Tahiti, le 26 mars 2026 - Tout juste sorti de détention, un multirécidiviste âgé de 25 ans a été jugé jeudi en comparution immédiate pour répondre de cinq infractions. Le prévenu, auquel il était reproché d'avoir violemment frappé son ex-compagne et de s'être opposé à son arrestation, a été condamné à 4 ans de prison ferme.
Le tribunal correctionnel a jugé jeudi en comparution immédiate un homme âgé de 25 ans qui était notamment poursuivi pour vol en récidive, dégradation d'un bien, et pour des violences commises sur son ex-compagne ainsi que sur un gendarme. L'individu était également poursuivi pour outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique.
L'affaire avait débuté le 22 mars dernier lorsque les policiers municipaux de la commune de Faa'a et les gendarmes avaient été appelés pour une affaire de violences conjugales. Les forces de l'ordre avaient alors trouvé une jeune femme, porteuse d'un casque, en état de choc avec des traces de sang sur le visage. Entendue, la victime avait expliqué qu'elle venait récupérer sa fille chez ses beaux-parents lorsque son ex-compagnon et père de la fillette l'avait agressée en lui donnant des coups de poing et de pied et ce jusqu'à ce qu'elle se retrouve à terre, dans un état de semi-conscience. L'intéressé avait également cassé le scooter de son ex-concubine à l'aide d'une barre de fer. Après avoir pris la fuite, l'homme avait été interpellé par les gendarmes et s'en était pris à l'un d'entre eux.
Déjà condamné
Lors de sa comparution devant le tribunal correctionnel, jeudi, le jeune homme a reconnu les faits en expliquant à plusieurs reprises qu'il s'excusait et qu'il demandait “pardon”. Le président a alors rappelé ses antécédents judiciaires marqués par plusieurs condamnations. En effet, l'homme jugé ce jeudi est sorti de prison en janvier dernier suite à une condamnation relative à de premières violences commises sur la même victime mais aussi sur ses proches. Il avait également été condamné auparavant pour des menaces de mort et une conduite sous l'empire d'un état alcoolique.
Durant l'audience, le président du tribunal correctionnel a également évoqué la situation du prévenu qui, lors des faits, avait l'interdiction de paraître au domicile de sa famille et d'entrer en contact avec la victime qui y résidait. Il avait été notamment condamné pour avoir dit à son ex-compagne qu'il allait la “tabasser” et lui mettre “une balle dans la tête”. Au terme de cette audition, jeudi, le jeune homme n'en menait pas large et ce, alors que la plaignante n'était ni présente ni représentée.
Après l'évocation des faits et de l'audition du prévenu, la procureure de la République, Solène Belaouar, a dénoncé lors de ses réquisitions un “déchaînement” de violence commis sur des personnes tout comme sur le scooter. Des actes commis par un homme présentant un fort taux de récidive dans un “contexte général d'irresponsabilité” quant aux décisions rendues par la justice. La représentante du ministère public a finalement requis quatre ans de prison dont deux avec sursis assortis du maintien en détention ainsi que la révocation d'une peine antérieure de 18 mois de prison avec sursis.
Me Noma Mendiola a ensuite pris la parole pour la défense du prévenu en expliquant que ce dernier était très “jeune” et qu'il avait besoin d'être “cadré” et “encadré”. Après en avoir délibéré, le tribunal correctionnel a condamné le jeune homme à 30 mois de prison ainsi qu'à la révocation de la peine de 18 mois de sursis à laquelle il avait été condamné en 2025, soit quatre ans de prison ferme.




























