Le squelette a été retrouvé en montagne, dans la forêt au-dessus du stade de l'AS Dragon à Titioro, sur l'indication des suspects.
PAPEETE, vendredi 26 avril 2013 – Trois individus de 22 ans, 23 ans et 26 ans ont été écroués en fin de matinée, dans le cadre de la disparition de Chong Sing Tong Fat, dit Papy Fat, en 2008. Une quatrième personne de 19 ans, mineure à l’époque des faits, a été placée sous contrôle judiciaire.
Tous quatre ont été mis en examen pour vol en réunion avec violence et sur personne vulnérable et pour non assistance à personne en danger.
Une cinquième personne dont le nom est apparu lors des auditions des suspects, en garde à vue, est actuellement recherchée par les forces de l’ordre.
La mystérieuse disparition de Papy Fat, 82 ans, avait causé un grand émoi populaire à Tahiti le 21 juillet il y a quatre ans, et dans les semaines qui suivirent. Le vieil homme originaire de Pirae n’avait plus donné signe de vie après avoir été déposé par son fils à Papeete, en ce lundi matin de juillet 2008, pour faire quelques achats en ville.
Au cours de l’enquête en disparition inquiétante, quelques témoins avaient affirmé aux gendarmes l’avoir aperçu non loin du stade de l’AS Dragon, vallée de Titioro. Mais les recherches des enquêteurs n’avaient rien donné. Des dizaines de personnes avaient été entendues infructueusement avant que l’affaire ne finisse par être classée sans suite, en 2012.
Il faudra attendre près de quatre ans pour que les langues se délient et que le mystère sur la disparition de Papy Fat trouve un éclairage nouveau et peut-être enfin une explication.
En début d’année 2013, un témoignage anonyme est recueilli par les gendarmes. Son auteur indique avoir eu connaissance de ce que le corps de l’octogénaire aurait été enterré clandestinement dans la montagne, au fond de la vallée de Titioro à Papeete.
Un témoignage anonyme relance l'affaire
L’enquête préliminaire ouverte à la suite de cette information permettra d’interpeller cinq personnes âgées de 19 à 26 ans, ce mercredi matin. Elles sont toutes originaires de la vallée de Titioro.
Auditionnés par les gendarmes en garde à vue, mercredi et jeudi, ces suspects vont assez vite reconnaître avoir enterré le corps du vieil homme, pour le dissimuler.
Ils indiquent l’avoir trouvé errant perdu à flanc de montagne, couvert d’ecchymoses et d’égratignures, comme s’il était tombé. Ils reconnaissent "l’avoir dépouillé". La famille affirme que le vieil homme avait 40 000 Fcfp en espèces sur lui.
Mais ils démentent avoir tué l’octogénaire. Ils prétendent l’avoir laissé sur place. Ce n’est que le lendemain, revenant sur les lieux et trouvant le vieil homme mort qu’ils auraient décidé de l’enterrer, pour en dissimuler la dépouille.
Ils indiquent aussi assez précisément l’emplacement où le corps a été enfoui. Sur place, les enquêteurs découvrent un squelette complet et des lambeaux de vêtements, à un mètre sous terre, dans la forêt au-dessus du complexe sportif de l’AS Dragon.
La présence d'une prothèse dentaire permet de sérieuses présomptions de l'identification du squelette. Le médecin légiste dépêché sur place constate lors de son examen de multiples fractures sur la dépouille. Ce constat laisse supposer un décès suite à des violences. Ces nombreuses fractures seront confirmées jeudi, par une analyse complémentaire et un scanner réalisés au service médico-légal de Taaone.
Des échantillons d’ossement ont été adressés en métropole pour subir des analyses génétiques poussées qui permettront d’identifier catégoriquement le squelette.
S'ils sont reconnus coupables des faits de vol avec violence en réunion, les mis en examen risquent 10 ans de réclusion criminelle.
Tous quatre ont été mis en examen pour vol en réunion avec violence et sur personne vulnérable et pour non assistance à personne en danger.
Une cinquième personne dont le nom est apparu lors des auditions des suspects, en garde à vue, est actuellement recherchée par les forces de l’ordre.
La mystérieuse disparition de Papy Fat, 82 ans, avait causé un grand émoi populaire à Tahiti le 21 juillet il y a quatre ans, et dans les semaines qui suivirent. Le vieil homme originaire de Pirae n’avait plus donné signe de vie après avoir été déposé par son fils à Papeete, en ce lundi matin de juillet 2008, pour faire quelques achats en ville.
Au cours de l’enquête en disparition inquiétante, quelques témoins avaient affirmé aux gendarmes l’avoir aperçu non loin du stade de l’AS Dragon, vallée de Titioro. Mais les recherches des enquêteurs n’avaient rien donné. Des dizaines de personnes avaient été entendues infructueusement avant que l’affaire ne finisse par être classée sans suite, en 2012.
Il faudra attendre près de quatre ans pour que les langues se délient et que le mystère sur la disparition de Papy Fat trouve un éclairage nouveau et peut-être enfin une explication.
En début d’année 2013, un témoignage anonyme est recueilli par les gendarmes. Son auteur indique avoir eu connaissance de ce que le corps de l’octogénaire aurait été enterré clandestinement dans la montagne, au fond de la vallée de Titioro à Papeete.
Un témoignage anonyme relance l'affaire
L’enquête préliminaire ouverte à la suite de cette information permettra d’interpeller cinq personnes âgées de 19 à 26 ans, ce mercredi matin. Elles sont toutes originaires de la vallée de Titioro.
Auditionnés par les gendarmes en garde à vue, mercredi et jeudi, ces suspects vont assez vite reconnaître avoir enterré le corps du vieil homme, pour le dissimuler.
Ils indiquent l’avoir trouvé errant perdu à flanc de montagne, couvert d’ecchymoses et d’égratignures, comme s’il était tombé. Ils reconnaissent "l’avoir dépouillé". La famille affirme que le vieil homme avait 40 000 Fcfp en espèces sur lui.
Mais ils démentent avoir tué l’octogénaire. Ils prétendent l’avoir laissé sur place. Ce n’est que le lendemain, revenant sur les lieux et trouvant le vieil homme mort qu’ils auraient décidé de l’enterrer, pour en dissimuler la dépouille.
Ils indiquent aussi assez précisément l’emplacement où le corps a été enfoui. Sur place, les enquêteurs découvrent un squelette complet et des lambeaux de vêtements, à un mètre sous terre, dans la forêt au-dessus du complexe sportif de l’AS Dragon.
La présence d'une prothèse dentaire permet de sérieuses présomptions de l'identification du squelette. Le médecin légiste dépêché sur place constate lors de son examen de multiples fractures sur la dépouille. Ce constat laisse supposer un décès suite à des violences. Ces nombreuses fractures seront confirmées jeudi, par une analyse complémentaire et un scanner réalisés au service médico-légal de Taaone.
Des échantillons d’ossement ont été adressés en métropole pour subir des analyses génétiques poussées qui permettront d’identifier catégoriquement le squelette.
S'ils sont reconnus coupables des faits de vol avec violence en réunion, les mis en examen risquent 10 ans de réclusion criminelle.


























