Tahiti, le 30 juin 2026 – Parmi les huit questions orales inscrites à l'ordre du jour de la séance de mercredi à Tarahoi, celle du groupe A Fano Ti'a pourrait bien retenir l'attention. Alors qu'il est le seul à soutenir officiellement le gouvernement, le groupe de Tematai Le Gayic invite désormais l'exécutif à ouvrir sans délai des discussions avec l'ensemble des forces politiques pour bâtir une nouvelle réforme de la Protection sociale généralisée, quelques semaines après l'abrogation du volet consacré au régime des non-salariés.
Dans leur question adressée à la ministre de la Santé, Tematai Le Gayic et Thilda Garbutt-Harehoe reviennent d'abord sur un épisode passé presque inaperçu. Lors de la seconde lecture de la proposition de loi abrogeant la réforme du RNS, le groupe A Fano Ti'a avait annoncé son intention de saisir le Conseil d'État.
Une option finalement abandonnée. "À ce jour, nous avons fait le choix de ne pas le déférer", écrivent les deux élus, expliquant avoir été convaincus, au cours de leurs échanges avec Raihei Ansquer, "des conséquences financières d'un recul trop tardif d'une nouvelle réforme", à condition toutefois que "les discussions s'engagent rapidement".
Mais le véritable message est ailleurs. Dans un courrier adressé le 26 juin aux présidents de groupe de l'Assemblée, Tematai Le Gayic lance un appel à une réforme collective de la PSG. "Le gouvernement a tenté de réformer, l'assemblée l'a défaite. Il revient donc à l'assemblée de conduire la prochaine réforme. Et pour la conduire, il nous faut des données", affirme le président d'A Fano Ti'a, qui demande à la ministre la transmission de l'ensemble des éléments financiers ainsi que l'ouverture rapide d'un travail collectif avec tous les partenaires concernés.
Une autre manière de peser dans l’hémicycle
Au-delà du seul dossier de la protection sociale, cette question orale éclaire aussi la stratégie qu'A Fano Ti'a semble désormais vouloir incarner. Sans remettre en cause son soutien au gouvernement Brotherson, le groupe entend désormais peser par ses propres propositions dans un hémicycle profondément recomposé depuis la scission du Tavini.
Après avoir été le seul groupe à ne pas voter l'abrogation du RNS, il se propose désormais d'être le premier à réunir autour de la table ceux qui devront écrire la suite. Plus qu'une nouvelle réforme gouvernementale, A Fano Ti'a plaide ainsi pour une réforme portée par l'assemblée, élaborée avec l'ensemble des groupes politiques.
Reste désormais à savoir si cette main tendue trouvera un écho auprès du gouvernement comme des autres groupes. Au-delà des questions d’autres élus sur le dock flottant, les longues maladies, Anaa ou encore le fait nucléaire, celle d'A Fano Ti'a en pose une autre : le centre de gravité des grandes réformes est-il en train de se déplacer du gouvernement vers l'Assemblée ?
Dans leur question adressée à la ministre de la Santé, Tematai Le Gayic et Thilda Garbutt-Harehoe reviennent d'abord sur un épisode passé presque inaperçu. Lors de la seconde lecture de la proposition de loi abrogeant la réforme du RNS, le groupe A Fano Ti'a avait annoncé son intention de saisir le Conseil d'État.
Une option finalement abandonnée. "À ce jour, nous avons fait le choix de ne pas le déférer", écrivent les deux élus, expliquant avoir été convaincus, au cours de leurs échanges avec Raihei Ansquer, "des conséquences financières d'un recul trop tardif d'une nouvelle réforme", à condition toutefois que "les discussions s'engagent rapidement".
Mais le véritable message est ailleurs. Dans un courrier adressé le 26 juin aux présidents de groupe de l'Assemblée, Tematai Le Gayic lance un appel à une réforme collective de la PSG. "Le gouvernement a tenté de réformer, l'assemblée l'a défaite. Il revient donc à l'assemblée de conduire la prochaine réforme. Et pour la conduire, il nous faut des données", affirme le président d'A Fano Ti'a, qui demande à la ministre la transmission de l'ensemble des éléments financiers ainsi que l'ouverture rapide d'un travail collectif avec tous les partenaires concernés.
Une autre manière de peser dans l’hémicycle
Au-delà du seul dossier de la protection sociale, cette question orale éclaire aussi la stratégie qu'A Fano Ti'a semble désormais vouloir incarner. Sans remettre en cause son soutien au gouvernement Brotherson, le groupe entend désormais peser par ses propres propositions dans un hémicycle profondément recomposé depuis la scission du Tavini.
Après avoir été le seul groupe à ne pas voter l'abrogation du RNS, il se propose désormais d'être le premier à réunir autour de la table ceux qui devront écrire la suite. Plus qu'une nouvelle réforme gouvernementale, A Fano Ti'a plaide ainsi pour une réforme portée par l'assemblée, élaborée avec l'ensemble des groupes politiques.
Reste désormais à savoir si cette main tendue trouvera un écho auprès du gouvernement comme des autres groupes. Au-delà des questions d’autres élus sur le dock flottant, les longues maladies, Anaa ou encore le fait nucléaire, celle d'A Fano Ti'a en pose une autre : le centre de gravité des grandes réformes est-il en train de se déplacer du gouvernement vers l'Assemblée ?


































