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Des perliculteurs alertent



Tahiti, le 25 juin 2020 – Plusieurs perliculteurs alertent le Pays sur le "danger" dans lequel leur filière se trouve. Selon eux, la loi du Pays relative à la production et la commercialisation des produits perliers et nacrier a fait baisser le prix des perles, qui ne sont plus contrôlées lors de leur exportation. Ils dénoncent aussi la vente et l'exportation des rebuts.
 
Les membres du bureau du syndicat des Petits et Moyens Perliculteurs de Polynésie (SPMPPF) et de la fédération des professionnels des Richesses Marines et de leur environnement (FPRME) ont organisé une conférence de presse jeudi matin au fare pote'e de la mairie de Pape'ete. Ils regrettent que le "problème de communication" entre eux et le gouvernement, à travers le ministre en charge de la Perliculture Teva Rohfritsch, perdure depuis trois ans, alors qu'ils ont des "doléances". "Nous sommes aux oubliettes", affirme la président du SPMPPF et de la FPRME, Mia Williams.

​"Il n'y a plus de contrôle qualité depuis 2017"

Les professionnels dénoncent les travers qui sont apparus depuis la mise en place de la loi du Pays du 18 juillet 2017 règlementant les activités professionnelles liées à la production et la commercialisation des produits perliers et nacrier en Polynésie. Première conséquence de cette loi, selon Hainarii Haoatai : "les prix ont chuté drastiquement et ce n'est pas le covid qui les a fait chuter. Il a aggravé les choses". Elle explique en effet que depuis la loi de 2017, "il n'y a plus de contrôle Xray, tout est exporté il n'y a plus de contrôle qualité (…). Tout part et ils ont même créé une catégorie de rebuts".
 
Pour pallier ce "danger" que vit actuellement la filière, les perliculteurs proposent la mise en place d'un plan de sauvetage. Ils demandent l'interdiction stricte de la vente et de l'exportation des rebuts, ainsi que leur destruction immédiate ou encore le contrôle obligatoire de l'épaisseur des nacres. "Si on produit n'importe quoi et qu'on exporte n'importe quoi, les prix chutent. Il faut revenir à une qualité de produits (…). Il n'y a plus de contrôle qualité depuis 2017 et cela a forcément fait baisser les prix (…). Les perliculteurs doivent être responsables de leurs actions et de leurs  produits (…). Les prix remonteraient si on maintient une qualité de nos produits", assure Mia Williams.

​"Le conseil de la perliculture est une coquille vide"

La loi du Pays de 2017 a également mis en place un conseil de la perliculture, organisme consultatif qui doit être une force de propositions sur les "principales orientations de la filière perlicole". Mia Williams affirme que ce conseil est "une coquille vide" et que ses comités de gestion constitutifs ont tardé à voir le jour. Elle regrette que sur 25 îles perlicoles, seuls 9 comités de gestion ont été mis en place et demande de l'aide au Pays pour alléger leur composition. Selon Hainarii Haoatai, "c'est surtout cela qui fait que ça bloque et que ça traine (…). Est-ce que c'est voulu ? Pourquoi cela n'a pas été facilité ?".
 
Le ministre en charge de la perliculture Teva Rohfritsch a réagi jeudi dans la journée au travers d'un communiqué de presse. Il rappelle que pour la baisse du prix de la perle date du début des années 2000 et que la loi de juillet 2017 a permis "de mettre en place un plafond écologique par lagon pour permettre une gestion durable de la ressource et la régénération du lagon. Il était en effet vital de préserver l'environnement de nos lagons et limiter leur exploitation". Il précise aussi qu'il a prévu en août prochain une réunion avec le Conseil de la perliculture et les neuf comités de gestion "pour évoquer les orientations stratégiques qu'il souhaite impulser dans le but de relever le secteur suite à la pandémie de la Covid-19 et les mesures de confinement qui ont engendré l'arrêt brutal de tous les secteurs économiques du pays".
 
Le ministre assure enfin que l'exonération des redevances d'occupation maritime, annoncée en début de crise, sera proposée au conseil des ministres ce vendredi et que le texte sur l'exonération des droits spécifiques sur les perles exportées sera proposé au vote aux élus de l'assemblée en juillet prochain.


Rédigé par Vaite Urarii Pambrun le Jeudi 25 Juin 2020 à 19:46 | Lu 1523 fois






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