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Avenir institutionnel de la Calédonie: réunion tripartite à Paris en octobre


Theo Rouby / AFP
Theo Rouby / AFP
Nouméa, France | AFP | jeudi 15/09/2022 - Une réunion des trois partenaires - Etat, loyalistes et indépendantistes - aura bien lieu en octobre à Paris sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, a annoncé jeudi le ministre délégué aux Outre-mers.

L'ensemble des partenaires ont accepté "de se rendre ensemble à Paris" pour ce "comité des partenaires", a détaillé Jean-François Carenco à l’issue d'une première visite officielle de quatre jours dans ce territoire du pacifique.

Sollicités, les indépendantistes n'avaient pas confirmé ce point dans l'immédiat.

Le dialogue était rompu depuis le référendum contesté de décembre dernier. Jusqu’ici les indépendantistes avaient assuré qu'ils ne se rendraient pas en métropole et qu'ils ne parleraient désormais plus qu'"avec l'Etat".

La réunion sera précédée de bilatérales entre indépendantistes et Etat "sur les questions de compétences, à leur demande", selon le ministre délégué.

"S'ils le souhaitent, les non-indépendantistes pourront eux aussi rencontrer des représentants de l'Etat en tête-à-tête, mais il y aura ensuite une tripartite", a précisé M. Carenco, dont la mission était "de renouer les fils du dialogue".

Ce "comité des partenaires" remplacera le comité des signataires, instance de suivi de l'accord de Nouméa, signé en 1998, en sommeil depuis trois ans.

Avec ce rendez-vous parisien, l'Etat espère la reprise de discussions sur l'avenir du territoire. L'accord de Nouméa prévoit en effet qu'en cas de trois "non" successifs à l'indépendance, "les partenaires se réunissent pour étudier la situation ainsi créée".

Les trois référendums d'autodétermination de 2018, 2020 et 2021 ont à chaque fois donné la victoire au "non". Mais la dernière consultation, organisée en décembre, a été boycottée par les indépendantistes, qui en avaient demandé le report en raison de la pandémie de Covid.

Le FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste), qui a qualifié ce scrutin de "référendum bidon", a depuis durci ses positions en considérant tout calendrier caduc et en refusant de discuter sur une autre base que l'indépendance pure et simple de l'archipel.

Pendant sa visite, Jean-François Carenco a par ailleurs annoncé le report du référendum de projet, destiné à valider un nouveau cadre juridique du territoire, annoncé pour juin 2023 par son prédécesseur, Sébastien Lecornu.

Cette consultation était compromise par le retard pris par les négociations entre les trois partenaires.

le Jeudi 15 Septembre 2022 à 06:07 | Lu 421 fois