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Charge médiatique sur nos décharges



Tahiti, le 16 juillet 2020 - A l’heure où la collectivité tente de sauver la saison touristique, les chaînes du service public français se penchent mercredi soir sur la question du traitement des déchets ménagers en Polynésie dans un reportage qui s'intéresse au dépotoir de Rangiroa et à la décharge de Faa’a.
 
"Direction la Polynésie française et notamment un atoll, celui de Rangiroa, qui est l’un des plus beaux au monde. Ça n’a pas l’air si évident quand je vous montre cette photo. Et pourtant, c’est aussi l’envers du décor." Une phrase de lancement pour poser le contexte depuis la rédaction de Franceinfo et c’est parti pour un sujet sur le "vrai problème d’environnement, de gestion des déchets en Polynésie", illustré d’emblée par un monceau d’ordures à ciel ouvert.

La chaîne d’information en continu du service public a diffusé en boucle mercredi soir un long reportage de 5 minutes pour expliquer que "près de 30% des déchets produits [au fenua] finissent directement dans la nature". Le sujet a été repris le jour-même dans l’édition nationale du 19/20 de France 3 sous le titre Le Lagon des déchets.

A Rangiroa, le problème de gestion des déchets est ancien et n’a toujours pas trouvé de solution viable. L’atoll est un site mondialement réputé pour la plongée sous-marine. La commune utilise une petite lagune située derrière la mairie à Avatoru pour y enfouir ses déchets. Le tri est quasi-inexistant. Y sont jetés pêle-mêle de vieux appareils électroménagers, des déchets plastiques, domestiques et verts. Le tout s'entasse, régulièrement recouvert de soupe de corail par les engins municipaux. L’eau ainsi souillée s’infiltre dans les sols, entre en contact avec une lentille d’eau douce et finit au lagon.

​"Pas super pour la destination"

"Pourquoi un tel désastre ? ", questionne le reportage : "A Rangiroa, comme sur la plupart de ces petites îles de Polynésie, il n'y a rien pour traiter ou recycler ces déchets, cela coûterait beaucoup trop cher. Seule alternative, les évacuer par bateau à Papeete".
S'ouvre alors un chapitre sur le centre de traitement de Motu Uta où chaque année, s'effectue le tri de 8 000 tonnes de recyclables, avant exportation, parce que trop coûteux à valoriser sur place.

Et pour clore le reportage, la lumière est mise sur la décharge de Faa’a. Le paysage est brossé en deux traits : "Une vallée transformée en montagne d'ordures. Les déchets sont tassés avant d'être recouverts de terre."

"C'est pas super pour la destination", constate Nicole Bouteau jeudi. La ministre du Tourisme est étonnée du "timing de ce reportage à charge (...) dans un contexte où on se démène pour sauver l’industrie du tourisme". Elle déplore entre autre la focalisation faite à Tahiti sur la commune de Faa'a, "la seule des îles du Vent qui n’est pas entrée dans le dispositif du syndicat mixte Fenua Ma" chargé de la gestion du traitement des déchets ménagers. "Ensuite, il est clair que la gestion des déchets reste une problématique à résoudre dans plusieurs îles éloignées", admet-elle, bien consciente que le Code général des collectivités territoriales (CGCT) laisse aux communes polynésiennes jusqu'au 31 décembre 2024 pour organiser la collecte et le traitement de tous leurs déchets. Et le chantier est encore vaste. En dehors des îles du Vent, de Bora Bora et de Nuku Hiva, où le problème est réglé, et compte tenu des collectes sélectives initiées à Maupiti, Tahaa et Raiatea, tout ou presque reste à faire pour la trentaine d'autres communes polynésiennes.

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Jeudi 16 Juillet 2020 à 13:40 | Lu 1218 fois





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