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Il menace sa femme avec une hache


Tahiti, le 9 mars 2026 - Un homme de 48 ans a été jugé lundi en comparution immédiate pour répondre de violences avec arme et de menaces de mort. Des faits commis sur sa compagne en présence de deux enfants qui lui ont valu deux ans de prison avec sursis probatoire.

Le tribunal correctionnel a jugé lundi en comparution immédiate un homme de 48 ans qui était jusque-là uniquement connu de la justice pour des infractions routières. Les faits s'étaient déroulés le 5 mars dernier au domicile de la compagne du prévenu. Après avoir bu durant toute la journée, le quadragénaire s'en était pris à sa compagne à laquelle il reprochait de ne pas bien s'occuper de sa petite-fille. Après lui avoir mis une claque sur le front, l'individu avait saisi une hache et s'était mis à la poursuivre en déclarant qu'il allait la “tuer” et la “découper en morceaux”. La malheureuse avait réussi à se cacher avant que les forces de l'ordre interviennent.

Placé en garde à vue, le prévenu avait reconnu les faits “a minima” en expliquant qu'il avait pris la hache “juste” pour faire “peur” à la victime. “C'est le ‘juste’ qui ne va pas Monsieur, il s'agissait d'une scène de terreur”, a asséné la présidente du tribunal lors de l'audience lundi en rappelant que, selon les témoins de la scène, le prévenu aurait tué la victime s'il l'avait trouvée. Interrogé, l’intéressé a assuré : “Je ne suis pas capable de la tuer, je n'ai pas le courage”.

Exécution provisoire requise

Tout comme l'avait fait remarquer la présidente du tribunal, le procureur de la République a lui aussi insisté lors de ses réquisitions sur la “scène de terreur” imposée par le prévenu à sa compagne et à ses proches. “Il a suscité beaucoup d'émotion et de peur et a menacé d'attenter à leur vie.” Avant de requérir 18 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans assortis de l’exécution provisoire et de l'obligation de travailler et de se soigner, il a demandé au tribunal de prononcer une peine “adaptée” pour que la victime retrouve une “forme de sérénité”.

Me Sylvain Fromaigeat, l'avocat du prévenu, a ensuite pris la parole pour rappeler que son client n'avait jamais été condamné pour des faits liés à de la violence. Il a également insisté sur “l'alcoolisme” de son client en affirmant que ce dernier était donc malade.

Après en avoir délibéré, le tribunal correctionnel a finalement condamné le quadragénaire à deux ans de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, tel que requis par le parquet.

Rédigé par Garance Colbert le Lundi 9 Mars 2026 à 18:26 | Lu 568 fois