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Affaire JPK : L’ex-GIP Vetea Guilloux en appel 16 ans après sa condamnation



Tahiti, le 7 décembre 2020 - Plus de 16 ans après sa condamnation par le tribunal correctionnel de Papeete pour dénonciation mensongère et calomnieuse dans le cadre de l’affaire portant sur la disparition du journaliste Jean-Pascal Couraud, l’ancien membre du GIP, Vetea Guilloux, n'a toujours pas été jugé en appel en raison de la poursuite de l'instruction. Il est convoqué le 5 février prochain devant la cour d'appel de Paris.

Seize ans après sa condamnation en première instance, l’ex-membre du Groupement d’Intervention de la Polynésie (GIP), Vetea Guilloux, doit comparaître devant la cour d’appel de Paris le 5 février prochain, toujours pour "dénonciation mensongère et calomnieuse" dans le cadre de l’affaire portant sur la disparition inexpliquée de l’ancien journaliste Jean-Pascal Couraud, dit "JPK", dans la soirée du 15 décembre 1997.

A l'époque où l'ex-journaliste, alors conseiller de Boris Léontieff à la mairie de Arue, s’était volatilisé de son domicile, les enquêteurs avaient privilégié la thèse du suicide en s’appuyant sur les antécédents médicaux de JPK. Mais en octobre 2004, un membre du GIP, Vetea Guilloux, avait affirmé avoir été témoin de l'enlèvement de JPK, fin 1997. Un soir de beuverie, peu de temps après, dans le hangar de la flottille administrative à Motu Uta, deux de ses collègues, Tino Mara et Tutu Manate, lui auraient même avoué, selon ses déclarations avoir "liquidé" le journaliste au large de Tahiti, après avoir tenté de l’intimider au point de le noyer. Toujours selon ses dires, le corps aurait ensuite été abandonné lesté de quatre parpaings, sur ordre téléphonique de Rere Puputauki, le patron des GIP.


Enlèvement et séquestration

Poursuivi par ceux qu’il mettait en cause, Vetea Guilloux avait été condamné pour dénonciations calomnieuse et mensongère le 14 octobre 2004 par le tribunal correctionnel de Papeete à un an de prison, dont six mois de sursis, assortis d'un mandat de dépôt. Il avait fait appel et la cour d'appel de Papeete, se basant sur ses déclarations et les éléments du dossier, avait ordonné le 18 novembre 2004 un supplétif d’informations. La cour avait finalement confirmé le jugement de première instance, mais sa décision avait été cassée en 2006 par la Cour de cassation. Revenu devant la cour d'appel de Paris, le dossier avait bénéficié d'un sursis à statuer et sera donc de nouveau présenté le 5 février prochain toujours devant la juridiction parisienne. 

Notons que c’est dans le cadre de l'information judiciaire ouverte suite aux déclarations de Vetea Guilloux que le juge d’instruction en charge de l’affaire avait procédé, en juin et juillet 2013, à la mise en examen pour "enlèvement et séquestration en bande organisée" des deux anciens agents du GIP, Tino Mara et Tutu Manate, et de leur chef de service de l'époque, Léonard, dit Rere, Puputauki, qui sont donc encore aujourd’hui mis en examen dans le cadre de l'information ouverte pour éclairer ce volet "politique" de l'enquête sur la disparition du journaliste d'investigation. Pour l'avocat de Tino Mara et de Tutu Manate, Me François Quinquis, cette prochaine convocation de Vetea Guilloux fait écho aux récentes nouvelles mises en examen de ce dossier : "Compte-tenu de l'évolution de cette information pénale que vous connaissez et de la mise hors de cause programmable et programmée de mes clients, la cour d'appel de Paris a décidé de réaudiencer l'affaire."
 

Thèse personnelle

En effet, en parallèle de ce volet politique, le juge d’instruction en charge de l’affaire, Frédéric Vue, a procédé le 29 septembre 2019 à la mise en examen pour meurtre de l’ex-femme de Jean-Pascal Couraud, Miri Tatarata, et de son ancien amant et ami du journaliste, Francis Stein. La chambre de l’instruction a rejeté, le 29 septembre dernier, les recours en nullités de mises en examen qui avaient été déposés par leurs avocats. Depuis, des pourvois en cassation ont été déposés. Mardi prochain, cela fera 23 ans que l'ancien journaliste a disparu.
 

Rédigé par Garance Colbert le Mardi 8 Décembre 2020 à 16:47 | Lu 7374 fois





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