectif vers le haut. Nous avons dû apprendre à devenir de véritables professionnels, que cela soit par rapport à la nutrition, la tactique ou encore la récupération… On a procédé à une transformation globale de notre réflexion autour du jeu.”
"L’objectif est aussi de donner un sens au football tahitien"
C’était un défi de taille de représenter le Fenua…
“On est la première équipe sportive professionnelle de la Polynésie française ! Le club a été créé en mars 2025 et a généré 30 emplois avec notamment des contrats à la clé pour les joueurs. C’est loin d’être anodin ! Nous savons ce que représente ce statut et ce n’est pas simple. C’est pour cela que nous devons rendre compte aux gens qui nous accompagnent. L’objectif est aussi de donner un sens au football tahitien et aux milliers d’enfants du Fenua qui regardent la Coupe de monde. Ils peuvent désormais s’imaginer jouer en tant que footballeur professionnel tout en restant en Polynésie.”
Quel est le programme d’ici la reprise sur les terrains ?
“Les joueurs vont réintégrer leurs clubs. La reprise des entraînements est fixée au 1er novembre. Nous effectuerons ensuite une tournée au Japon avant d’aborder notre premier match de l’exercice 2027 face à Melbourne.”
Visez-vous les play-offs cette année ?
“On ne se met pas la pression ! Comme l’a dit notre directeur général, Temauiarii Crolas, nous devons aller étape par étape. Cela serait un peu prétentieux de dire qu’on va atteindre les demi-finales, même si nous avions manqué la qualification pour seulement trois petits points. On souhaite continuer à s’améliorer et à se structurer avec le développement d’une académie en ligne de mire. Cependant, on reste des compétiteurs et évidemment on veut atteindre le dernier carré. D’autant plus que, cette saison, nous aurons beaucoup plus de temps afin de nous préparer. Mais il y a plusieurs équipes qui peuvent espérer finir dans le Top 4.”
"L’idée est de se renforcer d’un joueur par ligne"
Y a-t-il d’autres mouvements attendus d’ici la fin de l’été ?
“Oui, il y a aura du sang neuf et on commence à avancer dans le recrutement à l’image de la signature de Hirinai Vahirua. L’idée est de se renforcer d’un joueur par ligne en partant du gardien jusqu’aux attaquants. On veut avoir plus de solidité et de profondeur de banc afin de pouvoir procéder à un turn-over entre les matchs. Sinon l’ossature restera à peu de choses près la même que lors du précédent exercice.”
Malheureusement, vous ne pouvez toujours pas évoluer à domicile…
“C’est un souci pour nous puisqu’on cherche à obtenir un ancrage fort auprès de notre public. Aujourd’hui, nos supporters nous voient plutôt à la télévision qu’en réalité. Ce n’est pas simple, mais nous ne pouvons pas faire autrement… On s’adapte et on espère pouvoir accueillir nos supporters à partir de mars 2028 pour un match de l’OFC à Tahiti".






























