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Festival Eo Himene à Nuku Hiva : Du jamais vu aux marquises !



NUKU HIVA, le 26 mai 2014 - La première édition de ce grand festival de la musique marquisienne moderne, qui avait eu lieu les vendredi 23 et samedi 24 mai dernier dans la ville de Taiohaè, a été une totale réussite. Le comité organisateur avait mis les moyens pour faire de cette fête un évènement qui marque le commencement d’une nouvelle ère de la musique ènana.

Les avis sont unanimes, le premier Festival Eo Himene restera à jamais gravé dans la mémoire des artistes venus de Tahiti tout d’abord, mais surtout des talents marquisiens eux-mêmes. Des styles divers mais modernes ont été présentés. Du rock électro interprété avec brio par le groupe Kiva de Tuki Teikitohe, au métal pa’umotu grâce aux frères Salmon du groupe Tikahiri, l’ambiance était particulièrement « électrique » durant ces deux jours de fiesta. Tour à tour, la vingtaine d’artiste se sont succédés pour offrir aux marquisiens ce qui pouvait se faire de mieux à Tahiti.

Le groupe Pepena lors du check sound.
Le groupe Pepena lors du check sound.
Vendredi soir, un peu de nostalgie et de magie

Le Festival a été inauguré par le comité organisateur et le maire de la commune de Nuku Hiva, Benoît Kautai. Ce dernier avait rappelé l’importance d’un tel évènement pour la jeunesse marquisienne et leur talent. Et comme dans toute fête au henua ènana, l’ouverture des festivités s’est faite au son des pahu et des mave, éléments incontournables pour demander la bienveillance des dieux ancestraux.

Le public marquisien était ravi de retrouver Isidore Kohumoetini, venu tout spécialement de l’île de Ua pou, avec ses enfants pour interpréter quelques-unes de leurs plus belles mélodies. Un moment d’émotion pour ceux qui ont connu la belle époque des « Kanahau trio » connus à Tahiti. « Cela me rappelle quand j’étais jeune ici à Nuku hiva. C’était encore l’époque où il n’y avait pas de téléphone portable et, où il nous fallait presque cinq heures pour monter à Terre déserte (lieu où se trouve l’aérodrome de Nuku hiva : ndlr) » expliquait Tahia, une quinquagénaire.

Le groupe Tikahiri a tout simplement mis le feu sur scène avec leur style incomparable et décalé qui a beaucoup plu aux adolescents venus nombreux admirer Aroma et Mano Salmon. Comme Isidore Kohumoetini, le chanteur tahitien Andy Tupaia a ravivé de beaux souvenirs avec ses tubes standards. La gaieté des textes et la bonne humeur est venue du groupe Pepena.


Le chanteur Mata Nganahoa, lors de sa prestation à Nuku Hiva.
Le chanteur Mata Nganahoa, lors de sa prestation à Nuku Hiva.
Samedi soir, surprise venant de Tahiti et Hiva oa

La seconde soirée a vu l’avènement de « Mata Fenua ». Ce groupe de Hiva oa ( sud de l’archipel), de tendance Reggae et blues, existe depuis une dizaine d’année. Ils ont particulièrement touché le public avec leur dernier titre « Rari mai » dédié à un membre fondateur du groupe, Sako Scallamera, décédé il y a quelques temps. De son côté, Po’iti l’interprète du tube polynésien « kāmave », a su faire lever le public avec ses chansons très engagées.

Jean-Michel Ségur, un autre artiste d’origine métropolitaine mais installé depuis longue date à Nuku hiva, a présenté des titres alliant les rythmes tribaux et paroles mixtes (français et marquisiens). Parmi ses musiciens, un russe Maxime Yvanov a eu lui aussi l’occasion de chanter dans sa langue natale. Il fut suivi de Mélissa, une conteuse française qui s’était accompagnée d’un ukulele hawaien, véritable moment de poésie et d’humour « comme on les aime » nous confiait un des 200 voiliéristes ayant jeté l’ancre dans la baie de Taiohaè.

Mata Nganahoa, un enfant de l’île, avait fait le déplacement depuis Tahiti. Il voulait rendre hommage à son île, à son peuple. Parmi les derniers artistes, citons Fara Taupotini ou encore Moetai, l’un au style reggae et l’autre rock-jazzy ont fait découvrir d’autres facettes de la chanson marquisienne. Une sorte de d’adaptation des styles d’ailleurs pour mieux les jouer ici, dans leur langue et leur culture.

Enfin, les organisateurs qui ont fourni un énorme travail de préparation, ont regretté l’absence de Rataro lequel était pourtant annoncé depuis quelques semaines. « quel dommage ! » nous livrait un des organisateurs « Il s’est désisté au dernier moment sans même donner de raisons. Pour une fois qu’un tel évènement se passe aux marquises, il aurait pu être là, mais comme vous l’avez vu, la qualité était au rendez-vous. Ce n’était pas du tout un problème. » Voilà qui est dit.

Face au succès de cet évènement, le principal soutien à savoir la Communauté des communes (CODIM) a souhaité qu’il soit renouvelé sur une autre île, l’an prochaîn ou alors dans deux ans. L’idée étant de permettre au plus grand nombre de profiter de ce merveilleux moment de joie, de partage et de fête. Kaòha nui kōtou tō Nuku hiva i apuu mai iā mātou nei.

TP

Toute la population de l'île de Nuku hiva s'était déplacée pour honorer ce tout premier festival de la chanson moderne marquisienne.
Toute la population de l'île de Nuku hiva s'était déplacée pour honorer ce tout premier festival de la chanson moderne marquisienne.

Mata Nganahoa et son groupe de danses.
Mata Nganahoa et son groupe de danses.
Mata Nganahoa, accroupi en bas, a été l'un des artistes qui s'est produit sur la scène du paepae Temehea à Taiohaè. Malgré le peu de temps de préparation et un timing serré pour répéter avec ses charmantes danseuses, il a pu revenir chez lui (puisqu'originaire de l'île) grâce à la Banque de Polynésie, Gérard Siu, la Compagnie Aranui et Willy Chung sao. Des sponsors qui ont su répondre très rapidement à l'artiste.

Rédigé par TP le Mardi 27 Mai 2014 à 08:03 | Lu 1291 fois






1.Posté par vainakohu le 27/05/2014 21:19 | Alerter
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pourquoi le meme refrain, la codim souhaite délocalisé le festival eo himene, qu'est ce que çà vient faire la politique dans ce festival eo himene. pourquoi ne pas faire le festival de cannes aux marquises.
laissons les artistes libres de s'exprimés, rien n'empêche les autres iles de créer son propre festival dans d'autre domaine tel que le tatouage, la généalogie, les récits, les reportages etc...
a oho te ii

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