Tahiti, le 31 mars 2026 – Déjà condamné à deux reprises pour des violences conjugales, un homme de 23 ans a été jugé lundi en comparution immédiate pour avoir donné un coup de poing à sa compagne alors que cette dernière tenait leur bébé de 16 mois dans les bras. L'individu a écopé de 22 mois de prison ferme assortis du maintien en détention.
Il avait opposé son silence durant sa garde à vue mais il a finalement choisi de s'expliquer face à la justice. Un homme de 23 ans a été jugé lundi en comparution immédiate pour répondre de violences commises sur sa jeune compagne alors que cette dernière venait d'accoucher.
Le 16 mars dernier à Papeete, le prévenu lui avait donné un coup de poing alors qu’elle portait leur bébé âgé de seulement 16 jours sans ses bras. Entendue, la fille aînée de la victime, une fillette de sept ans, avait expliqué que son beau-père frappait souvent sa mère, qu'elle était “obsédée” par ce dernier et qu'elle tentait de dissimuler les traces des coups.
Interrogé lors de sa comparution lundi, le prévenu a reconnu les faits en expliquant qu'il n'avait “rien à nier”. “Je me suis énervé car bébé se reposait et qu'elle voulait le bercer”, a-t-il expliqué en indiquant qu'il avait passé les “18 premières heures” de la vie de son bébé seul avec lui et que ce dernier s'était mis à pleurer lorsqu'il avait été pris en charge par sa mère. La victime a, quant à elle, expliqué qu'elle avait passé le concours de surveillant pénitentiaire avec succès et qu'elle allait donc quitter la Polynésie pendant neuf mois sans son enfant. Ce à quoi le président du tribunal lui a fait observer qu'elle allait s'“empêcher” d'avoir des “relations proches” avec ce bébé à une période “importante” pour lui.
Les “premiers moments de la vie”
Lors de ses réquisitions, le procureur de la République est, lui aussi, revenu sur le destin de ce jeune enfant en s'adressant au prévenu : “Il vient de naître et la seule vision que vous lui apportez, c'est de balancer des coups de poing au visage de sa mère.” “Dès les premiers moments de la vie, les bébés ressentent tout”, a-t-il poursuivi avant de requérir deux ans de prison ferme ainsi que la révocation d'une peine antérieure de quatre mois de prison avec sursis.
Alors que l'avocate du jeune homme, Me Vivianne Genot, avait insisté sur le fait que ce dernier ne fumait ni ne buvait d'alcool, le tribunal a finalement condamné le prévenu à 18 mois de prison ferme et à la révocation de la peine antérieure de quatre mois, soit 22 mois de prison ferme assortis d’un maintien en détention.





























