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Dengue, chikungunya : un risque à ne pas négliger en métropole



Paris, France | AFP | lundi 27/04/2015 - La dengue et le chikungunya, maladies dues à des virus, représentent désormais "un risque devenu durable" dans 18 départements de France métropolitaine où le moustique qui les transmet s'est déjà installé de façon pérenne, selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).

"En métropole, on estime que plus de 2.000 cas importés (retours de voyage) de chikungunya et plus de 900 cas importés de dengue ont été diagnostiqués en 2014", indique à l'AFP le Dr Harold Noël, épidémiologiste à l'Institut national de veille sanitaire (InVS).

Ces deux maladies d'origine tropicale ne cessent de s'étendre dans le monde avec l'extension de l'implantation des moustiques qui les véhiculent, souligne la dernière livraison du BEH de l'InVS.

Le moustique tigre (Aedes albopictus), vecteur de la dengue et du chikungunya, colonise progressivement la métropole. Détecté en 2004 dans les Alpes-Maritimes, il était implanté en 2014 dans 18 départements, essentiellement dans le sud.

Le risque de transmission de ces virus en France métropolitaine est "avéré", note le Dr Harold Noël. Ainsi en 2014, quatre cas autochtones (contractés en métropole sans avoir voyagé) de dengue ont été détectés en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ainsi qu'un foyer autochtone de chikungunya (11 cas confirmés + un cas probable) dans l’agglomération de Montpellier.

Ces transmissions locales se font par des moustiques qui inoculent ces virus à d'autres personnes après avoir piqué un voyageur porteur.

Depuis 2006, il existe un plan national contre la dissémination en métropole de ces deux maladies. Leur déclaration est obligatoire et un réseau national de laboratoires a été mis en place. S'y ajoute un dispositif de surveillance renforcée, du 1er mai au 30 novembre, dans les départements où le moustique tigre est implanté.

Le nombre de déclarations obligatoires est loin d'être exhaustif, mais ce système apporte des renseignements utiles sur les symptômes, la provenance des cas confirmés, relève l'épidémiologiste.

Le dispositif saisonnier dans les 18 départements où le moustique est présent est très important, explique-t-il, car il permet d'intervenir sur place aussitôt qu'un cas est signalé, avec notamment des équipes de démoustication.

Ainsi, en 2014, en France métropolitaine, 489 cas de chikungunya et 201 cas de dengue ont fait l’objet d’une déclaration obligatoire, tandis que le réseau de laboratoires rapportait 2.327 cas de chikungunya et 953 cas de dengue.

Pour la dengue, les voyageurs (cas importés en métropole) revenaient d'Asie-du-Sud-Est, notamment de Thaïlande, d'Amérique Latine ou des Caraïbes, voire d'Afrique Centrale. Pour le chikungunya, beaucoup avaient voyagé en Guadeloupe et Martinique.

Rédigé par () le Mardi 28 Avril 2015 à 05:46 | Lu 371 fois




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