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Collision de Millas: cinq enfants tués, défaillance technique ou erreur humaine ?



Millas, France | AFP | vendredi 15/12/2017 - Défaillance technique ou erreur humaine ? L'heure était à l'enquête vendredi au lendemain de la terrible collision entre un autocar scolaire et un train à Millas (Pyrénées-Orientales), dans lequel au moins cinq enfants ont été tués et 15 autres personnes blessées.

L'émotion est immense à quelques jours des fêtes de Noël. "On est tous choqués, ils passaient tous les jours par là, ce sont des enfants qu'on côtoie tous les jours", déclare, très émue, Maria Baptiste, mère au foyer. Tous les enfants, âgés de 11 à 17 ans, venaient du village de Saint-Féliu-d'Avall, à quelques kilomètres du lieu de la catastrophe.
Le président Emmanuel Macron a exprimé "la solidarité de la Nation" avec les victimes de cette catastrophe, une des plus meurtrières impliquant le transport d'enfants depuis 1982. L'autocar éventré, dont la carcasse a été coupée en deux par la violence du choc, gît encore sur la voie ferrée.
Au lendemain de la tragédie, une question essentielle, lourde de conséquences judiciaires, reste sans réponse: les barrières du passage à niveau étaient-elles ouvertes, laissant la conductrice du bus s'engouffrer sur la voie, ou étaient-elles fermées? 
Le conducteur du TER a été entendu, tout comme d'autres personnes. La conductrice, âgée de 48 ans et employée des autocars Faur, a été grièvement blessée dans l'accident au passage à niveau No 25. Derrière, un deuxième bus s'apprêtait à le suivre. 
Rien pour l'heure n'a filtré des auditions. Mais le procureur de Marseille Xavier Tarabeux, qui s'est saisi de l'enquête via son pôle spécialisé dans les accidents collectifs, donnera à 18H00 une conférence de presse dans la cité phocéenne, au côté du préfet des Pyrénées-Orientales Philippe Vignes.
La SNCF a indiqué jeudi que "selon des témoins, le passage à niveau a fonctionné normalement, mais il faut évidemment que cela soit confirmé par l'enquête". Depuis lors, elle n'a plus communiqué officiellement.
Il s'agit d'un passage à niveau "classique" doté d'une signalisation automatique et de deux barrières, qui "n'était pas considéré comme particulièrement dangereux", selon elle. "Il y avait une bonne visibilité", a confirmé Carole Delga, la présidente de la région Occitanie. 
Un père d'élève, Samuel Conegero, a cependant affirmé, se basant sur une photo prise par son fils, que "la barrière (était) complètement relevée et qu'il n'y (avait) pas de barrière cassée". "Il y avait une barrière levée", a également indiqué Robert Taillant, le maire de Saint-Féliu d'Avall.
Face aux informations et témoignages contradictoires, les enquêteurs restent très prudents. "C'est fondé sur la rumeur et les +on-dit+", a déclaré vendredi à l'AFP le procureur de Perpignan, Jean-Jacques Fagni. 

- 'C'est trop dur'-

 
"Je ne pourrai sérieusement répondre que lorsque sera effectué un examen technique sérieux", dont les résultats ne sont pas attendus vendredi, a-t-il insisté, avant de laisser la main au procureur de Marseille.
"On va évidemment étudier tous les dysfonctionnements de toutes sortes et cela va prendre du temps, on met en place de gros moyens locaux, régionaux et nationaux", a expliqué à l'AFP le colonel Jean Valéry Letterman, commandant adjoint de la région de gendarmerie, responsable de l'ex-Languedoc Roussillon.
Outre une enquête judiciaire, une autre de la SNCF, une enquête administrative a été aussi ouverte par le Bureau Enquête Accidents (BEA), chargé des drames aériens et ferroviaires.
"Tout le monde a été marqué et le traumatisme va durer", a souligné le Premier ministre Edouard Philippe à son retour de Millas. 
"Il est indispensable qu'on puisse faire la lumière", a déclaré Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, afin qu'"à l'avenir, sur les 15.000 passages à niveau de France, ce type d’événement tragique ne puisse pas se reproduire".
Dans la petite commune rurale de Millas, sous le choc, le collège a rouvert ses portes vendredi matin. 
"C'est trop dur", a déclaré à l'AFP Sabrina Mesas, une mère de famille au bord des larmes. "C'est important qu'ils soient ensemble, qu'ils puissent parler, mettre des mots sur ce qui s'est passé".
Les collégiens étaient accueillis par une cellule médico-psychologique d'une soixantaine de personnes composée de psychologues, d'infirmières ou d'assistantes sociales. 
Le ministre de l'Education Nationale Jean-Michel Blanquer est venu témoigner "le soutien de l'ensemble de la France": "il est très important de se regrouper, que les enfants puissent parler" mais aussi "qu'ils puissent avoir leurs vies d'enfants". 

le Vendredi 15 Décembre 2017 à 05:26 | Lu 513 fois




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