Tahiti, le 9 février 2026 - Comme l’estime Aaron Sala, le président du jury de la 23e édition du Festival international du film documentaire Océanien (Fifo), venu d'Hawaii pour l'événement, les pays du Pacifique doivent rester liés pour avoir plus de poids au niveau international.
Vous êtes président du jury du Festival international du film documentaire océanien (Fifo). Vous avez également été directeur général du 13ᵉ Festival des arts et des cultures du Pacifique. Que ressentez-vous face à cet honneur ?
En tant qu’ancien président-directeur général de l’Office du tourisme et des congrès de Hawaii, et amoureux de votre pays, qu’aimeriez-vous dire à son sujet ?
Vous avez une réelle volonté de mettre en valeur les artistes autochtones, notamment en tant que fondateur de Gravitas Pasifika, une organisation dédiée au renforcement de la résilience et de l’autonomie autochtone. Souhaitez-vous aujourd’hui défendre d’autres causes ?
D’où vous vient cette envie de défendre des idées à travers des événements culturels ?
Quel est, selon vous, l’impact du reste du monde sur le Pacifique, et quelle est votre vision pour l’avenir ?
Vous êtes président du jury du Festival international du film documentaire océanien (Fifo). Vous avez également été directeur général du 13ᵉ Festival des arts et des cultures du Pacifique. Que ressentez-vous face à cet honneur ?
“Tout l’honneur est pour moi. Je remercie les médias et l’équipe de m’avoir fait confiance et de m’avoir tendu la main. Je suis honoré de pouvoir faire partie du jury et d’en être le président. Je pense aussi que nous avons la responsabilité de mettre en valeur les histoires des peuples du Pacifique et de véhiculer leurs engagements au monde entier.”
En tant qu’ancien président-directeur général de l’Office du tourisme et des congrès de Hawaii, et amoureux de votre pays, qu’aimeriez-vous dire à son sujet ?
“Je suis rentré en chantant une chanson traditionnelle hawaiienne. C’est la voie de la réussite pour celui qui souhaite donner à l’univers. C’était une manière de remercier pour l’invitation. Je suis Samoan et j’avais aussi besoin de montrer la culture samoane, car c’est une tradition très importante dans notre culture.”
Vous avez une réelle volonté de mettre en valeur les artistes autochtones, notamment en tant que fondateur de Gravitas Pasifika, une organisation dédiée au renforcement de la résilience et de l’autonomie autochtone. Souhaitez-vous aujourd’hui défendre d’autres causes ?
“Je pense que les histoires du Pacifique peuvent contribuer à sauver le monde. À une époque où le monde devient de plus en plus replié sur lui-même, notre responsabilité est de continuer à partager les histoires de nos océans avec le reste du monde. C’est quelque chose d’immense, mais aussi de très sérieux et de lourd à porter. Participer à un festival comme celui-ci permet de voir qui fait quoi dans le monde, mais aussi quels types d’histoires sont racontées. Ces récits sont pour nous l’occasion de nous rappeler que nous vivons dans un océan de diversité. Lorsque l’on observe les grandes puissances mondiales comme la Chine, les États-Unis ou la Russie et leurs mouvements, il est important que les peuples du Pacifique restent liés et engagés les uns envers les autres, conscients à la fois des victoires et des traumatismes, des luttes et des célébrations que nous partageons en tant que peuple du Pacifique.”
D’où vous vient cette envie de défendre des idées à travers des événements culturels ?
“Mon père est pilote de ligne et ma mère travaille dans l’industrie du tourisme. C’est durant mes études supérieures que j’ai commencé à m’intéresser au monde géopolitique. J’ai remarqué que lors d’événements comme le Fifo, il existe différentes manières de montrer à la fois les difficultés et les réussites du Pacifique.”
Quel est, selon vous, l’impact du reste du monde sur le Pacifique, et quelle est votre vision pour l’avenir ?
“C’est notre capacité à reconnaître les différences entre les peuples du Pacifique et à les accepter. Nous vivons tous ensemble, avec des navires qui naviguent d’est en ouest, du nord au sud. Au niveau international, le Pacifique est un élément essentiel. Nous dépendons en partie des autres, tout en restant conscients de notre humanité commune. Nous sommes 17 millions à vivre et travailler dans le Pacifique et, ensemble, nous pouvons porter un message à l’international.





























