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Des conférences scientifiques gratuites avec Mata Tohora



PAPEETE, le 30 mai 2019 - Agnès Benet, docteur en océanologie et fondatrice de l’association Mata Tohora animera des conférences scientifiques ce week-end dans les jardins du Musée de Tahiti et ses îles. L’occasion d’en savoir un peu plus sur les baleines et dauphins de nos eaux.

Le week-end prochain Mata Tohora proposera deux soirées pour parler des mammifères, ces animaux que l’association étudie et défend.

La première soirée, le samedi, sera consacrée aux baleines qui arrivent tout juste, la seconde, le dimanche, aux dauphins à long bec. Agnès Benet, docteur en océanologie et fondatrice de Mata Tohora, a réalisé une étude sur la population de dauphins à long bec de la baie de Punaauia.

Un documentaire puis une conférence

Le samedi, tout commencera par la projection du documentaire "Agnès, un combat pour les baleines". Ce documentaire de Mélissa Constantinovitch produit par Bleu Lagon a été tourné en 2017. Il a été diffusé sur différentes chaînes et est projeté dans des établissements scolaires polynésiens dans le cadre d’actions de sensibilisation. Il dure 26 minutes et sera lancé à la tombée de la nuit.

Le dimanche, Agnès Benet présentera l’étude qu’elle a réalisée en 2017 dans la baie de Punaauia sur la population de dauphins à long bec, Stenella longirostris. Cette population s’installe en matinée dans la baie pour se reposer, se sociabiliser et se reproduire.

Elle a suscité une attention grandissante de la part des curieux, touristes et amoureux des mammifères tous les jours de la semaine. Dans le contexte de cette activité, Agnès Benet a effectué pour la Direction de l’environnement un suivi acoustique et comportemental de l’activité et des animaux.

Hommes-animaux marins, quelle cohabitation possible ?


"En fait", précise le docteur en océanologie, "j’ai souhaité améliorer les connaissances sur les cétacés, leur biologie, leur comportement, leur tolérance et leur vulnérabilité aux pressions produites par l’homme".

Elle ajoute : "l’étude visait à identifier et mesurer les dangers afin de proposer des mesures de protection, de gestion et d’aménagement adaptés à chaque situation".

Pour mesurer la pression anthropique et son impact sur les animaux, la scientifique s’est intéressée aux sons.
Elle a écouté les dauphins communiquer et a observé leurs comportements en lien avec les sons émis et l’activité humaine.

Les cétacés sont capables de produire des sons s’échelonnant sur une gamme de fréquences très large. Le dauphin émet et perçoit différents types de sons. Certains servent à communiquer, d’autres à se repérer dans l’espace. "L’acoustique ou science du son est une mesure objective", justifie Agnès Benet.

Dans la baie, le dauphin à long bec est à l’abri des prédateurs, il y reste plutôt en matinée. Lorsqu’il n’est pas dérangé, il consacre 79% à se reposer. Le reste du temps passé dans la baie servant au déplacement et à la sociabilisation.

L’après-midi et la nuit, les dauphins sont en pleine mer pour chasser. Ils ont donc besoin d’un moment de détente en lieu sûr. Lorsqu’ils sont dérangés, "la délocalisation s’étend de 200 mètres à plus de 1 000 mètres", précise Agnès Benet. "Les dauphins sont même parfois amenés à quitter la baie pour fuir le dérangement. Ils ne reviennent à leur point initial que 20 minutes plus tard environ pour reprendre leur activité : repos, errance, sociabilisation."

L’étude a mis en évidence un dérangement réel et fréquent des dauphins par les bateaux à moteur et jets ski. Depuis, le code de l’environnement a été modifié (août 2018) interdisant l’accès de la zone. Le dérangement a été significativement réduit. Mais il persiste car le code n’est pas parfaitement respecté.

La parole au public


Les soirées donneront au public l’occasion de s’exprimer. "Il ne sera pas vraiment question de débat", précise Agnès Benet, "je n’apprécie pas vraiment ce mot, mais plutôt de discussions, d’échanges". Chacun pourra faire part de ses doutes et interrogations relatifs aux animaux, à leur physiologie, leurs comportements, mais aussi aux différentes règles d’approches.

Dans les jardins du Musée de Tahiti et des îles à Punaauia, le public pourra également découvrir le chantier de construction de la sculpture de dauphin grandeur nature (2 mètres). Cette sculpture est réalisée à partir de bois flottés. Elle va voir le jour pour sensibiliser à la protection des mammifères marins.

Pratique

Le samedi 1er juin à 17h30 : les baleines à bosse. Projection du documentaire produit par Bleu Lagon et réalisé par Mélissa Constantinovitch : "Agnès, un combat pour les baleines". Ce documentaire de 26 minutes a été diffusé sur Polynésie la 1ère et France Ô. La projection sera suivie d’échange avec la réalisatrice et la scientifique.

Le dimanche 2 juin à 17h30 : les dauphins à long bec de la baie de Punaauia. Agnès Benet présentera notamment une étude réalisée sur le comportement et la communication des cétacés. Cette présentation sera suivie d’échange avec le public.


Rédigé par Delphine Barrais le Jeudi 30 Mai 2019 à 19:08 | Lu 746 fois

Tags : mata tohora





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