Tahiti, le 22 mai 2025 - Suite à la suppression du 29 juin de la liste des jours fériés et aux débats houleux qui ont animé la toile, Joinville Pomare dénonce les “enfantillages” des grands partis politiques locaux et exhorte la population à se rappeler de son histoire, celle du traité signé par le roi Pomare V. Et à ce titre, le descendant de la famille royale invite les Polynésiens à le rejoindre, le 29 juin prochain, pour manifester.
Le 6 mai dernier, à l'assemblée de la Polynésie française, la majorité Tāvini a obtenu la suppression du 29 juin – fête de l'autonomie – de la liste des jours fériés, pour le remplacer par le 20 novembre afin de célébrer l'entrée en période d'abondance, le Matari'i i ni'a. Adoptée à 38 voix contre 18, la décision a beaucoup fait réagir. Du côté de l'opposition, on dénonce une énième tentative de “gommer des faits importants de l'histoire” du Pays, tandis que pour le Tāvini, on préfère mettre l'accent sur l'importance de célébrer le Matari'i i ni'a, tout en expliquant que maintenir le 29-Juin serait trop coûteux pour l'économie du Pays. Des “enfantillages” pour Joinville Pomare, spectateur agacé, qui estime que les deux camps se fourvoient. Et le descendant de l'illustre famille royale a d'ailleurs tenu, ce jeudi, à mettre les points sur les “i” à l'occasion d'une conférence de presse.
“Nous sommes ici aujourd'hui suite à la petite polémique initiée par l'assemblée de la Polynésie française, mais je ne vais même pas en parler car c'est de l'enfantillage”, regrette Joinville Pomare, qui tient à rappeler l'importance de cette date. “Nous, nous demandons à ce que cette date du 29 juin (1880 NDLR) soit respectée par rapport au traité signé par Pomare V, car il est très important. Il a été signé à l'Assemblée nationale, au Sénat et par Jules Grévy, président de la République française à l'époque.” D'autant que selon Joinville Pomare, le texte fait état de nombreuses réserves quant à l'annexion de la Polynésie par la France. “Nous voulons que les affaires foncières et la justice foncière restent dans les mains du Tahitien. De nombreuses réserves ont été demandées à l'époque par le roi Pomare V. Mais la France, comme à son habitude, a grignoté sur ces réserves”, accuse le descendant de la famille royal.
L'homme va même plus loin et affirme qu’“aujourd'hui, les Polynésiens sont pauvres, mendiants, malades même pour certains à cause des essais nucléaires. Ce ne serait jamais arrivé si les conditions du traité avaient été respectées. (...) Nos cousins māori ont eux aussi signé un traité (The Treaty of Waitangi, 1840, NDLR) et aujourd'hui, ils sont riches car leur traité a été respecté. Nous, aujourd'hui, on est pauvres”, souligne Joinville Pomare. “Notre peuple est pauvre à cause de la politique. Par le passé, aucun député ou sénateur, qu'il soit autonomiste ou indépendantiste, n'a tenté de faire respecter notre traité à l'Assemblée nationale ou au Sénat.” Et Joinville Pomare prévient que le 29 juin prochain – “et tous les 29 juin à venir” –, ses militants et lui-même manifesteront pour s'assurer que personne n'oublie l'importance de ce traité. L'heure et le lieu de la manifestation seront communiqués ultérieurement.
Le 6 mai dernier, à l'assemblée de la Polynésie française, la majorité Tāvini a obtenu la suppression du 29 juin – fête de l'autonomie – de la liste des jours fériés, pour le remplacer par le 20 novembre afin de célébrer l'entrée en période d'abondance, le Matari'i i ni'a. Adoptée à 38 voix contre 18, la décision a beaucoup fait réagir. Du côté de l'opposition, on dénonce une énième tentative de “gommer des faits importants de l'histoire” du Pays, tandis que pour le Tāvini, on préfère mettre l'accent sur l'importance de célébrer le Matari'i i ni'a, tout en expliquant que maintenir le 29-Juin serait trop coûteux pour l'économie du Pays. Des “enfantillages” pour Joinville Pomare, spectateur agacé, qui estime que les deux camps se fourvoient. Et le descendant de l'illustre famille royale a d'ailleurs tenu, ce jeudi, à mettre les points sur les “i” à l'occasion d'une conférence de presse.
“Nous sommes ici aujourd'hui suite à la petite polémique initiée par l'assemblée de la Polynésie française, mais je ne vais même pas en parler car c'est de l'enfantillage”, regrette Joinville Pomare, qui tient à rappeler l'importance de cette date. “Nous, nous demandons à ce que cette date du 29 juin (1880 NDLR) soit respectée par rapport au traité signé par Pomare V, car il est très important. Il a été signé à l'Assemblée nationale, au Sénat et par Jules Grévy, président de la République française à l'époque.” D'autant que selon Joinville Pomare, le texte fait état de nombreuses réserves quant à l'annexion de la Polynésie par la France. “Nous voulons que les affaires foncières et la justice foncière restent dans les mains du Tahitien. De nombreuses réserves ont été demandées à l'époque par le roi Pomare V. Mais la France, comme à son habitude, a grignoté sur ces réserves”, accuse le descendant de la famille royal.
L'homme va même plus loin et affirme qu’“aujourd'hui, les Polynésiens sont pauvres, mendiants, malades même pour certains à cause des essais nucléaires. Ce ne serait jamais arrivé si les conditions du traité avaient été respectées. (...) Nos cousins māori ont eux aussi signé un traité (The Treaty of Waitangi, 1840, NDLR) et aujourd'hui, ils sont riches car leur traité a été respecté. Nous, aujourd'hui, on est pauvres”, souligne Joinville Pomare. “Notre peuple est pauvre à cause de la politique. Par le passé, aucun député ou sénateur, qu'il soit autonomiste ou indépendantiste, n'a tenté de faire respecter notre traité à l'Assemblée nationale ou au Sénat.” Et Joinville Pomare prévient que le 29 juin prochain – “et tous les 29 juin à venir” –, ses militants et lui-même manifesteront pour s'assurer que personne n'oublie l'importance de ce traité. L'heure et le lieu de la manifestation seront communiqués ultérieurement.





























