Tahiti, le 2 septembre 2025 - Un homme de 39 ans a été jugé mardi par le tribunal correctionnel pour avoir prostitué sa jeune compagne entre janvier 2014 et mai 2019 à Moorea. L'individu, qui avait déjà fait trois ans de détention provisoire dans le cadre de cette affaire, a été condamné à cinq ans de prison dont six mois avec sursis sans mandat de dépôt.
L'affaire, initialement ouverte pour des faits criminels de viol en réunion, a finalement terminé devant le tribunal correctionnel. Un homme de 39 ans a en effet été jugé mardi pour répondre de violences commises sur son ex-compagne et pour avoir prostitué cette dernière qu'il avait rencontrée alors qu'elle était encore lycéenne.
Les faits de cette sordide affaire avaient été mis au jour en septembre 2017 lorsque le délégué du procureur, qui recevait le couple dans le cadre d'une composition pénale, avait émis un signalement suite aux accusations portées par la victime. Entendue, cette dernière avait expliqué que son compagnon la prostituait régulièrement pour 3 000 ou 5 000 francs mais aussi contre de l'ice, de l'alcool ou du paka.
En septembre 2019, cinq individus – le prévenu et quatre hommes ayant eu des relations sexuelles tarifées avec la jeune femme – avaient été mis en examen pour “viol en réunion”. Au terme de l'instruction, le magistrat instructeur avait finalement décidé de renvoyer en correctionnelle uniquement le compagnon de la jeune femme qui a donc comparu mardi matin sous contrôle judiciaire après avoir effectué trois ans de détention provisoire dans le cadre de ce dossier.
“Calvaire”
Interrogé sur les accusations de proxénétisme, le trentenaire a expliqué à la barre qu'il avait bien prostitué la victime mais que cette dernière était “partante”. Alors que le président du tribunal rappelait que le médecin ayant examiné la jeune femme avait relevé qu'elle était “couverte de bleus avec une oreille déchirée”, le prévenu a invoqué une époque durant laquelle il consommait des médicaments, des drogues et de l'alcool.
En l'absence de la victime, son avocate, Me Béatrice Eyrignoux, a ensuite pris la parole pour évoquer un dossier “horrible” en assurant qu'elle était “très surprise” que le prévenu n'ait pas terminé devant une cour d'assises. Avant de requérir sept ans de prison ferme à l'encontre du trentenaire – la peine maximale – le procureur de la République a quant à lui abordé “l'emprise” exercée par le prévenu sur sa jeune compagne qui aura vécu un “calvaire”.
Sans surprise, l'avocate du prévenu, Me Sarah Da Silveira, a tenu à rappeler lors de sa plaidoirie que plusieurs personnes avaient été mises en examen dans cette affaire alors que son client était le seul à comparaître mardi. Concédant le caractère “sale et malsain” des faits, elle a cependant rappelé que ces derniers étaient anciens et que le prévenu avait déjà fait trois années de détention provisoire. Après en avoir délibéré, le tribunal a finalement condamné le trentenaire à cinq ans de prison dont six mois avec sursis sans mandat de dépôt.
L'affaire, initialement ouverte pour des faits criminels de viol en réunion, a finalement terminé devant le tribunal correctionnel. Un homme de 39 ans a en effet été jugé mardi pour répondre de violences commises sur son ex-compagne et pour avoir prostitué cette dernière qu'il avait rencontrée alors qu'elle était encore lycéenne.
Les faits de cette sordide affaire avaient été mis au jour en septembre 2017 lorsque le délégué du procureur, qui recevait le couple dans le cadre d'une composition pénale, avait émis un signalement suite aux accusations portées par la victime. Entendue, cette dernière avait expliqué que son compagnon la prostituait régulièrement pour 3 000 ou 5 000 francs mais aussi contre de l'ice, de l'alcool ou du paka.
En septembre 2019, cinq individus – le prévenu et quatre hommes ayant eu des relations sexuelles tarifées avec la jeune femme – avaient été mis en examen pour “viol en réunion”. Au terme de l'instruction, le magistrat instructeur avait finalement décidé de renvoyer en correctionnelle uniquement le compagnon de la jeune femme qui a donc comparu mardi matin sous contrôle judiciaire après avoir effectué trois ans de détention provisoire dans le cadre de ce dossier.
“Calvaire”
Interrogé sur les accusations de proxénétisme, le trentenaire a expliqué à la barre qu'il avait bien prostitué la victime mais que cette dernière était “partante”. Alors que le président du tribunal rappelait que le médecin ayant examiné la jeune femme avait relevé qu'elle était “couverte de bleus avec une oreille déchirée”, le prévenu a invoqué une époque durant laquelle il consommait des médicaments, des drogues et de l'alcool.
En l'absence de la victime, son avocate, Me Béatrice Eyrignoux, a ensuite pris la parole pour évoquer un dossier “horrible” en assurant qu'elle était “très surprise” que le prévenu n'ait pas terminé devant une cour d'assises. Avant de requérir sept ans de prison ferme à l'encontre du trentenaire – la peine maximale – le procureur de la République a quant à lui abordé “l'emprise” exercée par le prévenu sur sa jeune compagne qui aura vécu un “calvaire”.
Sans surprise, l'avocate du prévenu, Me Sarah Da Silveira, a tenu à rappeler lors de sa plaidoirie que plusieurs personnes avaient été mises en examen dans cette affaire alors que son client était le seul à comparaître mardi. Concédant le caractère “sale et malsain” des faits, elle a cependant rappelé que ces derniers étaient anciens et que le prévenu avait déjà fait trois années de détention provisoire. Après en avoir délibéré, le tribunal a finalement condamné le trentenaire à cinq ans de prison dont six mois avec sursis sans mandat de dépôt.

























