Tahiti, le 2 février 2026 - Dans de nombreux établissements scolaires de Polynésie, les élèves de maternelle et de primaire ne prendront pas leur sac à dos ce mardi matin. En cause : un mouvement de grève des enseignants du premier degré pour dénoncer leurs conditions de travail, jugées dégradées dans l’ensemble des territoires d’Outre-mer.
“Toutes les écoles d’Outre-mer disent stop aux injustices : moyens, dignité, égalité maintenant”. Voici le slogan porté par ce mouvement social d’ampleur.
Cette première mobilisation de l’année en Polynésie concerne ce mardi 3 février plusieurs communes, notamment Papeete, Punaauia, Pirae ou encore Bora Bora.
À l’origine de ce mouvement, un “cri d’alarme” des enseignants au niveau national, relayé par le syndicat FSU-SNUipp Polynésie.
“On dénonce les conditions de travail et le fonctionnement des instances qui traitent de l’hygiène et de la sécurité”, affirme le syndicat. Parmi les difficultés évoquées : la chaleur dans les écoles, l’absence de climatisation dans certains établissements, un manque de dispositifs de sécurité ou encore la pression hiérarchique.
Le décret sur les congés maladie au cœur des revendications
Cette mobilisation trouve aussi un point d’ancrage important dans l’application du décret n°2024-641 du 27 juin 2024, relatif au régime de certains congés pour raison de santé des fonctionnaires et agents contractuels de l’État. Ce texte modifie les règles de rémunération en cas d’arrêt maladie, notamment pour les agents des territoires ultramarins. Il requalifie la prime de vie chère en indemnité, ce qui peut entraîner sa suppression partielle ou totale lors de certains congés, comme le congé de longue maladie. Une mesure perçue comme une perte de droits par les syndicats.
Autre point de tension : l’accompagnement des enseignants lors des évacuations sanitaires vers la métropole. Selon les syndicats, il est difficile d’obtenir des informations : “Avec le décalage horaire, il est compliqué de joindre la mutuelle MGEN”, déplorent-ils.
Un mouvement appelé à se poursuivre
Plusieurs mairies ont annoncé la fermeture de certaines écoles, parfois en majorité.
À Punaauia, par exemple, trois écoles sur dix seront fermées. “Nous sommes garants de la sécurité des enfants. S’il n’y a pas de professeur pour les encadrer, le risque est trop important”, souligne la municipalité.
Dans les établissements restant ouverts, des regroupements d’élèves sont prévus. Les parents ont été informés que cette journée ne se déroulera pas dans des conditions d’enseignement habituelles.
Les communes rappellent également que lorsqu’un enfant ne déjeune pas à la cantine en raison de la grève ou d’une fermeture d’école, le montant du repas est automatiquement déduit de la facture.
En Polynésie, comme dans d’autres territoires d’Outre-mer (Martinique, Mayotte, Guadeloupe…), il s’agit d’une première action, mais les syndicats préviennent qu’elle pourrait être suivie d’autres mobilisations si leurs revendications ne sont pas entendues.
L’intersyndicale demande que “l’État prenne en compte les spécificités de l’Outre-mer”.
Des audiences ont déjà eu lieu avec le ministère de l’Éducation nationale chargé des Outre-mer. Les grévistes attendent désormais des réponses concrètes.
En outre, la date de mobilisation n’est pas anodine : elle intervient à six semaines des élections municipales, avec l’objectif affiché de “faire pression sur les élus”.
À noter enfin que l’ancien ministre des Outre-mer, aujourd’hui sénateur de Guadeloupe, Victorin Lurel, a apporté son soutien au mouvement.
“Toutes les écoles d’Outre-mer disent stop aux injustices : moyens, dignité, égalité maintenant”. Voici le slogan porté par ce mouvement social d’ampleur.
Cette première mobilisation de l’année en Polynésie concerne ce mardi 3 février plusieurs communes, notamment Papeete, Punaauia, Pirae ou encore Bora Bora.
À l’origine de ce mouvement, un “cri d’alarme” des enseignants au niveau national, relayé par le syndicat FSU-SNUipp Polynésie.
“On dénonce les conditions de travail et le fonctionnement des instances qui traitent de l’hygiène et de la sécurité”, affirme le syndicat. Parmi les difficultés évoquées : la chaleur dans les écoles, l’absence de climatisation dans certains établissements, un manque de dispositifs de sécurité ou encore la pression hiérarchique.
Le décret sur les congés maladie au cœur des revendications
Cette mobilisation trouve aussi un point d’ancrage important dans l’application du décret n°2024-641 du 27 juin 2024, relatif au régime de certains congés pour raison de santé des fonctionnaires et agents contractuels de l’État. Ce texte modifie les règles de rémunération en cas d’arrêt maladie, notamment pour les agents des territoires ultramarins. Il requalifie la prime de vie chère en indemnité, ce qui peut entraîner sa suppression partielle ou totale lors de certains congés, comme le congé de longue maladie. Une mesure perçue comme une perte de droits par les syndicats.
Autre point de tension : l’accompagnement des enseignants lors des évacuations sanitaires vers la métropole. Selon les syndicats, il est difficile d’obtenir des informations : “Avec le décalage horaire, il est compliqué de joindre la mutuelle MGEN”, déplorent-ils.
Un mouvement appelé à se poursuivre
Plusieurs mairies ont annoncé la fermeture de certaines écoles, parfois en majorité.
À Punaauia, par exemple, trois écoles sur dix seront fermées. “Nous sommes garants de la sécurité des enfants. S’il n’y a pas de professeur pour les encadrer, le risque est trop important”, souligne la municipalité.
Dans les établissements restant ouverts, des regroupements d’élèves sont prévus. Les parents ont été informés que cette journée ne se déroulera pas dans des conditions d’enseignement habituelles.
Les communes rappellent également que lorsqu’un enfant ne déjeune pas à la cantine en raison de la grève ou d’une fermeture d’école, le montant du repas est automatiquement déduit de la facture.
En Polynésie, comme dans d’autres territoires d’Outre-mer (Martinique, Mayotte, Guadeloupe…), il s’agit d’une première action, mais les syndicats préviennent qu’elle pourrait être suivie d’autres mobilisations si leurs revendications ne sont pas entendues.
L’intersyndicale demande que “l’État prenne en compte les spécificités de l’Outre-mer”.
Des audiences ont déjà eu lieu avec le ministère de l’Éducation nationale chargé des Outre-mer. Les grévistes attendent désormais des réponses concrètes.
En outre, la date de mobilisation n’est pas anodine : elle intervient à six semaines des élections municipales, avec l’objectif affiché de “faire pression sur les élus”.
À noter enfin que l’ancien ministre des Outre-mer, aujourd’hui sénateur de Guadeloupe, Victorin Lurel, a apporté son soutien au mouvement.
Les écoles fermées :
- Teva I Uta - Mairipehe
- Papeete - Paofai
- Papeete - groupe scolaire Mamao/Tamatini
- Papara - Apatea
- Punaauia - Maehaa Nui
- Punaauia - Manotahi
- Punavai - Plaine
- Pirae - Taaone
- Pirae - Tuterai Tane Primaire certains enseignants de la maternelle au CP seront en grève. Le service d’accueil des élèves sera assuré par le personnel enseignant non gréviste ou par la commune.
- Teavaro
- Haapiti
- Papetoai
- Paopao maternelle
- Paopao élémentaire
- Huahine - toutes les écoles maternelles, élémentaires et CJA
- Bora Bora - l’école primaire Temarutuitui de Faanui
- Bora Bora - Namaha 1, 2, 3, 4
- Teva I Uta - Mairipehe
- Papeete - Paofai
- Papeete - groupe scolaire Mamao/Tamatini
- Papara - Apatea
- Punaauia - Maehaa Nui
- Punaauia - Manotahi
- Punavai - Plaine
- Pirae - Taaone
- Pirae - Tuterai Tane Primaire certains enseignants de la maternelle au CP seront en grève. Le service d’accueil des élèves sera assuré par le personnel enseignant non gréviste ou par la commune.
- Teavaro
- Haapiti
- Papetoai
- Paopao maternelle
- Paopao élémentaire
- Huahine - toutes les écoles maternelles, élémentaires et CJA
- Bora Bora - l’école primaire Temarutuitui de Faanui
- Bora Bora - Namaha 1, 2, 3, 4





























