Noel Faahu Vaki, directrice de l'école Tuterai Tane à Pirae a soutenu ses enseignants en grève contre les conditions de travail dans l'enseignement du premier degré ce mardi 8 février.
Tahiti, le 3 février 2026 - Deux écoles sur trois ont été perturbées par la grève des enseignants du premier degré ce mardi, à Pirae. Pirae Ta'aone n'a pas ouvert ses portes, à la suite d’un arrêté pour manque d'enseignants. Du côté de Tuterai Tane, plusieurs classes ont été fermées et plus de la moitié des élèves sont restés à la maison. D'autres ont été répartis dans les classes de leurs petits camarades.
La cour de l'école primaire Tuterai Tane grouille d'enfants qui courent ou patientent pendant la récréation de 10 heures, ce mardi matin. Aujourd'hui, seul un tiers des élèves sont présents. En cause : les classes de maternelle sont fermées, tout comme celle de CP et l'une des deux classes de CE2.
La grève d'un jour, lancée à l’appel de l’intersyndicale de l’Éducation nationale, touche plusieurs communes de Tahiti, comme d'autres territoires d'outre-mer. Les revendications portent sur des conditions de travail jugées déplorables et sur la mise en place d'un décret modifiant les conditions de congés maladie des fonctionnaires.
À Ta'aone, la fermeture a été actée par arrêté du maire, tout comme dans 35 autres écoles de Polynésie. Beaucoup de parents qui travaillent et n’ont pas eu de solution alternative pour garder leurs enfants. À Tuterai Tane, au total, 16 écoliers ont été répartis dans d'autres classes. Certains y trouvent tout de même leur compte. “C'est mieux, l'école, aujourd'hui !” s'exclame un élève de CE2 qui ne cache pas sa satisfaction, accueilli dans l'autre classe du même niveau. “Ça ne change pas trop”, ajoute un autre élève, moins convaincu.
“Ce n'était pas la panique”
La situation a été encadrée et placée sous le contrôle de Noël Faahu Vaki, directrice de l'école primaire. “Non, ce n'était pas la panique ce matin. On a équilibré les classes”, sourit-elle. Seulement trois ou quatre élèves ont dû être intégrés dans d'autres classes.
“Ce matin, on a dit aux parents : ‘Vous voyez, l'école est ouverte. Si votre enfant vient, il sera dans une autre classe’”, explique-t-elle à l'accueil. La directrice soutient elle-même la grève, tout comme la mairie.
“C'est un droit pour les enseignants, ils ont pu être solidaires avec les autres collègues d'outre-mer. Les problématiques sont les mêmes pour tous. Ce n'est pas la première fois qu'on revendique cette année, mais c'est la première fois que l'on fait grève”, souligne-t-elle, insistant sur le caractère inédit du mouvement.
Côté infrastructures, il reste à climatiser les classes de maternelle, un chantier qui devrait aboutir prochainement selon la direction. Mais l'urgence concerne une fuite d'eau dans la bibliothèque. “Elle est mouillée depuis les intempéries des dernières semaines, on ne peut pas l'utiliser”, se désole-t-elle, tout en reconnaissant qu'il y a sûrement d'autres priorités avant celle de la bibliothèque.
La cour de l'école primaire Tuterai Tane grouille d'enfants qui courent ou patientent pendant la récréation de 10 heures, ce mardi matin. Aujourd'hui, seul un tiers des élèves sont présents. En cause : les classes de maternelle sont fermées, tout comme celle de CP et l'une des deux classes de CE2.
La grève d'un jour, lancée à l’appel de l’intersyndicale de l’Éducation nationale, touche plusieurs communes de Tahiti, comme d'autres territoires d'outre-mer. Les revendications portent sur des conditions de travail jugées déplorables et sur la mise en place d'un décret modifiant les conditions de congés maladie des fonctionnaires.
À Ta'aone, la fermeture a été actée par arrêté du maire, tout comme dans 35 autres écoles de Polynésie. Beaucoup de parents qui travaillent et n’ont pas eu de solution alternative pour garder leurs enfants. À Tuterai Tane, au total, 16 écoliers ont été répartis dans d'autres classes. Certains y trouvent tout de même leur compte. “C'est mieux, l'école, aujourd'hui !” s'exclame un élève de CE2 qui ne cache pas sa satisfaction, accueilli dans l'autre classe du même niveau. “Ça ne change pas trop”, ajoute un autre élève, moins convaincu.
“Ce n'était pas la panique”
La situation a été encadrée et placée sous le contrôle de Noël Faahu Vaki, directrice de l'école primaire. “Non, ce n'était pas la panique ce matin. On a équilibré les classes”, sourit-elle. Seulement trois ou quatre élèves ont dû être intégrés dans d'autres classes.
“Ce matin, on a dit aux parents : ‘Vous voyez, l'école est ouverte. Si votre enfant vient, il sera dans une autre classe’”, explique-t-elle à l'accueil. La directrice soutient elle-même la grève, tout comme la mairie.
“C'est un droit pour les enseignants, ils ont pu être solidaires avec les autres collègues d'outre-mer. Les problématiques sont les mêmes pour tous. Ce n'est pas la première fois qu'on revendique cette année, mais c'est la première fois que l'on fait grève”, souligne-t-elle, insistant sur le caractère inédit du mouvement.
Côté infrastructures, il reste à climatiser les classes de maternelle, un chantier qui devrait aboutir prochainement selon la direction. Mais l'urgence concerne une fuite d'eau dans la bibliothèque. “Elle est mouillée depuis les intempéries des dernières semaines, on ne peut pas l'utiliser”, se désole-t-elle, tout en reconnaissant qu'il y a sûrement d'autres priorités avant celle de la bibliothèque.




























