Tahiti, le 11 février 2026 - Les spécificités polynésiennes par rapport à la métropole sont déjà étudiées dans les collèges et lycées. Un arrêté publié au Journal officiel en complète certains aspects afin que la jeunesse soit mieux informée du fonctionnement de son Pays.
L’enseignement moral et civique est dispensé en Polynésie française du CP (classes préparatoires) à la terminale (technologique, professionnelle et CAP). Cet enseignement sera légèrement modifié à la rentrée prochaine avec l’incorporation de nouvelles données afin de mieux coller au contexte politique, économique et social de la Polynésie française.
L'annexe de l'arrêté n° 1827 CM du 25 septembre 2025 portant adaptation des programmes d'enseignement moral et civique du cours préparatoire à la classe terminale des voies générale, technologique et professionnelle et des classes préparant au CAP a ainsi été remplacée au Journal officiel mardi.
Ainsi, en CP, il sera demandé aux enfants de savoir identifier le drapeau français, mais aussi le drapeau polynésien et de savoir reconnaître aussi bien la Marseillaise que l’hymne Ia ora o Tahiti Nui e.
Les CE1 devront pouvoir identifier les symboles républicains et ceux de la Polynésie française et savoir chanter le premier couplet de la Marseillaise et de l’hymne de la Polynésie française. Ils devront aussi savoir que “le français est la langue de la République” mais aussi qu’“en Polynésie française, la langue tahitienne et les autres langues polynésiennes aux côtés de la langue de la République sont des éléments fondamentaux de l’identité culturelle”.
En CE2, les élèves apprendront les bases des institutions polynésiennes et apprendront “qu’en Polynésie française, le président de la Polynésie française dirige l’action du gouvernement et comment le président du Pays est élu au suffrage indirect par l’assemblée.
Les CM1 travailleront sur la base du dispositif “Stop harcèlement” alors que les CM2 seront invités à participer au concours des représentants juniors de la Polynésie française. Ils seront encouragés, “à partir de l’étude des sources de financement du budget de la Polynésie française”, à “comprendre que le citoyen n’est pas soumis à la même fiscalité que dans l’hexagone mais qu’il contribue à financer les dépenses publiques par le biais d’une imposition indirecte ou prélevée à la source (contribution de solidarité territoriale)”. Plus généralement, sur la citoyenneté, en fin de primaire, les enfants seront sensibilisés à la protection des récif coraliens et au tourisme durable.
À l’entrée au collège, les jeunes devront apprendre que si la laïcité est appliquée sur le territoire national, en Polynésie française, la laïcité est régie non par la loi de 1905 mais par les décrets-lois Mandel de 1939. Une entrée en matière pour qu’en 5e leur soit appris qu’“en Polynésie française, le principe de solidarité est également mis en œuvre par la collectivité territoriale d’outre-mer et aussi par les confessions religieuses qui contribuent aux actions en faveur des plus démunis”. Ils travailleront aussi sur la prise de conscience “qu’en Polynésie française, la participation des citoyens et citoyennes à la solidarité dans la collectivité se traduit entre autres par le paiement de la contribution de solidarité territoriale (CST)”. Toujours en 5e, le schéma d’organisation sanitaire pourra être étudié, ainsi que la feuille de route du gouvernement en matière de santé.
En quatrième, alors que les droits et libertés de chacun seront étudiés, les prisons de Tatutu et Nuutania pourront être évoqués comme exemples ainsi que “les spécificités de l’organisation judicaire en Polynésie française”. Sur le maintien de l’ordre public, des exemples précis seront abordés comme “le rôle du centre de coordination de sauvetage aéromaritime (JRCC)”, ou celui des forces armées en Polynésie française (FAPF).”
Enfin, en 3e, le statut d’autonomie de 1984 sera évoqué avec ses évolutions et la loi organique de 2004. Il sera demandé “à partir d’un exemple de loi du Pays déférée au Conseil d’État”, de “montrer le rôle respectif des institutions en Polynésie française”.
Enfin, au lycée, plusieurs notions spécifiques seront abordées comme “la situation spécifique de la Polynésie française, où la subvention publique des cultes est permise à titre exceptionnel et pour servir l’intérêt général de la population, sans remettre en cause la neutralité de l’État”. Le rāhui, les PPN et PGC, le statut, les langues polynésiennes, le RSMA, le Cesec, les essais nucléaires ou encore “la structuration de la vie politique (…) entre partis politiques autonomistes et indépendantistes” pourront être étudiés.
L’enseignement moral et civique est dispensé en Polynésie française du CP (classes préparatoires) à la terminale (technologique, professionnelle et CAP). Cet enseignement sera légèrement modifié à la rentrée prochaine avec l’incorporation de nouvelles données afin de mieux coller au contexte politique, économique et social de la Polynésie française.
L'annexe de l'arrêté n° 1827 CM du 25 septembre 2025 portant adaptation des programmes d'enseignement moral et civique du cours préparatoire à la classe terminale des voies générale, technologique et professionnelle et des classes préparant au CAP a ainsi été remplacée au Journal officiel mardi.
Ainsi, en CP, il sera demandé aux enfants de savoir identifier le drapeau français, mais aussi le drapeau polynésien et de savoir reconnaître aussi bien la Marseillaise que l’hymne Ia ora o Tahiti Nui e.
Les CE1 devront pouvoir identifier les symboles républicains et ceux de la Polynésie française et savoir chanter le premier couplet de la Marseillaise et de l’hymne de la Polynésie française. Ils devront aussi savoir que “le français est la langue de la République” mais aussi qu’“en Polynésie française, la langue tahitienne et les autres langues polynésiennes aux côtés de la langue de la République sont des éléments fondamentaux de l’identité culturelle”.
En CE2, les élèves apprendront les bases des institutions polynésiennes et apprendront “qu’en Polynésie française, le président de la Polynésie française dirige l’action du gouvernement et comment le président du Pays est élu au suffrage indirect par l’assemblée.
Les CM1 travailleront sur la base du dispositif “Stop harcèlement” alors que les CM2 seront invités à participer au concours des représentants juniors de la Polynésie française. Ils seront encouragés, “à partir de l’étude des sources de financement du budget de la Polynésie française”, à “comprendre que le citoyen n’est pas soumis à la même fiscalité que dans l’hexagone mais qu’il contribue à financer les dépenses publiques par le biais d’une imposition indirecte ou prélevée à la source (contribution de solidarité territoriale)”. Plus généralement, sur la citoyenneté, en fin de primaire, les enfants seront sensibilisés à la protection des récif coraliens et au tourisme durable.
À l’entrée au collège, les jeunes devront apprendre que si la laïcité est appliquée sur le territoire national, en Polynésie française, la laïcité est régie non par la loi de 1905 mais par les décrets-lois Mandel de 1939. Une entrée en matière pour qu’en 5e leur soit appris qu’“en Polynésie française, le principe de solidarité est également mis en œuvre par la collectivité territoriale d’outre-mer et aussi par les confessions religieuses qui contribuent aux actions en faveur des plus démunis”. Ils travailleront aussi sur la prise de conscience “qu’en Polynésie française, la participation des citoyens et citoyennes à la solidarité dans la collectivité se traduit entre autres par le paiement de la contribution de solidarité territoriale (CST)”. Toujours en 5e, le schéma d’organisation sanitaire pourra être étudié, ainsi que la feuille de route du gouvernement en matière de santé.
En quatrième, alors que les droits et libertés de chacun seront étudiés, les prisons de Tatutu et Nuutania pourront être évoqués comme exemples ainsi que “les spécificités de l’organisation judicaire en Polynésie française”. Sur le maintien de l’ordre public, des exemples précis seront abordés comme “le rôle du centre de coordination de sauvetage aéromaritime (JRCC)”, ou celui des forces armées en Polynésie française (FAPF).”
Enfin, en 3e, le statut d’autonomie de 1984 sera évoqué avec ses évolutions et la loi organique de 2004. Il sera demandé “à partir d’un exemple de loi du Pays déférée au Conseil d’État”, de “montrer le rôle respectif des institutions en Polynésie française”.
Enfin, au lycée, plusieurs notions spécifiques seront abordées comme “la situation spécifique de la Polynésie française, où la subvention publique des cultes est permise à titre exceptionnel et pour servir l’intérêt général de la population, sans remettre en cause la neutralité de l’État”. Le rāhui, les PPN et PGC, le statut, les langues polynésiennes, le RSMA, le Cesec, les essais nucléaires ou encore “la structuration de la vie politique (…) entre partis politiques autonomistes et indépendantistes” pourront être étudiés.




























