Le tribunal correctionnel a jugé lundi en comparution immédiate un homme de 48 ans qui était jusque-là uniquement connu de la justice pour des infractions routières. Les faits s'étaient déroulés le 5 mars dernier au domicile de la compagne du prévenu. Après avoir bu durant toute la journée, le quadragénaire s'en était pris à sa compagne à laquelle il reprochait de ne pas bien s'occuper de sa petite-fille. Après lui avoir mis une claque sur le front, l'individu avait saisi une hache et s'était mis à la poursuivre en déclarant qu'il allait la “tuer” et la “découper en morceaux”. La malheureuse avait réussi à se cacher avant que les forces de l'ordre interviennent.
Placé en garde à vue, le prévenu avait reconnu les faits “a minima” en expliquant qu'il avait pris la hache “juste” pour faire “peur” à la victime. “C'est le ‘juste’ qui ne va pas Monsieur, il s'agissait d'une scène de terreur”, a asséné la présidente du tribunal lors de l'audience lundi en rappelant que, selon les témoins de la scène, le prévenu aurait tué la victime s'il l'avait trouvée. Interrogé, l’intéressé a assuré : “Je ne suis pas capable de la tuer, je n'ai pas le courage”.
Exécution provisoire requise
Tout comme l'avait fait remarquer la présidente du tribunal, le procureur de la République a lui aussi insisté lors de ses réquisitions sur la “scène de terreur” imposée par le prévenu à sa compagne et à ses proches. “Il a suscité beaucoup d'émotion et de peur et a menacé d'attenter à leur vie.” Avant de requérir 18 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans assortis de l’exécution provisoire et de l'obligation de travailler et de se soigner, il a demandé au tribunal de prononcer une peine “adaptée” pour que la victime retrouve une “forme de sérénité”.
Me Sylvain Fromaigeat, l'avocat du prévenu, a ensuite pris la parole pour rappeler que son client n'avait jamais été condamné pour des faits liés à de la violence. Il a également insisté sur “l'alcoolisme” de son client en affirmant que ce dernier était donc malade.
Après en avoir délibéré, le tribunal correctionnel a finalement condamné le quadragénaire à deux ans de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, tel que requis par le parquet.





























