Crédit R.Satish BABU / AFP
New Delhi, Inde | AFP | mardi 03/02/2026 - Air India a commencé à vérifier les interrupteurs d'alimentation en kérosène de ses 33 Boeing 787 après l'immobilisation, lundi, d'un appareil en raison d'un possible défaut au niveau d'un commutateur, selon une note interne de la compagnie aérienne consultée par l'AFP.
Un problème similaire avait été identifié à la suite du crash mortel en juin dernier d'un Boeing 787 Dreamliner d'Air India à destination de Londres.
Il s'était écrasé peu après son décollage de l'aéroport d'Ahmedabad (ouest de l'Inde), tuant 241 des 242 personnes à bord et 19 au sol.
Lundi, Air India a immobilisé un Boeing 787-8 après qu'un de ses pilotes a fait part d'un possible défaut sur l'interrupteur d'alimentation en carburant.
A la suite de ce signalement, le service ingénierie "a transmis le dossier à Boeing afin qu'il soit examiné en priorité", a précisé la note.
Le régulateur de l'aviation en Inde a déclaré qu'une mauvaise manipulation du sélecteur de carburant avait provoqué l'incident survenu lors du vol de lundi, et non une défaillance mécanique.
La Direction générale de l'aviation civile a indiqué qu’à deux reprises, l'interrupteur de contrôle du carburant, qui régule l'alimentation en kérosène des moteurs de l'avion, ne "restait pas fermement verrouillé en position marche lorsqu'une légère pression verticale était exercée". Il s'est stabilisé à la troisième reprise et le vol s'est "déroulé sans incident", a précisé le régulateur dans un communiqué.
Il a été conseillé à la compagnie aérienne de renforcer la formation des équipages sur les procédures recommandées par Boeing.
Dans un email adressé à l'AFP, le groupe aéronautique américain dit être "en contact avec Air India et apporter son soutien à l'inspection".
La compagnie aérienne, propriété du conglomérat indien Tata, a décidé une ré-inspection des interrupteurs à titre de précaution.
Une source proche d'Air India a indiqué à l’AFP que les inspections menées jusqu'à présent sur plusieurs appareils n'avaient montré aucune anomalie.
Dans un compte-rendu publié en juillet sur le crash mortel du Boeing 787 Dreamliner, le Bureau indien d'enquête sur les accidents aériens (AAIB) avait révélé que les interrupteurs d'alimentation en carburant des deux réacteurs ont été presque simultanément placés en position "arrêt" juste après le décollage.
Ce document ne mentionnait pas si la coupure des interrupteurs avait pu être causée par une manœuvre des pilotes ou par une quelconque défaillance.
Mais l'AAIB a toutefois révélé, sur la foi de la transcription de l'enregistreur des conversations dans le cockpit, que l'un des pilotes avait demandé à l'autre "pourquoi il avait coupé l'alimentation en carburant" et que ce dernier avait répondu "qu'il ne l'avait pas fait".
Deux associations de pilotes de ligne indiens ont rejeté ces conclusions qui, selon elles, suggèrent la possibilité d'une erreur humaine.
Les autorités indiennes n'ont pas encore publié de rapport final sur le crash.
Un problème similaire avait été identifié à la suite du crash mortel en juin dernier d'un Boeing 787 Dreamliner d'Air India à destination de Londres.
Il s'était écrasé peu après son décollage de l'aéroport d'Ahmedabad (ouest de l'Inde), tuant 241 des 242 personnes à bord et 19 au sol.
Lundi, Air India a immobilisé un Boeing 787-8 après qu'un de ses pilotes a fait part d'un possible défaut sur l'interrupteur d'alimentation en carburant.
A la suite de ce signalement, le service ingénierie "a transmis le dossier à Boeing afin qu'il soit examiné en priorité", a précisé la note.
Le régulateur de l'aviation en Inde a déclaré qu'une mauvaise manipulation du sélecteur de carburant avait provoqué l'incident survenu lors du vol de lundi, et non une défaillance mécanique.
La Direction générale de l'aviation civile a indiqué qu’à deux reprises, l'interrupteur de contrôle du carburant, qui régule l'alimentation en kérosène des moteurs de l'avion, ne "restait pas fermement verrouillé en position marche lorsqu'une légère pression verticale était exercée". Il s'est stabilisé à la troisième reprise et le vol s'est "déroulé sans incident", a précisé le régulateur dans un communiqué.
Il a été conseillé à la compagnie aérienne de renforcer la formation des équipages sur les procédures recommandées par Boeing.
Dans un email adressé à l'AFP, le groupe aéronautique américain dit être "en contact avec Air India et apporter son soutien à l'inspection".
La compagnie aérienne, propriété du conglomérat indien Tata, a décidé une ré-inspection des interrupteurs à titre de précaution.
Une source proche d'Air India a indiqué à l’AFP que les inspections menées jusqu'à présent sur plusieurs appareils n'avaient montré aucune anomalie.
Dans un compte-rendu publié en juillet sur le crash mortel du Boeing 787 Dreamliner, le Bureau indien d'enquête sur les accidents aériens (AAIB) avait révélé que les interrupteurs d'alimentation en carburant des deux réacteurs ont été presque simultanément placés en position "arrêt" juste après le décollage.
Ce document ne mentionnait pas si la coupure des interrupteurs avait pu être causée par une manœuvre des pilotes ou par une quelconque défaillance.
Mais l'AAIB a toutefois révélé, sur la foi de la transcription de l'enregistreur des conversations dans le cockpit, que l'un des pilotes avait demandé à l'autre "pourquoi il avait coupé l'alimentation en carburant" et que ce dernier avait répondu "qu'il ne l'avait pas fait".
Deux associations de pilotes de ligne indiens ont rejeté ces conclusions qui, selon elles, suggèrent la possibilité d'une erreur humaine.
Les autorités indiennes n'ont pas encore publié de rapport final sur le crash.




























