Tahiti, le 12 mai 2025 - Un homme a été jugé en comparution immédiate ce lundi pour agression sexuelle commise en présence d’un mineur. Il a glissé sa main entre les jambes d’une docteure qui auscultait sa fille. Il a été condamné à 9 mois de prison dont 6 avec sursis probatoire.
Les faits ont lieu le 29 mars. Un homme s’est rendu chez une femme médecin sur la côte ouest de Tahiti avec sa fille de 5 ans, souffrante. Pendant l’auscultation, alors que la docteure était penchée sur sa fille installée sur la table, le père a mis sa main entre les jambes de la professionnelle de santé. En garde à vue, le prévenu a expliqué : “Elle ne doit pas faire ce genre de pause. Elle doit bien se tenir. Elle était à moitié à cheval. Il ne fallait pas se mettre comme ça. Elle faisait le grand écart. Normalement on doit bien se tenir devant le client.”
Des déclarations inquiétantes
Et la présidente de commenter : “Imaginer que la docteure ait fait des pauses pour vous inviter à toucher son entrejambe, c’est curieux…”, a-t-elle observé à l’adresse du prévenu. “Ce sont des déclarations inquiétantes tout de même car vous n’interprétez pas correctement un certain nombre de choses !”
À la barre, le prévenu a justifié : “Je n’avais l’intention de commencer. J’étais sous l’emprise du paka.” Avec le temps, il a dit avoir reconsidéré les faits : “Je m’excuse. Mais si je n’avais pas consommé de drogue, je n’aurais pas fait ça. Je n’avais pas à faire ça”, a-t-il reconnu à la barre alors qu’il est actuellement maintenu en détention provisoire.
Pour le procureur, “certes l’homme est un animal traversé par des pulsions sexuelles”, mais “pour faire société, chacun doit gérer ses pulsions”. Le comportement du prévenu, selon lui, est repréhensible, et “grave” car “il est attentatoire à l’intimité et à la psyché de la victime”. Il a requis 12 mois d’emprisonnement dont 6 mois de sursis probatoire pendant 2 ans avec maintien en détention, une obligation de soin, de travail.
“Il faut marquer le coup”
Dans sa plaidoirie, l’avocat du prévenu s’est appuyé sur l’une des citations de son client lorsqu’il a reconnu : “Je suis trop con d’avoir fait ça”. Pour le défenseur, “il a donc compris que ce qu’il avait fait était débile”. En effet, “c’est débile d’avoir pu penser que le médecin prenait une pause pour l’exciter ; il faut être con”. Mais, selon lui, “il faut parier sur l’avenir, la trajectoire est positive”. Le prévenu aurait réussi à arrêter la consommation d’alcool ; “il pourra cesser la consommation de stupéfiants s’il le veut”.
L’avocat a rappelé que le prévenu s’occupait beaucoup de sa fille et qu’il avait une promesse d’embauche en CDI dans l’entreprise qui l’emploie actuellement en contrat à durée déterminée. “Je comprends les réquisitions, mais il faut marquer le coup. La détention remettra en cause la stabilité familiale et professionnelle.” Elle ne ferait, pour l’avocat, que “précariser [son] client” et il “ne pense pas que cela apportera beaucoup à la société”. Il a plaidé pour un simple sursis probatoire. Après en avoir délibéré le tribunal a condamné le père de famille à 9 mois de prison dont 6 avec sursis probatoire et obligation de soin.
Les faits ont lieu le 29 mars. Un homme s’est rendu chez une femme médecin sur la côte ouest de Tahiti avec sa fille de 5 ans, souffrante. Pendant l’auscultation, alors que la docteure était penchée sur sa fille installée sur la table, le père a mis sa main entre les jambes de la professionnelle de santé. En garde à vue, le prévenu a expliqué : “Elle ne doit pas faire ce genre de pause. Elle doit bien se tenir. Elle était à moitié à cheval. Il ne fallait pas se mettre comme ça. Elle faisait le grand écart. Normalement on doit bien se tenir devant le client.”
Des déclarations inquiétantes
Et la présidente de commenter : “Imaginer que la docteure ait fait des pauses pour vous inviter à toucher son entrejambe, c’est curieux…”, a-t-elle observé à l’adresse du prévenu. “Ce sont des déclarations inquiétantes tout de même car vous n’interprétez pas correctement un certain nombre de choses !”
À la barre, le prévenu a justifié : “Je n’avais l’intention de commencer. J’étais sous l’emprise du paka.” Avec le temps, il a dit avoir reconsidéré les faits : “Je m’excuse. Mais si je n’avais pas consommé de drogue, je n’aurais pas fait ça. Je n’avais pas à faire ça”, a-t-il reconnu à la barre alors qu’il est actuellement maintenu en détention provisoire.
Pour le procureur, “certes l’homme est un animal traversé par des pulsions sexuelles”, mais “pour faire société, chacun doit gérer ses pulsions”. Le comportement du prévenu, selon lui, est repréhensible, et “grave” car “il est attentatoire à l’intimité et à la psyché de la victime”. Il a requis 12 mois d’emprisonnement dont 6 mois de sursis probatoire pendant 2 ans avec maintien en détention, une obligation de soin, de travail.
“Il faut marquer le coup”
Dans sa plaidoirie, l’avocat du prévenu s’est appuyé sur l’une des citations de son client lorsqu’il a reconnu : “Je suis trop con d’avoir fait ça”. Pour le défenseur, “il a donc compris que ce qu’il avait fait était débile”. En effet, “c’est débile d’avoir pu penser que le médecin prenait une pause pour l’exciter ; il faut être con”. Mais, selon lui, “il faut parier sur l’avenir, la trajectoire est positive”. Le prévenu aurait réussi à arrêter la consommation d’alcool ; “il pourra cesser la consommation de stupéfiants s’il le veut”.
L’avocat a rappelé que le prévenu s’occupait beaucoup de sa fille et qu’il avait une promesse d’embauche en CDI dans l’entreprise qui l’emploie actuellement en contrat à durée déterminée. “Je comprends les réquisitions, mais il faut marquer le coup. La détention remettra en cause la stabilité familiale et professionnelle.” Elle ne ferait, pour l’avocat, que “précariser [son] client” et il “ne pense pas que cela apportera beaucoup à la société”. Il a plaidé pour un simple sursis probatoire. Après en avoir délibéré le tribunal a condamné le père de famille à 9 mois de prison dont 6 avec sursis probatoire et obligation de soin.





























