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De la lutte au collège… pour lutter contre les addictions


Mesures sanitaires obligent, Jonathan Biarez, instructeur de lutte et de jiu-jitsu brésilien, a dû adapter ses séances.
Mesures sanitaires obligent, Jonathan Biarez, instructeur de lutte et de jiu-jitsu brésilien, a dû adapter ses séances.
Tahiti, le 14 décembre 2020 - La fédération polynésienne de lutte, arts martiaux mixtes, jiu-jitsu brésilien et disciplines associées a mis en place, depuis 2019, un programme pilote pour lutter contre les addictions et la délinquance chez les jeunes. Cette année, une vingtaine d'élèves de 5ème du collège Maco Tevane a pu bénéficier de ce projet. 

Des collégiens sensibilisés à la lutte contre les addictions par l'intermédiaire… de la lutte. Depuis l'année dernière, la fédération polynésienne de lutte, arts martiaux mixtes, jiu-jitsu brésilien et disciplines associées (FPLALDA) a mis en place un programme pilote pour lutter contre les addictions et la délinquance chez les jeunes. Ce projet s'inscrit dans le cadre de l'appel à projet Ora Maita'i 2020 du ministère de la Santé et de la Prévention.

Contrôle et estime de soi

Ce projet a ainsi profité à une vingtaine d'élèves de 5ème du collège Maco Tevane, un établissement labellisé "Génération 2024". Pendant six semaines, ces élèves ont eu droit à des cours particuliers prodigués par Jonathan Biarez, instructeur de lutte et de jiu-jitsu brésilien. "La lutte est très prisée par les adolescents et peut donc être le vecteur d’un engagement de leur part", explique l'instructeur. "Elle favorise également le contrôle de soi, la canalisation de l’agressivité, des émotions, des pulsions, et le développement des compétences sociales comme le respect des règles, de l’arbitre et de l’adversaire. Le but, c'est de faire en sorte que ces jeunes se sentent mieux dans leur peau."
 
En raison des mesures sanitaires en vigueur, Jonathan Biarez a dû adapter ses séances. "Le programme a été un peu chamboulé, mais nous avons pu mener ce projet. On a proposé des jeux préparatoires à la pratique de la lutte, sans contact rapproché et permanent", explique l'instructeur. Pour 2021, ce dernier compte reconduire ce programme auprès de plusieurs autres établissements de Tahiti et de Moorea.

Rédigé par Désiré Teivao le Lundi 14 Décembre 2020 à 19:10 | Lu 502 fois