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Juillet 2017 dans le rétro : la fête à Taputapuatea, le dernier interview de Makau Foster et l'ouverture du laser game



Chers lectrices, chers lecteurs,

Bonne année ! Ia ora na i teie matahiti 'āpī !

Retour sur les événements qui ont marqué le mois de juillet 2017.

Bien sûr, durant cette période fraîche, le plus gros événement qui a marqué la Polynésie reste l'inscription du marae de Taputapuātea au patrimoine de l'Unesco et le dernier interview de Makau Foster, chef de la troupe des Tamariki Poerani.




La journée du patrimoine fête Taputapuātea dans la tradition

Juillet 2017 dans le rétro : la fête à Taputapuatea, le dernier interview de Makau Foster et l'ouverture du laser game
Une délégation du gouvernement conduite par le président Edouard Fritch, un ambassadeur de l'Unesco, le haut-commissaire René Bidal, de nombreuses autorités culturelles ou encore le maire de Rapa Nui, invité, ont foulé ce mercredi le sol du marae de Taputapuātea pour célébrer le classement du site au patrimoine mondial de l'Unesco.

Le marae de Taputapuātea a été classé au patrimoine mondial du paysage culturel par l'Unesco, le 9 juillet dernier, après un combat de plus de dix ans. Une nouvelle délégation, gouvernementale cette fois, et en présence du haut-commissaire René Bidal, du maire de Rapa Nui, d'un ambassadeur de l'Unesco, des élus locaux et de figures du monde culturel polynésien a investi les lieux ce mercredi.

Dans le respect de la tradition, la délégation, après avoir embarqué en bateau à Areva, est sorti du lagon par la passe Iriiru de Faaora pour rejoindre le marae par la passe sacrée de Te Ava Mo'a, partie intégrante du site. Symboliquement autorisé à pénétrer dans le lagon par les rameurs de deux pirogues, les bateaux ont ensuite rejoint la rive avant de gagner le marae, non sans émotion pour certains.

"Nous faisions partie de cette dernière génération de peuplades qui ont peuplé les continents", rappelle Edouard Fritch.

L'avenir du site ? "L'Unesco veillera à ce que nous tenions nos engagements, l'entretien du site, réguler l'arrivée des gens, des touristes", poursuit Edouard Fritch. "La zone va être protégée et nous ne pourrons pas construire des immeubles de quinze étages. Il va falloir s'organiser autour de cela. Le plus important, c'est que nous mettions tous les moyens, du Pays, de l’État de la commune pour que l'histoire de ce site se perpétue et que nos enfants en profitent demain".

Pour le maire de Taputapuātea, Thomas Moutame, les perspectives sociales et économiques qu'offrent ce classement au patrimoine mondial de l'humanité sont autant de raisons de se réjouir mais annonciatrices d'un gros travail d'organisation.

"La danse je l'ai dans la peau, sous la peau, je la transpire"

Athanase Teiri, "roi" autoproclamé de la communauté Pakumotu.
Athanase Teiri, "roi" autoproclamé de la communauté Pakumotu.
Makau Foster a présenté son dernier Heiva i Tahiti en tant que chef de troupe. C'est au sommet de sa gloire, en remportant le prix Madeleine Moua qu'elle commence à se retirer de la scène et du monde de la danse. Le lendemain de sa victoire, elle se confie sur sa carrière, ce prix et l'avenir… dans une interview chargée d'émotion.

Vous avez remporté le Heiva, c'est la consécration d'une carrière ?
Oui. 2017 m'a apporté beaucoup de joie. J'ai remporté plein de prix tout au long de ma carrière, sans jamais réussir à gagner le Heiva i Tahiti. C'est fait. Je suis très fière de ce spectacle.
C'est la consécration de mon travail, de six mois de répétition, mais c'est surtout la récompense du travail des danseurs. Ça valait la peine d'attendre. Ce prix est pour eux.

Vous avez annoncé que ce serait votre dernier Heiva, votre décision a été prise ?
C'est mon dernier Heiva. La troupe continue. Il y a Kohai, Poerani et Frankie, j'ai déjà assez d'éléments pour continuer. La suite n'est pas le problème. Le vrai souci c'est le financement, trouver les bonnes personnes, les jeunes, des gens qui veuillent bien danser et qui comprennent que c'est important.
La relève est assurée, ils l'ont prouvé cette année. (…) Comme j'ai commencé à lâcher les rênes, je les ai laissé travailler. J'ai vraiment délégué cette année. Chacun avait un rôle. Je vais pouvoir me consacrer à ce qui me plait. Je serais toujours là. Je resterai aussi un garde-fou, toujours présent pour leur rappeler la signification de chaque pas, chaque geste.

Vous prenez votre retraite, mais est-ce que vous arrêterez complètement la danse ?
J'ai la danse en moi. Même si je suis aux Tuamotu je continuerai de danser, mais pas comme maintenant. Aujourd'hui, je danse matin, midi et soir. J'ai dansé tous les jours de ma vie. Je suis enfermée dans ma salle de danse du matin jusqu'au soir. Je pense que l'usure commence à se faire sentir. Je vais avoir 62 ans, j'ai besoin de prendre soin de mon corps pour que je puisse pouvoir profiter un peu plus encore. Mes genoux, mes chevilles, mon dos commencent à me faire mal. Si je continue jusqu'à 70 ans, je pense que je serai assise et je ne pourrai plus rien faire. La santé, la famille rentrent en compte. Je vais finir les projets que j'ai commencés. Je céderai vraiment ma place l'année prochaine, mais le sacrifice doit s'arrêter.

Cimetières : les communes veulent mettre fin à la pagaille

La Polynésie française a été touchée par de fortes pluies en janvier et février.
La Polynésie française a été touchée par de fortes pluies en janvier et février.
Arue ou Papeete, les services des mairies doivent lutter contre des plantations et aménagements anarchiques dans les cimetières. Si cela part d'un bon sentiment, les dégâts engendrés peuvent être énormes.

Une vue imprenable sur le lagon et son eau bleue turquoise. En face, les montagnes de Moorea se dressent, impassibles et fières. Sur les hauteurs de Erima, à Arue, le cimetière de la commune prend place dans un décor bucolique. Pour embellir les tombes, les propriétaires ont décidé de planter arbres et plantes. Un peu trop selon la mairie.

Du côté de l'Uranie, à Papeete, les services communaux doivent faire face aux mêmes problèmes. "Certaines familles plantent dans les allées ou les entre-tombes pour embellir autour de leurs concessions. Cela n’est pas permis bien sûr, et ce n’est pas faute de le leur rappeler ! Quand cela cause une gêne pour la circulation, quand il y a un décès notamment, nos agents du cimetière retirent les plantes", exposent les services de la mairie. Outre les fleurs et les arbres, d'autres initiatives des propriétaires de concession posent problèmes.

Des aménagements ont été réalisés au-dessus des tombes pour les abriter de la météo.
Pour ces aménagements, les propriétaires des concessions auraient dû en référer aux services techniques de la commune. Il n'en a rien été. Aujourd'hui, sur les différents plateaux du cimetière, des toitures ont poussé un peu partout. Certaines sont bien faites et respectent la propriété de chacun. D'autres, en revanche, débordent des limites de la concession. A cause de leur hauteur, cela peut entraîner des problèmes de sécurité pour les enfants comme pour les adultes.

D'autres aménagements "sauvages" ont été réalisés dans le cimetière. Des escaliers en béton ont été construits entre les tombes, sur un talus. Faute d'autorisation et d'étude, la construction a endommagé les canalisations.

Ouverture d'un laser game à Tahiti

Juillet 2017 dans le rétro : la fête à Taputapuatea, le dernier interview de Makau Foster et l'ouverture du laser game
Ce mercredi 5 juillet, Un "Laser Game" a ouvert ses portes à Titioro. Les joueurs peuvent venir s'affronter jusqu'à 20 avec des fusils laser dernier cri lors de séances fortes en adrénaline. Le centre de divertissement va aussi bientôt proposer des activités en réalité virtuelle et un cinéma équipé de sièges hydrauliques qui réagissent au film…

(Correction : Des lecteurs nous signalent que le premier laser game de Tahiti avait ouvert à Faa'a, quartier Heiri, mais a fermé depuis)

Voilà un lancement surprise qui devrait plaire à beaucoup de monde en ce début de grandes vacances. L'entreprise Food Game 7D vient d'ouvrir ses portes avec un produit unique au fenua : un laser game.
Le principe est simple : jusqu'à 20 joueurs sont équipés d'armes factices qui tirent un laser de faible puissance. Si un joueur touche l'arme d'un de ses adversaires, il marque un point et sa "victime" ne peut plus tirer pendant quelques secondes. On peut jouer en équipes, en solo, ou même privatiser la salle pour un événement.

La partie dure 20 minutes dans une salle climatisée de 400 m², éclairée à la lumière noire, avec des effets de fumigènes et bourrée de recoins où s'abriter, de plates-formes pour jouer au sniper et de couloirs où tendre des embuscades à ses adversaires… Le centre de loisir profite de la franchise officielle Star Wars, donc la décoration est pleine de références aux films, entre le Storm Trooper à l'entrée, R2D2 le robot ou les vaisseaux spatiaux mythique des films.

La jeune société ne va pas s'arrêter là puisque d'ici septembre elle va installer un espace restauration, une salle de jeux en réalité virtuelle, un simulateur de vol et une petite salle de cinéma avec des sièges hydrauliques "comme au Futuroscope" selon le créateur et gérant de Food Game 7D, Samir Zahour.

Ce dernier vit à Tahiti depuis 15 ans et travaillait jusque-là comme commercial indépendant. Ce projet lui a pris un an à monter entièrement avec un associé, pour un investissement total de 42 millions de francs qui va créer 10 emplois d'ici la fin de l'année.

Les dates

4 juillet
Oscar Temaru : "nous sommes en pleine néo colonisation".
Alors que le Tavini Huiraatira fait circuler une pétition pour que les essais nucléaires, dont on a fêté le 51e anniversaire du premier tir le 2 juillet dernier, soient reconnus par l’État français au titre de "crimes contre l’humanité".

4 juillet
Office religieux en hommage à Albéric Riveta

Le soldat de 1ère classe Albéric Riveta, du 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers, a été retrouvé en arrêt cardio respiratoire le 17 juin lors d'un saut en opération au Mali.

7 juillet
Moorea : des jeunes s'engagent pour sauver les coraux

Ils ont entre 15 et 24 ans et sont surfeurs, pêcheurs et amoureux de l'océan. Une dizaine de jeunes originaires de Moorea ont monté une association pour financer des programmes de replantation du corail sur l'île sœur : Moorea Coral Gardeners.

10 juillet
Le colonel Caudrelier et le commissaire Perrault quittent le fenua

Le commandant de la gendarmerie pour la Polynésie française et le directeur de la sécurité publique (DSP) achèvent leur mission après quatre ans de bons et loyaux services.

18 juillet
Plage de Tema'e : déjà 6000 signataires à la pétition

Dimanche, la pétition "Sauvons la Plage et la Cocoteraie de Tema’e à Moorea" a atteint les 6 000 signatures. Lors de ce 4ème week-end de sensibilisation sur la plage, les bénévoles de l’Association Habitants de Tema’e Moorea ont présenté le projet qu'ils souhaitent voir réalisé sur cet espace utilisé comme plage publique.

19 juillet
Palmares Heiva I tahiti 2017: 1er prix en danse traditionnelle attribué à Tamariki Poerani

Après deux semaines de festivités, les resultats du Heiva I Tahiti 2017 sont tombés. C'est Tamariki Poerani qui remporte le premier prix dans la catégorie Hura Tau et la troupe Nuna'a e Hau qui remporte le premier prix dans la catégorie Hura ava Tau.

21 juillet
Interpellé avec un colt et plus de 7 millions en cash

Un homme d'une trentaine d'années était présenté, ce vendredi, devant le procureur de la République et le juge des libertés et de la détention, après 96 heures de garde à vue. Le prévenu a été interpellé lundi en possession de 6,5 millions de francs, 5 500 dollars US et un pistolet colt chargé.

26 juillet
Odeur de brûlé à bord, 60 touristes bloqués à Raiatea

Lundi soir, un avion Air Tahiti en provenance de Bora-Bora et transportant une soixantaine de passagers à son bord a du atterrir d'urgence à Raiatea, une forte odeur de brûlé ayant envahi la cabine. Les passagers, pour la plupart des touristes qui devaient prendre une correspondance sur un vol Air Tahiti Nui dans la soirée, ont été évacués de l'avion et ont été hébergés sur place pour être rapatriés ce mardi matin.

Les phrases du mois

"Je ne réponds pas aux menaces" (Damas Teuira, maire de Mahina)
Réaction du maire de Mahina, suite aux propos tenus par Denis Helme, président de l'association Te Arutaimareva.

"Si la mine a détruit Makatea, elle saura la reconstruire" (Julien Mai, maire délégué de Makatea)
À propos du projet de phosphate à Makatea.

"Parfois, on se sent très seul" (Nicole Sanquer, députée de la Polynésie française)
L'ancienne ministre de l’Éducation dressait son bilan.


Les chiffres clés du mois

- 68 : le nombre d'habitants à Makatea
- 835 millions débloqués pour la Polynésie à travers l'équivalent du fonds vert
- 40 grammes d'ice saisis à Huahine
- 943 millions débloqués pour le RSPF et l'oncologie par l’État



L'actu en image du mois

Les membres du nouveau bureau du Fare Vāna'a ont été reçus à la Présidence, le 19 juillet. Flora Devatine, qui a succédé à John Doom en tant que directrice de l’Académie, a ainsi pu présenter les membres du bureau composé d’Etienne Chimin, chancelier, Winston Pukoki, Johanna Nouveau, Mehao Huri, Virginia Teriimana et Yvette Temauri. Le président a rappelé toute l’importance qu’il attachait aux langues polynésiennes qui étaient le socle de notre culture. Il a également souhaité que l’Académie puisse être reconnue en tant qu’institution de la Polynésie française.
Les membres du nouveau bureau du Fare Vāna'a ont été reçus à la Présidence, le 19 juillet. Flora Devatine, qui a succédé à John Doom en tant que directrice de l’Académie, a ainsi pu présenter les membres du bureau composé d’Etienne Chimin, chancelier, Winston Pukoki, Johanna Nouveau, Mehao Huri, Virginia Teriimana et Yvette Temauri. Le président a rappelé toute l’importance qu’il attachait aux langues polynésiennes qui étaient le socle de notre culture. Il a également souhaité que l’Académie puisse être reconnue en tant qu’institution de la Polynésie française.

Le dessin de Munoz


Rédigé par Na M le Mardi 26 Décembre 2017 à 17:39 | Lu 241 fois





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