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Coopération décentralisée : poursuite des grands axes entre Nouméa et Port-Vila



Sato Kilman
Sato Kilman
NOUMÉA, lundi 23 juillet 2012 (Flash d’Océanie) – Le Premier ministre de Vanuatu, Sato Kilman, a mené lundi une délégation gouvernementale à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) pour participer à une commission paritaire dédiée à une coopération décentralisée entre la France, la Nouvelle-Calédonie, et cet archipel voisin.
Cette coopération déléguée et pragmatique, enclenchée en juin 2006 par un premier accord intervenu entre la France, la collectivité de Nouvelle-Calédonie et Vanuatu, vient s’ajouter à la coopération bilatérale franco-vanuatuane menée depuis Paris.
Lors de la réunion de lundi 23 juillet 2012, tenue dans les locaux du Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique (CPS), en présence, outre la délégation vanuatuane, de l’ambassadeur de France à Port Vila Michel Djokovic et du Président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie, Harold Martin ainsi que de son ministre Anthony Lecren (Économie et développement durable), les grandes lignes de cette coopération ont été tracées autour d’axes tels que la formation, l‘éducation, la culture et la police, a indiqué lundi le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie dans un communiqué, qui qualifie cette coopération de « riche et efficace ».
Ces domaines (23 dossiers retenus sur 28 soumis) ont été sélectionnés à la suite d’une première réunion d’une commission technique, le 3 juillet 2012, selon les mêmes sources.
Le montant total de cette enveloppe 2012 a été annoncé à 63 millions de Francs Pacifique (CFP, environ 527.000 euros).
Elle couvre des dossiers aussi variés que la formation (francophone) de la fonction publique vanuatuane, l’équipement d’un laboratoire de science pour les élèves préparant un diplôme francophone d’enseignement supérieur DEAU, un projet de collecte et de transcription des légendes et récits des premières rencontres entre les populations autochtones et les navigateurs et les commerçants européens ou encore une assistance à la formation en police judiciaire et police scientifique.

Par ailleurs, un autre projet, actuellement en voie de réalisation, concerne la réfection d’un dispensaire à Melsisi sur l'île de Pentecôte avec la collaboration des Forces Armées de la Nouvelle-Calédonie, dans le cadre de la série des opérations annuelles civilo-militaires « Castor ». (Voir encadré)

M. Kilman, à l’issue de cette réunion, a par ailleurs réaffirmé le soutien de son pays à la candidature de la Nouvelle-Calédonie à un statut de membre plein au sein du Forum des Îles du Pacifique.
M. Martin a par ailleurs rappelé que Vanuatu était l’un des quatre États membres du Groupe Mélanésien Fer de Lance, qui inclut aussi le mouvement indépendantiste néo-calédonien FLNKS.

Des relations bilatérales cordiales

Les relations bilatérales sont toujours considérées comme fortes et anciennes entre la France et cette République océanienne, ancien condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides devenu indépendant en juillet 1980 et qui demeure le seul État indépendant océanien partiellement francophone (environ trente pour cent de la population).
L’archipel de Vanuatu, plus proche voisin de la collectivité française de Nouvelle-Calédonie, est aussi le seul État océanien indépendant ayant le Français comme langue officielle, aux côtés de l’Anglais et du pidgin bichelamar.
Vanuatu est à la fois membre du Commonwealth et de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie).

Entre Paris et Port-Vila, un accent particulier est placé sur la coopération et l’aide au développement.
Parmi les trois collectivités françaises du Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna et Polynésie française), la plus proche est la Nouvelle-Calédonie, avec laquelle une coopération déléguée et décentralisée a été mise en place depuis juin 2006.
Cette coopération néo-calédonienne vient s’ajouter à la coopération bilatérale France-Vanuatu, depuis Paris, et bénéfice aussi d’une aide française en vue d’entretenir et de renforcer des liens de coopération privilégiés avec Vanuatu, avec comme ligne générale directrice la notion d’intégration régionale.
Cette coopération franco-vanuatuane, qui touche aussi bien les domaines de l’éducation, de la santé, de la culture ou de l’économie et de la bonne gouvernance, est largement alimentée par des dotations provenant du Fonds Pacifique du gouvernement français.
Le Fonds Pacifique finance chaque année des projets ayant comme dénominateurs communs un processus d’intégration et de multiplication des échanges entre pays et territoires océaniens.
Parmi tous les États océaniens éligibles, Vanuatu en demeure le plus important bénéficiaire.

Seule ombre au tableau ces derniers mois : l’épineux dossier concernant les îles Matthew et Hunter, situées dans des eaux entre le Sud Vanuatu et le Nord-ouest de la Nouvelle-Calédonie.
L’épineuse question de ces îlots inhabités situés entre le Sud de Vanuatu et le groupe des îles Loyauté (Nord-est) de la Nouvelle-Calédonie revendiquées à la fois par Paris et Port-Vila depuis l’indépendance de Vanuatu, en juillet 1980, refait surface régulièrement pour troubler des relations par ailleurs cordiales.
Dernier épisode en date : lors de la visite de M. Kilman à Nouméa, le 28 mai 2012 et des entretiens avec le Président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, Harold Martin, ainsi que deux de ses ministres, Mme Sylvie Robineau (Santé et formation) et Anthony Lecren (Économie et développement durable), mais aussi le Haut-commissaire de la république française Albert Dupuy.
La question de la souveraineté sur les îles Matthew et Hunter aurait figuré en bonne place dans cet entretien, que la partie française a considéré comme « convivial et sincère » et de nature à « avancer sur le règlement du différend ».
Les interlocuteurs français du Premier ministre de l’archipel voisin, ancien condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides, déclaraient à cette occasion avoir réitéré la position française exprimée récemment par le chef de la diplomatie française à Paris (alors Alain Juppé), lors de la récente visite officielle en France du ministre ni-Vanuatu des affaires étrangères, Alfred Carlot, qui avait soulevé la question.

Les minuscules ilots Matthew et Hunter représentent surtout un intérêt en matière de délimitation des eaux territoriales, permettant d’ajouter un périmètre de quelque deux cent miles autour d’elles, pour la puissante reconnue souveraine.
Jusqu’ici, les cartes maritimes officielles de Vanuatu et du territoire français de Nouvelle-Calédonie font chacune figurer ces îles dans leurs eaux.
Ces dernières années, plusieurs incidents en mer impliquant l’arraisonnement de bateaux de pêche réputés en infraction par la France ont eu lieu.
Après examen, les bateaux de pêche étaient en possession de permis en bonne et due forme délivrés par les autorités vanuatuanes, pour une zone comprenant aussi Matthew et Hunter.

Sur ce dossier, par ailleurs, on peut lire sur le site du ministère des affaires étrangères
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo/vanuatu/la-france-et-le-vanuatu/
que « le Rapporteur spécial sur les droits des populations autochtones, M. James Anaya, a saisi notre Représentation Permanente (de la France) auprès des Nations-Unies à Genève d’une communication (i.e. une plainte individuelle) afin d’obtenir, avant le 28 janvier 2012, des explications ou des renseignements complémentaires de la part du Département sur les informations qui lui ont été transmises au sujet du "refus de la France de permettre aux populations autochtones de la République de Vanuatu d’accéder aux îles d’Umaenupne et d’Umaenea (noms locaux de Matthew et Hunter), sous souveraineté française, afin qu’ils puissent à exercer des rituels culturels et religieux". »

« Dans sa réponse en date du 24 janvier 2012, le Département a fait valoir que les deux îlots, mentionnés par le Rapporteur Spécial lui-même comme étant sous souveraineté française, étaient partie intégrante du territoire de la Nouvelle-Calédonie et qu’à ce titre, les autorités françaises y exercent les pouvoirs qui sont reconnus aux entités souveraines par le droit international, en particulier celui de contrôler l’accès à cette partie de son territoire et à la mer territoriale. Il a également informé le Rapporteur Spécial de l’absence d’indications relatives à des pratiques culturelles ou religieuses périodiques sur Matthew et Hunter.
Aucun progrès n’a pu intervenir lors de l’entretien du ministre d’État avec son homologue Alfred Carlot le 17 avril 2012.
Les lignes n’ont pas bougé et notre proposition de créer un groupe bilatéral d’experts est une nouvelle fois restée sans réponse.
Par ailleurs, même s’il a souhaité des avancées concrètes sur les contentieux territoriaux, il a admis que ceux-ci « compliquaient les choses » pour les autorisations de missions scientifiques dans les eaux vanouataises (sic), liant ainsi le dossier aux trois refus opposés à des instituts français d’opérer dans la ZEE (Zone Économique Exclusive) du Vanuatu au cours de la période 2011/2012. »

pad






Opération « Castor 2012 » : rénovation d’un dispensaire francophone à Pentecôte

Coopération décentralisée : poursuite des grands axes entre Nouméa et Port-Vila
Les désormais traditionnelles opérations « Castor » ont repris du service ces derniers jours à Port-Vila, avec cette année, au programme de l’édition 2012 de ces manœuvre civilo-humanitaires, la rénovation du dispensaire du petit village de Melsisi (île de Pentecôte, Nord-est de l’archipel).
Pour ce volet 2012 de « Castor », prévue pour durer du 5 au 27 juillet 2012, le bâtiment de transport léger (BATRAL) de l amarine nationale française basée en Nouvelle-Calédonie voisine est une nouvelle fois mis à contribution : après une courte escale dans la capitale le 4 juillet 2012, il a mis le cap sur Pentecôte avec à son bord le personnel et le matériel nécessaires (matériaux et engins) à cette opération de solidarité, a annoncé lundi l’ambassade de France à Port-Vila.
Au plan humain, les effectifs déployés proviennent une nouvelle fois du Régiment d’Infanterie de Marine du Pacifique-Nouvelle-Calédonie (RIMAP-NC) (une soixantaine de personnes), et une section du programme d’insertion des jeunes Néo-Calédoniens du Groupement du Service Militaire Adapté de Nouvelle-Calédonie (GSMA-NC, une trentaine de personnes).
Au plan militaire et concernant le volet régional de cette opération, six officiers des forces mobiles paramilitaires de Vanuatu (Vanuatu Mobile Force, VMF) et six autres de l’armée néo-zélandaise participeront aussi.
Un appui technique sera aussi apporté par deux employés de la compagnie UNELCO (filiale locale du groupe français GDF/Suez) pour le volet électricité de cet ouvrage, précisent les mêmes sources.
Les partenaires de ce projet, financé dans le cadre de la Convention de coopération régionale signée entre les gouvernements français (ministère des affaires étrangères), néo-calédonien (cellule coopération régionale) et vanuatuan (via son ministère de la santé), sont aussi non-étatiques : outre la société Unelco, le Centre pénitentiaire de Port-Vila contribue via son atelier de menuiserie, ainsi que plusieurs associations caritatives basées en Nouvelle-Calédonie (« Solidarité Tanna », Rotary club de Nouvelle-Calédonie).
L’inauguration de ces quatre bâtiments rénovés devrait avoir lieu le 27 juillet 2012, à Melsisi, où se trouve une mission catholique.
En août 2011, c’était un autre dispensaire, situé dans le petit village largement francophone de Lamap, au Sud de l’île de Mallicolo (Nord de l’archipel), qui avait été rénové et inauguré.
Toujours avec l’appui du RIMAP-NC et du Batral Jacques Cartier, les autorités françaises, néo-zélandaises et vanuatuanes avaient alors, suivant un schéma similaire, remis à neuf, un mois durant, une salle d’accueil des patients, un laboratoire, un bloc d’intervention, une pharmacie, une ancienne salle de radiologie, deux salles de soins et la maternité).
Par ailleurs, une fois les travaux achevés, un lot de matériel (lits, berceaux, table d’accouchement) provenant du CHT Gaston Bourret de Nouméa (Nouvelle-Calédonie) avait été remis pour compléter l’équipement de cette structure.
Du personnel local devait aussi bénéficier de stages de formation, effectués par une association néo-calédonienne, « Partage Santé Pacifique ».
Concernant le projet Castor 2011, une convention de financement portant sur quelque 32.000 euros (au titre de la coopération régionale entre Vanuatu et la France, décentralisée via la collectivité française voisine de Nouvelle-Calédonie) avait été signée le 13 mai 2011 entre l’Ambassade de France à Vanuatu et le ministère de la santé.
Outre la rénovation du dispensaire, l’opération Castor 2011 avait mis à profit son séjour à Lamap pour effectuer d’autres travaux de rénovation et de remise en état portant sur le cimetière français de ce petit village et a également construit un nouveau bâtiment administratif pour l’école primaire.

Castors bâtisseurs et francophiles

Lors des éditions précédentes de ces opérations à caractère humanitaire, en 2010, ce sont plusieurs bâtiments qui avaient été rénovés au Collège francophone de Luganville, seconde ville du pays située sur l’île d’Espiritu Santo (Nord).
Ces bâtiments réhabilités avaient été inaugurés fin septembre 2010.
Dans le cadre de la série des « Castor », ces dernières années, plusieurs projets à caractère éducatif, sanitaire ou social ont été choisis en tant que bénéficiaires dans cet archipel ancien condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides (devenu indépendant en 1980).
Dans le cadre de ces opérations à vocation sociale et humanitaire, le Collège de Luganville bénéficiait ainsi en 2010 d’une mobilisation, pour un coût estimé à six cent mille euros.
Cette rénovation avait principalement ciblé les structures d’enseignement dans les filières scientifiques et en particulier les laboratoires et leur équipement (quatre nouveaux ordinateurs, microscope et outils de travaux pratiques).
Les années précédentes, les opérations « Castor » ont permis la rénovation (juin 2009) de l’ancien hôpital militaire français de Whitesands, sur l’île de Tanna (Sud Vanuatu).
En 2008, « Castor » construisait des salles de classe.
En 2007, c’est à Norsup (île de Mallicolo, Nord de l’archipel) qu’avait été construit un marché couvert.
Le dispositif récurrent implique la mobilisation de l’armée française basée en Nouvelle-Calédonie (FANC), le bâtiment de transport léger (BATRAL) Jacques Cartier et la mise à disposition pour un mois d’une trentaine de militaires du régiment d’infanterie de Marine du Pacifique-Nouvelle-Calédonie (RIMAP-NC), les Forces Mobiles de Vanuatu et une poignée de militaires néo-zélandais.

pad

Rédigé par PAD le Lundi 23 Juillet 2012 à 06:08 | Lu 942 fois




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