Henri Flohr, maire sortant et tête de liste de Hotu rau no Hitia’a o te Ra (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 11 mars 2026 – Pilier du conseil municipal depuis quatre décennies, Henri Flohr brigue une nouvelle mandature avec Hotu rau no Hitia’a o te Ra. Face aux critiques, il défend un bilan “à la hauteur de nos moyens”, évoquant sa volonté de “terminer” les travaux d’adduction en eau potable et de poursuivre la rénovation des écoles. Pour financer les projets propres à Hitia’a, Mahaena et Tiarei – qu’il propose de “lister” par ordre de priorité dès les premiers conseils municipaux –, il mise sur le potentiel de développement touristique et fiscal de la vallée de Papeno’o.
Originaire des îles Sous-le-Vent, Henri Flohr est l’aîné d’une fratrie de 14 enfants. Papeno’o et Hitia’a o te Ra sont ses communes de cœur depuis qu’il y a rencontré son épouse, suite à la mutation de sa mère, qui était enseignante. Père de trois enfants, il a exercé plusieurs métiers : réceptionniste de nuit à l’hôtel Tahara’a, puis agent de recouvrement et enfin clerc d’huissier pendant 13 ans. L’appel de la politique, au début des années 1980, a été plus fort. “Ce sont des anciens de Papeno’o qui sont venus me voir pour me proposer d’être colistier sur la liste du Tahoera’a, à l’époque. Après plusieurs rencontres, j’ai fini par accepter”, se souvient-il. Premier adjoint dès sa première mandature, il remporte le siège de maire en 1989 et plusieurs fois par la suite, soit plus de quatre décennies de présence au conseil municipal de Hitia’a o te Ra. “Fidèle autonomiste”, il est aussi représentant à l’assemblée de la Polynésie française sur les bancs du Tapura.
Originaire des îles Sous-le-Vent, Henri Flohr est l’aîné d’une fratrie de 14 enfants. Papeno’o et Hitia’a o te Ra sont ses communes de cœur depuis qu’il y a rencontré son épouse, suite à la mutation de sa mère, qui était enseignante. Père de trois enfants, il a exercé plusieurs métiers : réceptionniste de nuit à l’hôtel Tahara’a, puis agent de recouvrement et enfin clerc d’huissier pendant 13 ans. L’appel de la politique, au début des années 1980, a été plus fort. “Ce sont des anciens de Papeno’o qui sont venus me voir pour me proposer d’être colistier sur la liste du Tahoera’a, à l’époque. Après plusieurs rencontres, j’ai fini par accepter”, se souvient-il. Premier adjoint dès sa première mandature, il remporte le siège de maire en 1989 et plusieurs fois par la suite, soit plus de quatre décennies de présence au conseil municipal de Hitia’a o te Ra. “Fidèle autonomiste”, il est aussi représentant à l’assemblée de la Polynésie française sur les bancs du Tapura.
Bilan et investissements
De retour à la tête de la commune de 2020 à 2026, le maire sortant de 74 ans est critiqué par ses quatre opposants en lice pour les élections municipales. Dans sa profession de foi, il souligne lui-même les “attentes”, voire les “déceptions” de la population, et sa volonté de “rétablir la confiance par la clarté, la proximité et la régularité des échanges”. Interrogé sur le sujet, il défend toutefois son bilan marqué par un démarrage difficile en pleine crise sanitaire : “Eau, bâtiments, engins, cimetières : on a investi 3 milliards de francs dans tous nos projets en cinq ans. Il ne faut pas dire qu’il ne se passe rien ! C’est facile de parler quand on écoute certains. On fait à la hauteur de nos moyens. On a bossé pour aller chercher de l’argent pour étoffer le budget en investissements”, indique Henri Flohr, citant notamment les centimes additionnels de Marama Nui et les loyers des câbles Honotua et Google.
Le candidat de Papeno’o met l’accent sur les trois autres communes associées. À Hitia’a, “il reste 2 ou 3 km de conduites d’eau à rénover pour régler le problème des casses”. Il évoque aussi l’installation de Managaz en 2024 et d’une future station-service, ainsi que la construction du complexe sportif et la rénovation du pont de Vaiau’a par le Pays. À Mahaena, qui accueille un Fare Ora mêlant santé et administration, la nouvelle salle omnisports Manua sera inaugurée après les élections. À Tiarei, c’est le lancement d’un projet de galerie drainante qui devrait permettre d’augmenter le débit d’eau. À Papeno’o, Henri Flohr évoque la reconstruction du CJA et du Fare Paana, qui accueille les services techniques, des bureaux et des praticiens de santé. À l’échelle de Hitia’a o te Ra, il estime par ailleurs que “200 à 300 millions ont été engagés pour des travaux de rénovation dans nos écoles”.
Eau, éducation, développement économique
Tête de liste de Hotu rau no Hitia’a o te Ra, Henri Flohr est soutenu par une équipe de 33 colistiers, menée par Philippe Tagaroa à Tiarei, Abel Tehotu à Mahaena et Moroni Toa à Hitia’a, qui occupent actuellement des postes d’adjoints au maire. Concernant les priorités, Henri Flohr annonce d’emblée son approche : “Si nous sommes réélus, j’ai prévu de réunir rapidement le conseil municipal pour lister les priorités dans chaque commune associée pour tout chiffrer et travailler dessus avec des bureaux d’études. Et la continuité de nos priorités, c’est l’eau potable : il faut terminer !”
Continuer à rénover les écoles, régler les problèmes de transports communaux qui freinent les sorties scolaires, mais aussi construire des marchés ou centres artisanaux à Anapu, Onohea et à la mairie de Hitia’a, qui doit être réhabilitée : voici quelques-uns des projets cités. Pour les financer, Henri Flohr mise sur le potentiel de la vallée de Papeno’o : “Notre projet, c’est le développement économique, touristique et culturel de la vallée de Papeno’o qui accueille 30.000 à 35.000 visiteurs par an.” Le candidat s’appuie sur l’article 43-2 pour tenter de mettre en place de nouvelles taxes touristiques et hydroélectriques. Favorable à l’installation de gardes champêtres depuis le drame du 6 novembre 2022, il n’en oublie pas les aspects environnementaux et sécuritaires “avec le soutien du Pays et de l’État”.
Concernant la jeunesse, il revient sur les blocs de pierre polémiques en bord de route. “J’ai mis ces cailloux parce que la population n’en pouvait plus des nuisances sonores et de tout ce qui va avec ces rassemblements. Je suis d’accord pour travailler avec nos car-bass de Hitia’a o te Ra, sous certaines conditions à définir”, explique Henri Flohr, qui aurait identifié un terrain à Papeno’o.
Les projets de Hotu rau no Hitia’a o te Ra
Quelques-uns des projets listés dans le programme de Hotu rau no Hitia’a o te Ra :
Eau et assainissement : finalisation complète du réseau hydraulique et sécurisation de la distribution en eau ; plan pluriannuel d’amélioration de l’assainissement.
Gestion des déchets : dispositif renforcé de tri ; sensibilisation des familles.
Infrastructures et urbanisme : rénovation des ponts et routes communales ; déploiement d’un plan d’éclairage public ; modernisation des mairies ; et amélioration des services communaux.
Développement agricole et économique : mise en exploitation des 27 hectares à Hitia’a ; création de marchés locaux ; développement de la vallée de Papeno’o ; soutien aux projets hydroélectriques.
Santé et action sociale : demande d’intégration de la compétence partagée avec le Pays (article 43-2) ; mise en place de transport pour faciliter l’accès aux services.
Sécurité et prévention : renforcement des moyens de sécurité civile ; création de zones d’évacuation en cas de tsunami.
Éducation et jeunesse : rénovation des établissements scolaires ; favoriser les formations concrètes ; soutien à la recherche d’emploi et entrepreneuriat.
Eau et assainissement : finalisation complète du réseau hydraulique et sécurisation de la distribution en eau ; plan pluriannuel d’amélioration de l’assainissement.
Gestion des déchets : dispositif renforcé de tri ; sensibilisation des familles.
Infrastructures et urbanisme : rénovation des ponts et routes communales ; déploiement d’un plan d’éclairage public ; modernisation des mairies ; et amélioration des services communaux.
Développement agricole et économique : mise en exploitation des 27 hectares à Hitia’a ; création de marchés locaux ; développement de la vallée de Papeno’o ; soutien aux projets hydroélectriques.
Santé et action sociale : demande d’intégration de la compétence partagée avec le Pays (article 43-2) ; mise en place de transport pour faciliter l’accès aux services.
Sécurité et prévention : renforcement des moyens de sécurité civile ; création de zones d’évacuation en cas de tsunami.
Éducation et jeunesse : rénovation des établissements scolaires ; favoriser les formations concrètes ; soutien à la recherche d’emploi et entrepreneuriat.
Culture et environnement : création de villages culturels ; soutien aux associations culturelles et sportives ; programme durable de nettoyage et de protection des plages.




























