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Facebook a Google en ligne de mire



Facebook a Google en ligne de mire
NEW YORK, 2 février 2012 (AFP) - Le géant des réseaux sociaux Facebook, qui s'apprête à faire son entrée en Bourse, ne cache pas qu'il a Google en ligne de mire et les années qui viennent s'annoncent déterminantes pour couronner le roi d'internet.

Dans son dossier d'entrée en Bourse déposé mercredi, Facebook cite Google comme son principal concurrent, même s'il mentionne aussi, presque en passant, le géant des logiciels Microsoft et le site de microblogs Twitter, ainsi que des sociétés "plus petites" qu'il ne nomme pas.

"Certains concurrents, comme Google, pourraient utiliser leur position forte ou dominante dans un ou plusieurs marchés pour exploiter un avantage concurrentiel contre nous", s'inquiète Facebook dans la liste des "risques" pesant sur son activité.

Est particulièrement cité Google+, le modèle maison d'internet social ouvert au public en septembre qui compte déjà 90 millions d'utilisateurs, et l'intégration de ce type de service dans "les moteurs de recherche, navigateurs ou système d'exploitation pour appareils portables".

Google, né six ans plus tôt que Facebook, est le seul groupe qui ait à la fois un site social, un navigateur avec Chrome et un système d'exploitation avec Android, déjà dominant sur les téléphones portables, et en progression sur les tablettes.

Pour Michael Gartenberg, analyste au cabinet spécialisé Gartner, "il y a assurément des lignes de bataille qui sont en train d'être tracées", car "Google ne va sûrement pas rester passif et permettre à Facebook de devenir le centre de gravité d'internet".

Virginie Lazès, analyste à la banque d'affaires Bryan Garnier, note que tout l'enjeu de l'introduction en Bourse de Facebook, c'est son "potentiel éventuel de détrôner Google dans 2-3 ans".

"Facebook sera valorisé sur son potentiel de devenir le nouveau Google et donc d'avoir un chiffre d'affaires et une rentabilité à la Google dans deux ou trois ans. La clé, c'est de réussir à monétiser de plus en plus une audience qui ne l'est pas encore à son optimum", ajoute-t-elle.

Actuellement, les analystes évoquent une valorisation de 75 à 100 milliards de dollars pour Facebook, soit environ la moitié de celle de Google. Pourtant, le chiffre d'affaires annuel du nouveau venu est dix fois plus faible (3,71 milliards de dollars contre 37,91 mds) et le bénéfice net plus modeste encore (668 millions de dollars contre 9,744).

En termes d'audience, cependant, l'écart se réduit de plus en plus: 794 millions de visiteurs uniques par mois pour Facebook contre 1,09 milliard pour Google, selon les chiffres les plus récents du cabinet ComScore - mais 299 millions de minutes de consultation pour Facebook, contre seulement 226 millions pour Google.

Lou Kerner, spécialiste des "médias sociaux" chez SecondShares.com remarque en outre que certains sites de vente en ligne, comme Fab.Com, obtiennent déjà plus de trafic venu de Facebook que de Google.

Mais l'avènement du nouveau roi n'est pas pour tout de suite, remarque aussi M. Kerner: "la recherche rapporte encore beaucoup plus (de recettes publicitaires) que les encarts illustrés", et puis "la monétisation de l'internet mobile est toujours difficile". Or, sur les 845 millions d'utilisateurs revendiqués par Facebook, 425 millions sont des mobinautes.

"On s'est habitués à avoir des rois successifs d'internet", note M. Kerner, évoquant le portail Yahoo!, puis le moteur de recherches Google. "Maintenant, on entre dans une période où il y a deux rois du net".

chr/sl/bar

Rédigé par Par Charlotte RAAB le Jeudi 2 Février 2012 à 07:09 | Lu 402 fois






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