Crédit TORSTEN BLACKWOOD / AFP
Paris, France | AFP | vendredi 12/09/2025 - Agir contre le dérèglement climatique est une "responsabilité morale" pour les pays les plus riches et les plus polluants, a estimé vendredi auprès de l'AFP le ministre du Climat de Tuvalu, alors que cette nation insulaire cherche à obtenir la reconnaissance de l'ONU pour son patrimoine menacé par la montée des eaux.
Situé dans le Pacifique, cet archipel, situé juste au-dessus du niveau de la mer, pourrait devenir inhabitable au cours de ce siècle si les émissions responsables du réchauffement climatique ne sont pas réduites.
- "disparaître n'est pas une option" -
"Pour nous, les Tuvaluans, disparaitre n'est pas une option. La résilience fait partie intégrante de notre être, elle est inscrite dans notre ADN", a déclaré à l'AFP le ministre du Climat, Maina Talia.
Tuvalu a déjà conclu un accord historique avec Canberra sur la migration climatique, qui permet à ses citoyens d'obtenir des visas pour vivre et étudier en Australie. Et elle a lancé une série d'initiatives pour garantir la pérennité de son patrimoine et de son identité, même si son territoire physique est englouti par la mer.
Mais le ministre s'alarme du manque d'ambition climatique des pays riches et du développement de nouvelles sources d'énergies fossiles, en particulier par l'Australie, dont la candidature pour accueillir les négociations climatiques de l'ONU l'année prochaine a été soutenue par les îles du Pacifique.
"Cela devrait être une responsabilité morale (d'agir en faveur du climat, ndlr) et nous devrions leur demander des comptes", a-t-il déclaré.
L'élévation du niveau de la mer provoque déjà des remontées d'eau salée à marée haute, même au cœur de l'atoll de Funafuti, la capitale du pays, ce qui incite les habitants à créer des jardins surélevés pour continuer à cultiver.
Le pays a commencé à dresser minutieusement une carte 3D de ses terres restantes, avec l'objectif de devenir la première "nation numérique" au monde.
Il a également lancé un projet d'inscription du paysage culturel de ses îles – y compris les traditions orales, les sites sacrés et les salles de réunion communautaires – sur la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Le processus de candidature devrait prendre plusieurs années.
"C'est important, car nous ne voulons pas que Tuvalu devienne un simple souvenir", souligne M. Talia.
- "pas une excuse" -
Bien que le pays ait convenu d'un plan de migration avec l'Australie – que Canberra a qualifié de "premier accord de ce type au monde" – l'objectif n'est pas d'encourager un déplacement de population à grande échelle, relève le ministre. "Nous n'avons aucune intention de relocaliser le pays en Australie. Il s'agit simplement d'une voie de migration gérable".
L'ouverture d'un tel programme "ne devrait pas servir d'excuse à l'Australie", grand exportateur de combustibles fossiles, pour se défausser de ses obligations climatiques, ajoute-t-il.
Les Nations unies ont demandé à tous les pays de soumettre d'ici la fin du mois d'ambitieux objectifs de réduction des émissions à l'horizon 2035, ainsi que des plans détaillés pour les atteindre, en vue de la prochaine COP30 au Brésil en novembre.
Mais les principaux pollueurs, dont la Chine, l'Inde et l'Union européenne, tardent encore à soumettre leurs plans, considérés comme un point de référence crucial en matière de responsabilité climatique.
Pour les pays riches, ce processus est "une question de chiffres", mais pour Tuvalu, "il en va de notre survie", a pointé M. Talia.
Situé dans le Pacifique, cet archipel, situé juste au-dessus du niveau de la mer, pourrait devenir inhabitable au cours de ce siècle si les émissions responsables du réchauffement climatique ne sont pas réduites.
- "disparaître n'est pas une option" -
"Pour nous, les Tuvaluans, disparaitre n'est pas une option. La résilience fait partie intégrante de notre être, elle est inscrite dans notre ADN", a déclaré à l'AFP le ministre du Climat, Maina Talia.
Tuvalu a déjà conclu un accord historique avec Canberra sur la migration climatique, qui permet à ses citoyens d'obtenir des visas pour vivre et étudier en Australie. Et elle a lancé une série d'initiatives pour garantir la pérennité de son patrimoine et de son identité, même si son territoire physique est englouti par la mer.
Mais le ministre s'alarme du manque d'ambition climatique des pays riches et du développement de nouvelles sources d'énergies fossiles, en particulier par l'Australie, dont la candidature pour accueillir les négociations climatiques de l'ONU l'année prochaine a été soutenue par les îles du Pacifique.
"Cela devrait être une responsabilité morale (d'agir en faveur du climat, ndlr) et nous devrions leur demander des comptes", a-t-il déclaré.
L'élévation du niveau de la mer provoque déjà des remontées d'eau salée à marée haute, même au cœur de l'atoll de Funafuti, la capitale du pays, ce qui incite les habitants à créer des jardins surélevés pour continuer à cultiver.
Le pays a commencé à dresser minutieusement une carte 3D de ses terres restantes, avec l'objectif de devenir la première "nation numérique" au monde.
Il a également lancé un projet d'inscription du paysage culturel de ses îles – y compris les traditions orales, les sites sacrés et les salles de réunion communautaires – sur la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Le processus de candidature devrait prendre plusieurs années.
"C'est important, car nous ne voulons pas que Tuvalu devienne un simple souvenir", souligne M. Talia.
- "pas une excuse" -
Bien que le pays ait convenu d'un plan de migration avec l'Australie – que Canberra a qualifié de "premier accord de ce type au monde" – l'objectif n'est pas d'encourager un déplacement de population à grande échelle, relève le ministre. "Nous n'avons aucune intention de relocaliser le pays en Australie. Il s'agit simplement d'une voie de migration gérable".
L'ouverture d'un tel programme "ne devrait pas servir d'excuse à l'Australie", grand exportateur de combustibles fossiles, pour se défausser de ses obligations climatiques, ajoute-t-il.
Les Nations unies ont demandé à tous les pays de soumettre d'ici la fin du mois d'ambitieux objectifs de réduction des émissions à l'horizon 2035, ainsi que des plans détaillés pour les atteindre, en vue de la prochaine COP30 au Brésil en novembre.
Mais les principaux pollueurs, dont la Chine, l'Inde et l'Union européenne, tardent encore à soumettre leurs plans, considérés comme un point de référence crucial en matière de responsabilité climatique.
Pour les pays riches, ce processus est "une question de chiffres", mais pour Tuvalu, "il en va de notre survie", a pointé M. Talia.

























