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Fidji: Le contre-amiral Bainimarama en Chine puis à Moscou



Fidji: Le contre-amiral Bainimarama en Chine puis à Moscou
SUVA, mardi 28 mai 2013 (Flash d’Océanie) – Le contre-amiral Franck Bainimarama, Premier ministre des îles Fidji, a entamé lundi un voyage officiel de cinq jours en Chine, où il devrait rencontrer mercredi les plus hauts dirigeants de cet État, dont le Président Xi Jinping et le chef du gouvernement, Li Keqiang.
Cette visite se fait à l’invitation du gouvernement de Pékin, a précisé lundi le ministère fidjien de l’information dans un communiqué.
Cette visite, selon Suva, « souligne le renforcement des relations déjà proches entre nos deux pays et reconnaît l’importance grandissante de Fidji en tant que leader régional dans le Pacifique ».
En Chine, M. Bainimarama devrait participer à plusieurs réunions internationales, dont la Foire Internationale Commerciales et des services et un Forum avec le gouvernement chinois.
La valeur des échanges commerciaux entre la Chine et le Pacific insulaire est actuellement estimée à quelque deux milliards de dollars US par an.

Rencontre annoncée avec Vladimir Poutine

M. Bainimarama poursuivra ensuite, après Pékin, par un autre déplacement officiel à Moscou, où il devrait rencontrer le Président Vladimir Poutine, selon les mêmes sources.

« Ces rencontres, avec les Présidences du Groupe Mélanésien Fer de Lance, du groupe G77 (au sein de l’ONU) et de l’organisation internationale sucrière, soulignent la politique étrangère robuste de Fidji (…) au-delà de ses partenaires traditionnels de développement de la région ».
Les relations avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont tendues depuis la prise de pouvoir du Contre-amiral, le 5 décembre 2006, par voie de putsch.
Depuis, malgré des rencontres trilatérales Australie/Nouvelle-Zélande/Fidji, au niveau ministériel, à partir de juillet 2012, au niveau ministériel, et des annonces de détente entre Suva et ses plus proches voisins, les tensions ne se sont pas estompées, en particulier avec l’Australie.
La nomination d’une Haut-commissaire (ambassadrice) australienne, qui entrait dans le cadre d’une série de gestes de bonne volonté de la part des trois capitales, Margaret Twomey, n’a pas été suivie de sa prise de fonction, à l’origine prévue pour février 2013.
Alors que Canberra avait cru bon de prendre les devants en annonçant cette nomination pour sa mission de Suva, le gouvernement fidjien n’a pas encore donné son agrément, suscitant la colère du ministre australien des affaires étrangères, Bob Carr.
Du côté de Suva, on déplore le maintien des sanctions et interdictions de visa pour les personnes jugées proches du gouvernement putschiste.
Depuis le putsch de 2006, par contre, les relations entre la Chine et Fidji sont allées d’embellie en embellie, Pékin apportant notamment une importante coopération sur de grands chantiers d’infrastructure, comme par exemple la construction de barrages hydroélectriques.
De retour à Fidji en fin de semaine, le Contre-amiral devrait, dans la foulée, présider à Nadi (Fidji) une réunion de l’organisation internationale sucrière, qui début lundi 3 juin 2013.
Fin mai 2013, la société exploitant la mine d’or de Vatukoula (centre de l’île principale de Fidji, Viti Levu), annonçait une entrée dans son capital de SCD Energy Inc, une société filiale du groupe minier chinois DRK Energy, à hauteur de près de 20 pour cent.
Cette société acquiert trente million d’action pour un montant annoncé de près de quinze millions d’euros, augmentant ainsi sa part en capitale à près de trente pour cent.
La transaction devrait être achevée le 17 juin 2013.

Plusieurs nations océaniennes, dont Fidji, Tonga et Samoa, ont déjà largement bénéficié, ces derrières années, de tels prêts, suscitant l’inquiétude de la part d’organismes financiers occidentaux, qui considèrent d’un mauvais œil ces taux d’endettement.
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, les autorités locales ont annoncé mi-mai 2013 le lancement d’un nouveau chantier chinois, concernant la construction d’un centre de conventions, à Port-Moresby, pour une somme d’une trentaine de millions de dollars US.
Suivant la procédure chinoise, c’est de la main d’œuvre de ce pays qui sera acheminée sur place par une société semi-publique, Jiangxi International Cooperation, rapporte le quotidien The National.

Prochain sommet Chine-Océanie

Par ailleurs, le gouvernement chinois a récemment annoncé la tenue de ce qui sera le premier sommet Chine-Océanie, début novembre 2013, dans la ville côtière de Guangzhou.
La date avancée jusqu’ici est le 9 novembre 2013.
Ce sommet devrait réunir la plupart des États insulaires océaniens, par ailleurs membres du Forum des Îles du Pacifique (FIP).
Pékin souligne que même les pays ne reconnaissant pas officiellement la Chine (pour cause de reconnaissance officielle de Taïwan, toujours considéré par Pékin comme une province rebelle en instance de réintégration), comme les îles Salomon, seront invités.
À cette occasion, le gouvernement chinois projette de faire de nouvelles annonces en matière d’aide au développement en faveur des petits États insulaires océaniens, y compris des prêts à taux préférentiels, à hauteur d’un milliard de dollars US, croit-on savoir du côté du FIP.

Ce format de sommet multilatéral entre grandes puissances et les pays océaniens, réunis en un seul endroit, a été adopté ces dernières années par plusieurs pays, dont le Japon.
La version française de ces sommets, lancée en juillet 2003 à Papeete (Polynésie française) sous la Présidence de Jacques Chirac, s’est poursuivie en juin 2006 à Paris, avec en corollaire l’inauguration du Musée du Quai Branly.
La dernière édition de ce sommet, en juillet 2009, a eu lieu à Nouméa (Nouvelle-Calédonie).
La France y était représentée par son ministre des affaires étrangères de l’époque, Bernard Kouchner, le Président d’alors, Nicolas Sarkozy n’ayant pas pu se libérer.
Suivant la fréquence triennale de ce sommet, une autre édition aurait dû avoir lieu en 2012, mais ce n’a pas été le cas.
Début 2013, une « hypothèse de travail » semblait encore être retenue pour « juin ou juillet 2013 à Paris ».
Cette option, qui reste à l’étude, pourrait d’ici être présentée au Président français, François Hollande, qui devrait arbitrer sur la question, indiquait-on on de source diplomatique.
« Si c’est oui, on passera à la vitesse supérieure, sinon on repoussera à 2014 », confiait la même source.

pad

Rédigé par PAD le Mardi 28 Mai 2013 à 06:43 | Lu 420 fois






1.Posté par Jean pierre BEAULIEU le 28/05/2013 16:28 | Alerter
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La c'est très net, les Chinois s'implantent partout ou ils peuvent, avec leur propre personnel Chinois, ils grignotent les actions d'entreprises de ses pays en difficulté financière, dés qu'ils auront 51% des entreprises des pays concernés ou quand les dettes de ces derniers seront trop élevées, ils seront les maitres des lieux et toujours avec une main d'œuvre importée de Chine.
Alain Pierrefitte était un visionnaire au sujet des Chinois (A lire "quand la Chine s'éveillera")

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