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L’Equipement et six sociétés du BTP en grève



Une cinquantaine de grévistes se sont installés dès mercredi matin devant la présidence.
Une cinquantaine de grévistes se sont installés dès mercredi matin devant la présidence.
PAPEETE, le 20 août 2019 - Aucun accord n’a été trouvé mardi en fin de journée entre l’intersyndicale et la direction de l’Equipement. Depuis la semaine dernière, l’intersyndicale réclamait la révision de la situation du personnel. Par ailleurs, six autres préavis de grève entreront en vigueur mercredi matin dans plusieurs sociétés du BTP pour dénoncer notamment la menace de plans sociaux.

La grève à l’Equipement sera effective mardi soir à minuit, ainsi que dans six sociétés privées du bâtiment. Aucun accord n’a été trouvé mardi après-midi entre l’intersyndicale CSTP-FO, CSIP, O oe to oe rima, Otahi et Satep et les directions concernées par les préavis.

A la direction de l’Equipement, l’Intersyndicale a mis en avant sept grandes revendications, parmi lesquels la situation des agents à régulariser, les indemnités de départ à la retraite ou encore la sécurité. Mardi après-midi, l’intersyndicale, la direction de l’Equipement et les représentants du ministère de la Fonction publique n’ont pas réussi à se mettre d’accord. Le mouvement social est donc inévitable.

Six autres sociétés du BTP concernées

Autres grèves effectives dès ce mercredi matin, celles des employés de Poly Goudronnage, JB Lecaill, Bernard Travaux Polynésie, Interoute, Fiumarella et JL Polynésie. Toutes adhérentes de la Chambre syndicale des métiers du génie civil et des travaux publics (CSMGCTP).

L’intersyndicale y dénonce notamment les plans sociaux prévus dans trois sociétés (JB Lecaill, JL Polynésie et Poly Goudronnage). Près d’une vingtaine de salariés sont concernés. Durant les négociations, les leaders syndicaux ont demandé la mise en place d’une réduction de travail pour « éviter les licenciements économiques », le paiement des salaires qui tardent à arriver et le reclassement du personnel.

Des demandes compliquées à respecter pour ces sociétés, puisqu’elles affirment souffrir du manque d’activité. Les trois dernières sociétés qui ne proposent pas de plan social disent également subir des problèmes de baisse des cahiers de commandes. « Ça va faire un an et demi que nous avons mis en place une réduction. On se serre la ceinture pour maintenir l’emploi », souligne Heirangi Nouveau, directeur d’Interoute et président de la CSMGCTP. « On ne comprend pas vraiment l’intention (des syndicats), alors qu’ils savent que nous souffrons déjà de ce manque à gagner. »

Patrons et syndicats veulent une meilleure « répartition des marchés »

Si la méthode divise, patrons et syndicats sont pourtant d’accord sur les raisons de cette baisse de régime des sociétés : une mauvaise « répartition » des marchés publics de la part du Pays. « Aujourd’hui, une seule société bénéficie de cela », regrette Mahinui Temarii. La société Boyer.

L’intersyndicale et les directions des six entreprises privées demandent donc une « meilleure répartition du travail ». « Et le nouveau code des marchés le permet », affirme le président de la CSMGCTP. « Plusieurs sociétés peuvent être choisies sur un même marché, c’est ce que fait la commune de Papeete, pourquoi pas le Pays ? ».

Rappelons pourtant que l’autorité polynésienne de la concurrence (APC) a récemment ouvert une affaire portant sur une suspicion d’entente de plusieurs sociétés du BTP contre la société Boyer. Des « opérations de visites et saisies inopinées » ont d’ailleurs été menées par l’APC fin mai dernier dans ces sociétés.
 

La parole à

Cyril Legayic
Premier secrétaire adjoint de la CSIP

« Nous ne bloquerons rien »


Aucun accord n’a été trouvé sur la situation des Anfa à l’Equipement ?
« La négociation vient de se terminer. Il y a eu des points qui ont été acceptés, qui sont d’ordre règlementaire. La situation individuelle des agents qui ne sont pas reclassés à leur juste valeur. On veut leur faire passer des concours professionnels pour qu’ils soient admis de la catégorie D à la catégorie C. Si le concours se limite sur le côté professionnel, en rapport avec leur activité, cela ne pose pas de problème. Mais si c’est pour leur demander le nom d’un président étranger en 1938 par exemple, ils ne réussiront pas ce concours. Je pense qu’on nous met en opposition, encore une fois, le statut de la Fonction publique, qui est obsolète puisqu’il a été créé en 1995 et il n’a pas amélioré. »

C’est un problème qui concerne donc davantage le ministère de la Fonction publique que l’Equipement ?
« Pour l’instant, c’est un problème qui se pose au niveau du service de l’Equipement et je pense que la ministre de la Fonction publique a dépêché ses représentants. A chaque fois, ils se cachent derrière le statut de la Fonction publique territoriale. A partir de cela, on a demandé une suspension de séance et on s’est concerté entre nous et on s’est rendus compte qu’on perdait notre temps. Et nous avons décidé que demain, ce sera le débrayage. »

Doit-on s’attendre à des blocages avec toutes ces grèves ?
« C’est pas de notre compétence, mais de la compétence des salariés. Déjà, le fait qu’ils suivent en grande majorité, automatiquement, cela fait un blocage puisque les engins ne sortiront pas. Mais nous ne bloquerons rien. Nous comptons sur la mobilisation du personnel, parce que c’est pour eux que l’on fait ça. Ça concerne aussi d’autres services aussi, comme celui du CHPF… »


Rédigé par Corinne Tehetia le Mardi 20 Août 2019 à 20:04 | Lu 3469 fois

Tags : SOCIAL





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