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Depuis 15 ans : moins de voyages en avion et de voitures neuves



En 15 ans, le nombre de personnes transportées au départ de la Polynésie française a diminué d’environ 15%. Les immatriculations de voitures particulières sont passées de 5 400 en 2001 à 2 800 en 2015, soit une baisse de 51%.
En 15 ans, le nombre de personnes transportées au départ de la Polynésie française a diminué d’environ 15%. Les immatriculations de voitures particulières sont passées de 5 400 en 2001 à 2 800 en 2015, soit une baisse de 51%.
PAPEETE, le 25 juillet 2018. L’alimentation, le logement et le transport sont toujours les trois plus importants postes de dépenses, note l'institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF). Dans le détail, l'ISPF a constaté que depuis 2001, les Polynésiens prenaient moins souvent l'avion en raison de la hausse des prix des billets et qu'ils achetaient moins de voitures neuves.


L'Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF) a mené en 2015 une enquête auprès de 3 792 familles dans l’ensemble des archipels. L'objectif, 15 ans après la dernière étude du genre dans la collectivité, était d'évaluer les dépenses et ressources des familles de Polynésie, de connaître la ventilation des dépenses selon les différents postes budgétaires, d'observer l’évolution des habitudes de consommation des ménages depuis la dernière enquête menée en 2000 et de comparer les comportements de consommation entre les différents archipels.

Lire l'étude Enquête budget des familles et Pondérations des prix

L’alimentation, le logement et le transport sont toujours les trois plus importants postes de dépenses, a constaté l'ISPF. "Cependant, en 2001, les ménages consacraient un budget plus important au logement qu’aux transports. La baisse sensible du poids des loyers d’habitation intervenue entre 2001 et 2015 et celle, moindre, de la dépense en transport aérien expliquent ce changement de rang", décrit l'institut dans l'Enquête budget des familles et pondérations des prix, publiée mardi.

Des loyers en baisse depuis 2011
Selon le recensement de la population de 2002, recensement le plus proche de l’enquête budget des familles de 2001, environ 30 % des ménages étaient locataires, alors qu’ils n’étaient plus que 20 % au recensement de 2012. "L’accession à la propriété est un des facteurs explicatifs de la diminution du nombre de locataires", indique l'ISPF. "De plus, le solde migratoire de la Polynésie française est négatif depuis 2002 et une bonne part des personnes ayant quitté le territoire étaient locataires. De facto, entre 2002 et 2012, le taux de logements vacants est passé de 6 % à 10 %. Cet accroissement du nombre de logements vacants a eu un impact sur les loyers, l’offre de logements devenant très supérieure à la demande."

Il y a donc eu un double effet, une baisse des montants des loyers, mais également une baisse de la dépense globale des ménages en loyers. "Les loyers ont cependant progressé jusqu’en 2011 (+ 13 %), puis ont diminué jusqu’en 2015 (- 7,5 %). Ainsi sur la période de 2001 à 2015, l’évolution des loyers est modérée (+ 5 %), en revanche, le nombre de locataires a sensiblement diminué. L’effet quantité à la baisse prend le pas sur l’effet prix. Entre 2001 et 2015, le poids de la dépense en loyer a diminué de 25 % dans l’indice des prix à la consommation."


L’alimentation, le logement et le transport sont toujours les trois plus importants postes de dépenses, a constaté l'ISPF.
L’alimentation, le logement et le transport sont toujours les trois plus importants postes de dépenses, a constaté l'ISPF.
Baisse du nombre de voyageurs
En 15 ans, le nombre de Polynésiens prenant l'avion pour voyager a diminué. "Entre 2001 et 2015, le poids de la dépense en transport aérien a diminué de 7,5 %. Le nombre de personnes transportées au départ de la Polynésie française a diminué d’environ 15 %. Sur la même période, les prix du transport aérien ont doublé. Cette forte progression peut expliquer pour partie la baisse de consommation", analyse l'ISPF.


Chute de l'achat de voitures neuves
Les immatriculations de voitures particulières sont passées de 5 400 en 2001 à 2 800 en 2015, soit une baisse de 51 %. Cette fois, la baisse de la consommation ne s'explique pas par la hausse des prix puisque sur la même période, le prix des véhicules n’a progressé que de 6 % environ. "Les statistiques ne permettent pas de distinguer si la consommation de véhicules « bon marché » a très fortement baissé au profit de véhicules plus coûteux, voire chers, qui atténuerait en dépense cette baisse de 51 %. La dernière enquête budget des familles révèle qu’entre 2001 et 2015, le commerce de véhicules s’est progressivement déplacé vers les véhicules d’occasion dont les transferts entre particuliers ont progressé de 60 %", précise l'ISPF. "Cette évolution en nombre n‘a malheureusement pu être traduite en dépense car les transactions entre particuliers sont inconnues et, la seule prise en compte des évolutions du marché en quantité aurait sensiblement accentué la distorsion de la matrice des pondérations."

L'indice des prix, une donnée importante pour fixer le Smig

L’enquête budget des familles a pour objectif principal de mesurer le niveau et l’évolution des dépenses des familles polynésiennes. Le poids de chaque catégorie de dépense dans le budget sert aussi à actualiser les pondérations utilisées pour le calcul de l’indice des prix à la consommation.

Cet indice n'est pas utile seulement pour savoir si le coût de la vie a augmenté ou non. En effet, certaines valeurs sont indexées directement et de manière mécanique sur l’indice des prix à la consommation. C’est le cas du SMIG, des pensions retraites, des salaires des agents non fonctionnaires de l’administration, etc.

"Depuis le premier janvier 2018, l’indice des prix à la consommation repose sur la base 100 de décembre 2017 qui intègre les modifications de comportements intervenues dans la consommation des ménages depuis la précédente enquête en 2001. Ces changements de consommation sont seulement mesurables dans le cadre des enquêtes budget des familles
", explique l'ISPF. "Ces dernières doivent donc être réalisées régulièrement pour limiter les divergences entre le poids accordé à telle et telle variété dans l’indice des prix à la consommation et son évolution réelle dans la consommation des ménages. Entre deux enquêtes, le calcul de l’indice repose sur l’usage d’outils statistiques qui limitent ces écarts. Cependant, ces outils se révèlent plus ou moins pertinents selon les postes de dépense et les motifs qui amènent à modifier leur poids dans le budget global des familles. La mesure de ces écarts montre ici qu’une actualisation plus précoce des pondérations aurait conduit à une inflation réelle plus marquée que celle mesurée par l’indice général des prix à la consommation."

"Plus l’intervalle de temps est conséquent entre deux enquêtes budget des familles, plus la distorsion avec la réalité est importante. En quatorze ans, la consommation des ménages a sensiblement évolué et s’est adaptée non seulement aux variations de prix mais également aux apparitions de nouveaux biens et services", complète l'Institut de la statistique de la Polynésie française. "Les enquêtes budget des familles à l’échelle de la Polynésie française sont très coûteuses. Toutefois, pour actualiser la matrice des pondérations de l’indice des prix, les enquêtes de consommation quinquennales, plus légères et limitées au seul champ de l’indice des prix, sont recommandées pour satisfaire l’objectif de qualité de l’indice des prix."


Rédigé par D'après l'étude de l'ISPF le Mercredi 25 Juillet 2018 à 11:35 | Lu 4220 fois

Tags : BUDGET, FAMILLE, ISPF





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