Tahiti, le 9 mars 2026 - L’entreprise Time to Fly Pacifique agissant pour le compte du groupement des sociétés Time to Fly, Geovrd, Tahiti Technodrone et Island-Based Solutions, n’a pas été retenue dans l’appel d’offres public lancé pour le marché de modernisation et de sécurisation des 43 aérodromes de Polynésie française. Elle conteste cette décision devant le tribunal administratif.
Ce marché doit donner lieu à un contrat de quatre ans, réparti en sept lots correspondant aux différents archipels. Concrètement, le groupement candidat demande l’annulation de la procédure au stade de l’analyse des offres et que celle-ci soit reprise en incluant sa candidature.
Au cœur du litige figure le mémoire technique, un document obligatoire dans les appels d’offres publics. Sa fonction est de détailler la manière dont le candidat prévoit de réaliser le marché, les méthodes utilisées ainsi que les moyens techniques et humains mobilisés.
Dans cet appel d’offres, le règlement de consultation imposait un nombre maximum de pages pour ce mémoire. Or, le groupement d’entreprises aurait dépassé cette limite d’environ 20 %. “Huit pages en trop”, a décrit le président du tribunal administratif de la Polynésie française lors de l’audience en référé ce lundi 9 mars.
Le groupement conteste que son offre ait été écartée uniquement parce que son mémoire technique était trop long. Son avocate maître Le Calvic soutien que cette règle n’était ni valable ni utile, car le règlement ne précisait pas certains éléments essentiels de mise en page, notamment la taille de la police, la police d’écriture, les interlignes et les marges. “Une limite de pages seule ne garantit pas l’égalité entre les candidats. Un candidat pourrait par exemple utiliser une police très petite, réduire les marges ou resserrer l’interligne pour faire tenir davantage d’informations dans le même nombre de pages, tandis qu’un autre proposerait un document plus lisible mais légèrement plus long”, a défendu maître Le Calvic.
200 000 francs de frais de justice
Le groupement demande également que la Polynésie française rembourse 200 000 francs de frais de justice, estimant que c’est l’administration qui a provoqué le litige en rejetant son offre de manière irrégulière.
De son côté, la Polynésie française conteste cette analyse. Elle affirme que la limitation du nombre de pages visait à fixer un cadre clair pour l’ensemble des candidats et estime que le groupement a tenté de tirer un avantage par rapport aux concurrents en dépassant la limite fixée. Quatre entreprises étaient positionnées sur cet appel d’offres.
Pour l’instant, le juge n’a pas encore tranché sur le fond. Il a simplement décidé de suspendre la signature du marché jusqu’au 16 mars 2026. Si le président du tribunal administratif de la Polynésie française décide d’annuler la procédure, l’analyse des offres devra être reprise, y compris celle du groupement Time to Fly Pacifique.
La décision doit être rendue ce mardi 10 mars 2026.
Ce marché doit donner lieu à un contrat de quatre ans, réparti en sept lots correspondant aux différents archipels. Concrètement, le groupement candidat demande l’annulation de la procédure au stade de l’analyse des offres et que celle-ci soit reprise en incluant sa candidature.
Au cœur du litige figure le mémoire technique, un document obligatoire dans les appels d’offres publics. Sa fonction est de détailler la manière dont le candidat prévoit de réaliser le marché, les méthodes utilisées ainsi que les moyens techniques et humains mobilisés.
Dans cet appel d’offres, le règlement de consultation imposait un nombre maximum de pages pour ce mémoire. Or, le groupement d’entreprises aurait dépassé cette limite d’environ 20 %. “Huit pages en trop”, a décrit le président du tribunal administratif de la Polynésie française lors de l’audience en référé ce lundi 9 mars.
Le groupement conteste que son offre ait été écartée uniquement parce que son mémoire technique était trop long. Son avocate maître Le Calvic soutien que cette règle n’était ni valable ni utile, car le règlement ne précisait pas certains éléments essentiels de mise en page, notamment la taille de la police, la police d’écriture, les interlignes et les marges. “Une limite de pages seule ne garantit pas l’égalité entre les candidats. Un candidat pourrait par exemple utiliser une police très petite, réduire les marges ou resserrer l’interligne pour faire tenir davantage d’informations dans le même nombre de pages, tandis qu’un autre proposerait un document plus lisible mais légèrement plus long”, a défendu maître Le Calvic.
200 000 francs de frais de justice
Le groupement demande également que la Polynésie française rembourse 200 000 francs de frais de justice, estimant que c’est l’administration qui a provoqué le litige en rejetant son offre de manière irrégulière.
De son côté, la Polynésie française conteste cette analyse. Elle affirme que la limitation du nombre de pages visait à fixer un cadre clair pour l’ensemble des candidats et estime que le groupement a tenté de tirer un avantage par rapport aux concurrents en dépassant la limite fixée. Quatre entreprises étaient positionnées sur cet appel d’offres.
Pour l’instant, le juge n’a pas encore tranché sur le fond. Il a simplement décidé de suspendre la signature du marché jusqu’au 16 mars 2026. Si le président du tribunal administratif de la Polynésie française décide d’annuler la procédure, l’analyse des offres devra être reprise, y compris celle du groupement Time to Fly Pacifique.
La décision doit être rendue ce mardi 10 mars 2026.





























