Tahiti le 16 juillet 2026. Motion de défiance, motion de renvoi, pour un même résultat, la demande de retour aux urnes. La solution la plus simple reste encore la démission collective des groupes qui souhaitent tout remettre à plat.
La politique, en Polynésie française, a toujours été un terreau fertile pour les étudiants en sciences politique ou en droit. Nul doute que la séquence que le Pays vit depuis près d’un mois maintenant va faire encore une fois couler beaucoup d’encre sur les copies.
La grande réforme stabilisatrice voulue par l’ancienne ministre des Outre-mer, Marie-Luce Penchard, en 2011, devait ancrer, souder, et rendre indéboulonnable le gouvernement en place. La prime majoritaire de 19 sièges (sur les 57 de l'assemblée) pour la liste arrivée en tête, le seuil de maintien au second tour à 12,5 % des suffrages exprimés, le maintien du président de l’assemblée de la Polynésie au perchoir pour la durée de son mandat... Autant d’armes qui devaient servir à une chose : Stabiliser durablement la vie politique locale et ne plus revivre les prises d’otages des années précédentes.
Mais voilà. Alors que l’Assemblée nationale se permet de fonctionner sans majorité à Paris, les élus de l’assemblée de la Polynésie française ont décidé d’en faire autant. Tony Géros, qui se targuait de ne pas vouloir en cette assemblée qu’une chambre d’enregistrement, a obtenu plus que ce qu’il désirait.
Avec la cassure au sein du Tavini, et la création du groupe A Fano Ti’a, soutenue par le président du Pays, Moetai Brotherson, Tarahoi a perdu la boussole. Textes rejetés, budgets éparpillés façon puzzle, passes d’armes à rallonge dans les débats… et désormais se dresse le choix entre deux motions. Le renvoi, ou la défiance. Les deux ayant pour seul objet la chute du gouvernement, l’installation d’un gouvernement de transition dont la seule visée serait de demander le retour aux urnes au président de la République.
Puisque les élus semblent n’avoir d’autre but que de demander aux électeurs de régler leurs conflits… qu’il aillent jusqu’au bout de leur logique et appliquent le scénario du tiers vacant ; c’est finalement la solution la plus simple.
Il faut que 19 élus manquent dans l’hémicycle. Si les élus du Tavini, du Tapura et de A Here ia Porinetia démissionnent et demandent à leurs suivants de liste d’en faire autant, l’affaire est dans le sac.
Alors, c’est moins propre qu’un recours législatif, ou toute autre bidouille statutaire, mais cela a le mérite de l’efficacité et cela mettrait, pour une fois, les élus devant leurs responsabilités.
Bertrand Prévost
La politique, en Polynésie française, a toujours été un terreau fertile pour les étudiants en sciences politique ou en droit. Nul doute que la séquence que le Pays vit depuis près d’un mois maintenant va faire encore une fois couler beaucoup d’encre sur les copies.
La grande réforme stabilisatrice voulue par l’ancienne ministre des Outre-mer, Marie-Luce Penchard, en 2011, devait ancrer, souder, et rendre indéboulonnable le gouvernement en place. La prime majoritaire de 19 sièges (sur les 57 de l'assemblée) pour la liste arrivée en tête, le seuil de maintien au second tour à 12,5 % des suffrages exprimés, le maintien du président de l’assemblée de la Polynésie au perchoir pour la durée de son mandat... Autant d’armes qui devaient servir à une chose : Stabiliser durablement la vie politique locale et ne plus revivre les prises d’otages des années précédentes.
Mais voilà. Alors que l’Assemblée nationale se permet de fonctionner sans majorité à Paris, les élus de l’assemblée de la Polynésie française ont décidé d’en faire autant. Tony Géros, qui se targuait de ne pas vouloir en cette assemblée qu’une chambre d’enregistrement, a obtenu plus que ce qu’il désirait.
Avec la cassure au sein du Tavini, et la création du groupe A Fano Ti’a, soutenue par le président du Pays, Moetai Brotherson, Tarahoi a perdu la boussole. Textes rejetés, budgets éparpillés façon puzzle, passes d’armes à rallonge dans les débats… et désormais se dresse le choix entre deux motions. Le renvoi, ou la défiance. Les deux ayant pour seul objet la chute du gouvernement, l’installation d’un gouvernement de transition dont la seule visée serait de demander le retour aux urnes au président de la République.
Puisque les élus semblent n’avoir d’autre but que de demander aux électeurs de régler leurs conflits… qu’il aillent jusqu’au bout de leur logique et appliquent le scénario du tiers vacant ; c’est finalement la solution la plus simple.
Il faut que 19 élus manquent dans l’hémicycle. Si les élus du Tavini, du Tapura et de A Here ia Porinetia démissionnent et demandent à leurs suivants de liste d’en faire autant, l’affaire est dans le sac.
Alors, c’est moins propre qu’un recours législatif, ou toute autre bidouille statutaire, mais cela a le mérite de l’efficacité et cela mettrait, pour une fois, les élus devant leurs responsabilités.
Bertrand Prévost






























